‹ Monographie de l'église Notre-Dame de Noyon [Texto impreso]Chapitre 119 sur 126 · DES .ÉVÊQUES DE NOYON · texte numérisé non relu

DES .ÉVÊQUES DE NOYON

Nous ne pensons pas qu’on puisse attacher grande importance à connaître les noms des évêques de VeFmand. Ces prédécesseurs de saint Médard appartiennent à une époque fort ténébreuse, où la critique historique pénètre difficilement. Voici cependant les noms de ces évêques; ou en compte quatorze \ savoir :

Hilaire I".

Domitibn. ,

Martin.

Rlmudic ou Remy.

Gbpmain.

« Merccsinus ou Mereo.

Maxim».

Promotls.

Possonics.

SoKFRONICS-

OEternls ou Æterkis.

Alomer.

Hilaire II.

Medardus (saint Mroard)

Saint Médard est à la lois le dernier évêque de Vermand et

le premier évêque de Noyon et de Tournay. C’est en 53 1 qu’il paraît avoir transporté son siège de Vermand à Noyon; quel-

1 Gallia rhrutiann, I. IX. p. 959.

ques années plus tard, il fut élu évêque de Tournay, et, dans l’ardeur de son zèle, il accepta ce double fardeau. Saint Médard joue un grand rôle dans l’histoire du christianisme au vi* siècle. Il passa sa vie à défendre son troupeau contre les barbares, et à semer la parole de l’Évangiledans les provinces qui s’étendaient entre ses deux sièges épiscopaux. Ses vertus et ses miracles ont été chantés par Fortunat dans un de ses poèmes commençant par ces vers :

InJter christicolas «juos aclio vexit ad astra

Pars tibi pro meritis magna, Medarde, palet, etc.

(Forlunati Carininum lib. sec. xvii.)

C’est à Noyon, dans les bras de saint Médard, que la reine Kadegonde, fuyant la demeure de Clotaire 1 er , son époux, vint chercher un refuge. Ce fut de ses mains qu’elle reçut le voile; puis, devenue abbesse du monastère de Sainte-Croix fondé par elle dans la ville de Poitiers, elle mérita d’être, après sa mort, comptée parmi les saintes, bien que, de son vivant, la calomnie ne l’eût point épargnée et eût malignement interprété l’hospitalité généreuse qu elle accordait au poète For- ’ tunat.

Saint Médard, né à Salency, village près Noyon, est le fondateur d’une touchante institution qui a le mérite d’avoir sul>sisté pendant quatorze cents ans, la rosière de Salency. Grâce aux opéras-comiques et aux faiseurs de petits vers, tout le monde sait ce que c’est que la rosière de Salency; mais bien peu de gens se doutent que cette antique coutume remonte jusqu’à saint Médard. C'est à l’institution de la rosière que Fortunat fait allusion dans ces deux vers :

Te inter niundanos vepres gradiente, fatemur.

Calcatis spinis, promeruisse rosas.

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