DEUXIÈME PARTIE. — PLANCHE VI
droite et de gauche, à ogive. Ne semble-t-il pas que ce soit là, en quelque sorte, le résumé de toute l’église ? En plaçant ainsi en évidence et dans la partie la plus solennelle du monument, ce plein cintre entre deux ogives, l’architecte n’a-t-il pas voulu nous avertir que c’était volontairement et systématiquement qu’il avait admis dans toutes les parties de sa construction le mélange des formes semi-circulaires et des formes aiguës? Si ces trois petites arcades se trouvaient dans une autre travée, égarées comme par hasard au milieu de toutes les autres arcades trilobées, elles pourraient ne provenir que d’un caprice insignifiant; mais, quand nous les voyons dans le point central, au-dessus du sanctuaire, à une place qui semble si bien avoir été choisie avec intention, comment ne pas supposer quelles expriment une idée?
Sans insister plus longtemps sur cette conjecture, nous devons faire encore remarquer dans cette coupe un détail qui n’est pas sans intérêt, c'est à savoir le passage qui établit une séparation entre les fenêtres supérieures de la nef et les arcades à jour qui décorent la muraille extérieurement. Nous avons déjà parlé de cet effet si heureux et si pittoresque, mais on en juge mieux en voyant cette planche. 11 existe également, comme on voit, un passage derrière l’arcature de la nef : tous ces moyens de communication si réguliers, si complets, si bien ordonnés, sont une preuve de plus de l’habileté avec laquelle le plan de l’église a été conçu, et de l’esprit de suite qui a sans cesse présidé aux travaux.