‹ Monographie de l'église royale de Saint-Denis: tombeaux et figures historiquesChapitre 96 sur 102 · I. Mu6ée des Monuments français, no i · texte numérisé non relu

I. Mu6ée des Monuments français, no i

est resté aux Petits-Augustins *. Une femme en marbre blanc, vêtue à Tantique, agenouillée devant l'urne, pleure et se tord les mains; le sculpteur Moitte, qui en est l'auteur, avait voulu représenter de cette manière madame Moitte , son épouse , et destinait cette statue à un tombeau de famille ; c'est aujourd'hui une France au désespoir d'avoir perdu son Louis XV, peu digne assurément d'exciter de pareils regrets. Un baarelief signé du sculpteur Berruer, et daté de 4770 , a été encastré dans le piédestal de l'urne ; il se trouvait autrefois au Louvre , dans la salle des séances de l'Académie des arts. La peinture et la sculpture y sont figurées sous les traits de deux jeunes et jolies femmes tenant pour attributs les pinceaux , la palette et le marteau ; Louis XV, en costume d'empereur romain, leur fait un bienveillant accueil, et se dispose à leur offrir pour récompense ou la couronne de laurier, ou le cordon de Saint-Michel qu'une Minerve lui présente.

Le monument s'adosse à une pyramide en marbre à laquelle est accroché un médaillon de Louis XV en bronze, acquis dans la boutique d'un marchand de curiosités *.

423. Madame Louise de France, — Une colonne moderne en marbre de Provence, coiffée d'un ancien chapiteau ionique en marbre blanc , et capable , en raison de son volume , de soutenir un poids considérable , ne porte qu'un petit médaillon de marbre sur lequel est sculptée l'effigie en buste de Louise-Marie de France, fille de Louis XV, morte religieuse au couvent des Carmélites de Saint-Denis. L'église de ce couvent, devenue l'église paroissiale de la ville, possède encore l'épita-

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