‹ Monographie de l'église royale de Saint-Denis: tombeaux et figures historiquesChapitre 76 sur 102 · I.AMR DR LUT Q DBX BOHNB MERCI Ll FASSE AHBN · texte numérisé non relu

I.AMR DR LUT Q DBX BOHNB MERCI Ll FASSE AHBN

Le dais n'a été réuni à la statue qu'en 1840. On l'avait posé à dix mètres environ du sol, au-dessus d'une figure d'évangéliste. Il porte encore les marques de deux entailles, au moyen desquelles on l'avait fixé contre un mur.

l.e coussin de la tête et le lion des pieds sont en plâtre. La même matière a été employée à la restauration du dais. Enfin, pour garantir la statue de tout changement de nom dans l'avenir, on lui a gravé ce stygmate sur un pan de la cotte d'armes: cii"j. d'év!*. g!.', d'ést!!!. Voyez par cet exemple avec quelle parcimonie la restauration de Saint-Denis composait ses épitaphes.

78. Marguerite^ comtesse de Flandres '. — Marguerite de France, fille de Philippe V, et veuve de Louis II , comte de Flandres, tué à la bataille do Crécy, mourut âgé de soixantedouze ans, le 9 mai 1382, avec une réputation de haute vertu. Elle reçut la sépulture à Saint-Denis, dans la chapelle de Saint* Michel, qu'elle avait fondée. Sun tombeau en marbre noir et blanc était environné d'une clôture enfer ; au-dessus s'élevait, sur quatre colonnes, un tabernacle en pierre fort artistement taillé et tout percé à jour. Des grilles , des colonnes, des chapiteaux , et un tabernacle découpé en forme d'église , qui

i. Musée des Monuments français ^ no 61. M. Lenoir ajoute qae le monumeit était placé dans une chapelle magniûque qui fut démolie en 1793.

avaient élé employés au musée des Petits-Augustins à la confection d'un monument de Charles Y, sont rentrés à Saint-Denis et passent pour avoir primitivement fait partie du tombeau de la comtesse de Flandres. Le style de ces divers objets nous parait antérieur de bien des années à la fin du xiv« siècle , époque de la mort de Marguerite de France ; il serait possible cependant que le monument de cette princesse eût été Toeuvre d*un artiste en retard sur la marche de son siècle , comme il 8*ea trouve toujours , soit par l'effet de l'éducation , soit par principe et par amour d'un art plus ancien. Nous attendons à ce sujet des renseignements que doit nous fournir une riche collection de dessins conservés à Oxford, dans la basilique Bodléienne. La statue de Marguerite a seule été placée dans la crypte, où elle partage le tombeau du roi Philippe Y. Elle n'a ni couronne, ni manteau. Une ceinture maintient la robein«térieure. La robe de dessus , échancrée sur les hanches , présente à sa partie supérieure un surcot ou corsage, qui dessine la taille et se divise en deux parts. Très-simple ici, ce corsage devint, un peu plus lard, la plus riche portion du costume des femmes. Un voile , plissé d'une manière singulière , enveloppe toute la tète ainsi que les épaules, et encadre exactement le visage. Un des deux chiens sculptés sous les pieds emporte un os dans sa gueule.

79. Béatrix de Bourbon (des Jacobins de Paris) *. — Fille de Louis I , duc de Bourbon , et arrière-petite-fille de saint Louis , Béatrix de Bourbon , dont le premier mari , Jean de Luxembourg , roi de Bohême , trouva , comme celui de la comtesse de Flandres , une mort glorieuse à la fatale journée de Crécy , avait dans l'église des Jacobins à Paris , un tombeau de marbre noir, et une statue en pierre de liais , posée

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