‹ Monographie de l'Hotel-de-ville de Lyon. Restauré sous l'administration de M. M. Vaïsse et Chevreau, senateurs. Accompagnée d'un texte historique et descriptifChapitre 9 sur 43 · NORD · texte numérisé non relu

NORD

Les lettres du plan servent à désigner les différentes parties du bâtiment indiquées dans le traité, dont nous relevons ici les prix les plus importants. La maçonnerie tant dedans que dehors

de terre était fixée à dix livres par toise de ville réduite à un pied et demi d'épaisseur, tant

lies des moulures et corniches.

plein que vide, et sans augmentation de toisé pour les s: 4 Le]

Le bétonnage des planchers, les prises à ménager dans la maçonnerie pour la pose des pièces de bois, devaient être faits pour le même prix par les entrepreneurs, lesquels en outre, dit le traité, « plâtriront, blanchiront et écartelleront les murailles des dicts bastiments tant dedans que dehors,

es endroicts qui leur seront prescripts par les dicts sieurs bailleurs, sur ledict prix. »

La pierre de taille, tant de Saint-Cyr que de Seyssel et Cleyssy, avec les ornements d'architecture

et sculpture, était estimée à 45 sols le pied cube; celle de Saint-Cyr néces

aire aux portes et

(1) Le modèle en relief avait été fait par le sieur Jurine, maître menuisier, et payé 556 livres

u 16 HOTEL-DE-VILLE DE LYON.

eu | larmiers de cave n'était payée que 30 sols le pied. Les trous de scellements quelconques étaient | compris dans les prix de la pierre de taille qui précèdent, les bailleurs ne devant fournir que les fers et le plomb nécessaires.

Enfin, la couverture en tuiles creuses ou plates de Verdun devait être payée 30 sols la toise de ville.

Le 21 mars 1647, le Consulat faisait un traité avec les sieurs Louis Burdet dit Pellegre, Jean Lambert et Floris Poitrasson, maîtres jurés charpentiers, pour la fourniture des cintres de voûtes

de l'étage souterrain de l'Hôtel-de-Ville. Le prix fait était de huit livres par toise courante mesurée

d’après le toisage des voütes, les bois restant la propriété des entrepreneurs, qui ne pouvaient les | enlever toutefois que lorsque le Consulat et les maîtres maçons le trouveraient à propos.

\ Le 13 avril suivant, nouveau traité passé devant M° Le Noble, notaire à Chambéry, par l'entremise du père Couchet, religieux au couvent de Notre-Dame de Confort de Lyon, de l’ordre de Saint-Dominique, entre le Consulat et les sieurs Claude Vivian et Pierre Mauret, maîtres maçons 7 et bourgeois de Chambéry, pour lextraction et l’ébauchage de deux grandes colonnes de 1$ à

16 pieds de ville sur deux pieds et demi d'épaisseur. Ces colonnes devaient être tirées d'un

FI rocher dit de pierre rouge, situé au lieu de Vimines, près de Chambéry (1), et étaient L destinées à la grande porte de lHôtel-de-Ville, du côté de la place des Terreaux. 4 Leur extraction, leur transport, les indemnités aux propriétaires des terrains sur lesquelles elles

| durent passer, le remplacement de l’une d’elles, qui fut brisée en route, enfin la fourniture d'autres blocs tirés de la même carrière et qui furent employés au chambranle du même portail, coûtèrent | la somme considérable de 7,456 livres 4 sols, employée presque exclusivement en faux frais et L frais de transport, puisque les sieurs Vivian et Mauret ne reçurent pour rémunération de l'extraction et de lébauchage des deux colonnes que la somme de 1,200 livres.

Fi Une convention nouvelle passée entre le Consulat et les maîtres maçons de l’entreprise, le à 19 juin 1647, nous explique que le grand portail, d'après les premières prévisions, devait être exécuté en pierre noire de Grenoble, mais que, « d’après l’avis de personnes entendues en faict

d'architecture, » il avait été décidé que la pierre noire serait remplacée par la pierre rouge

de Chambéry, pour le chambranle du grand portail et les colonnes qui lencadrent, et que les

chapitaux et les bases de ces colonnes seraient faits en marbre blanc. Dans cette convention supplémentaire il est dit encore que le portail devant être mis en place, ainsi que la pierre destinée à recevoir une inscription placée au-dessus, avant le premier décembre suivant, il était

juste, en raison du plus grand nombre d'ouvriers nécessaire aux entrepreneurs, et des frais

extraordinaires que la pose des colonnes, d’une seule pièce, pourraient leur occasionner, de leur accorder pour ce surcroît de dépenses une indemnité de 1,500 livres, mais sous la condition expresse que si le tout n’était pas prêt au premier décembre, les entrepreneurs seraient passibles d'une amende de 1,000 livres qu’ils remettraient à l'Hôtel-Dieu de Lyon.

Cependant les travaux avaient marché avec une grande activité, d'autant plus remarquable, qu’à { 5 » ] 3

cette époque les arrivages de matériaux ne devaient pas, à beaucoup près, présenter les mêmes facilités que lon possède aujourd'hui; aussi le Consulat voulant que les bâtiments commencés fussent couverts dans le courant de l’année 1648, fitil, le 3 janvier de la même année, avec Louis Bourdet dit Pellegre, Jean Lambert et Floris Poitrasson, tous les trois maîtres charpentiers,

un traité pour l'exécution des planchers, des cintres de voûtes hors de terre, des voûtes canne

hambranle ne brèche calcaire rouge, de dureté moyenne, mais d'un

à grand portail de l'Hôtel-de-Vi

QG) Les col

effet assez riche

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