‹ Monographie de l'église Notre-Dame de NoyonChapitre 104 sur 129 · ARMOIRE ET BAHUTS DANS LA SALLE DU TRÉSOR · texte numérisé non relu

ARMOIRE ET BAHUTS DANS LA SALLE DU TRÉSOR

Voilà tout ce qui reste de l’ancien mobilier de la cathédrale. Nous n’avons à signaler dans ces bahuts que leurs ferrures: elles sont d’un bon dessin et bien ajustées. Il existe une grande analogie entre elles et les ferrures de la porte de l'escalier du trésor, qui figurent sur cette même planche. Celles-ci paraissent remonter à l’époque de la construction générale de l’église actuelle, c’est-à-dire à la dernière moitié du xii* siècle. La forme arrondie et recourbée des enroulements, les pommes de pin en guise de palmettes, sont les caractères ordinaires des ferrures de l’époque romane et de l’époque de transition. Toutefois, comme tous les arts secondaires, tels que l’orfévrerie, la serrurerie, la ferronnerie, sont toujours un peu moins précoces au moyen âge que l’architecture et la scuplture proprement dites, il n’y aurait rien d étonnant que ces ferrures des portes du trésor, et surtout celles des deux bahuts, fussent du un* siècle.

Quant à l’armoire, elle est d’un grand prix, tant à cause de l’originalité de sa forme et de ses ornements, que pour les restes de peinture qui la décorent. La petite corniche crénelée qui la couronne est d'un goût charmant.

A en juger par l’espèce de frise placée sous les petits créneaux , cette armoire doit être du même temps que les portes de la sacristie. Nous trouvons sur ces portes ces mêmes bâtons rompus et contrariés formant des triangles dans lesquels se

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