‹ Monographie de l'église royale de Saint-Denis: tombeaux et figures historiquesChapitre 20 sur 102 · Essai historique sur la sculpture française · texte numérisé non relu

Essai historique sur la sculpture française

DE SAIITT-DEKIS. ^27

Gaîllon en 4505, ni sculpter en 1548 le tombeau de Louis XII, et que son arrivée en France n'a dû avoir lieu , au plus tôt , que vers 4 530, quand le Primatice fut appelé à Fontainebleau avec le Rosso.

La lettre de François P' au cardinal Duprat est un titre incontestable qui autorise Jean Juste à réclamer sans partage rhonneur d'avoir sculpté le tombeau de Louis Xll, c'est-àdire, d'avoir produit une des œuvres les plus originales et les plus élégantes de la renaissance. Ce fut évidemment lui qui eut la direction de tout le monument , architecture et sculpture; nous le voyons chargé d'exécuter le travail à Tours, dans la ville même où il avait son atelier, de faire transporter son œuvre à Saint-Denis , et même de présider à la construction du caveau creusé sous le tombeau. Ce n'est pas un sculpteur secondaire employé à quelques parties de statuaire ou à quelques détails d'ornementation , c'est un grand artiste à qui est confié le soin d'élever, suivant son talent, un monument national. Personne ne voudra plus croire qu'une portion du tombeau de Louis XII se soit faite à Tours , une autre à Paris, une troisième à Venise ; ces morceaux n'auraient pu se rajuster sans miracle.

Jean Juste avait un frère nommé Antoine , dontle nom figure au nombre des artistes qui travaillèrent pour le cardinal d'Amboise aux sculptures du château de Gaillon '. Antoine a certainement concouru à l'exécution du monument de Louis XII. On attribue avec toute vraisemblance aux deux frères le charmant tombeau des enfants de Charles VIII , aujourd'hui placé dans la cathédrale de Tours ; la fontaine dite de Boaune , en marbre blanc , à Tours; deux monuments de la famille Gaudin et le tombeau du général des finances Thomas Bohier. En

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