‹ Monographie de l'île d'Anticosti, Golfe Saint-Laurent: Golfe Saint-LaurentChapitre 126 sur 150 · Commission qéoL du Canada^ 1882, p. 57. D. D · texte numérisé non relu

Commission qéoL du Canada^ 1882, p. 57. D. D

HiSTRioNicus uisTRiONicus, Lesson.

p. (i. : Cane de roche.

Été. R.

Quelques-uns dans la région de la Pointe Sud.

Camptolaimus labradorius, Gmel.

f.e Canard du Labrador.

Dans une brochure récente, ce canardes! mentionné commp abondant sur Tile, mais je ne surprendrai personne en disant que je ne l'y ai jamais vu. Il n'est pas douteux, cependant, qu'il ait dû s'y rencontrer autrefois, puisque nous sommes sur le parcours de ses migrations.

Je citerai, à ce propos, l'anecdote suivante qui se rapporte à un brave pêcheur de l'île qui avait souvent mis en peau, à sa manière, les oiseaux qu'il avait tués. L'an passé donc, je montre à Placide Duguay, ancien pécheur de l'Anse aux Fraises, actuellement cordonnier à la Baie Sainte-Glaire, la planche Cil du Rapport annuel de la Smithsonian Institution, année i889, illustrant l'article Animais reeently extinct. « Il y a quinze an?, me dit-il, mon défunt père en a tué un tout pareil. Il était blanc et noir et plus petit qu'un canard noir. U se trouvait avec un autre gibier de sa grosseur qui était gris (la femelle). Je l'ai empaillé, vu sa rareté, et quelques années après, un chat nous l'a brisé et je l'ai jeté. Gomme le bec était très large, nous l'avions appelé bec de pelle. Ces deux gibiers se trouvaient à marée montante à la Baie Ellis, dans VAnse aux l^avotSj sur le rivage en bordure du buis. Mon père les a tués d'un seul coup de fusil, de bonne heure au printemps. » Je monlre ensuite à Placide Duguay une aquarelle représentant le Camptolaimus labradorius, faite d'après l'exemplaire du Muséum d'histoire naturelle de Paris et que m'avait donnée mon regretté Maître, Alphonse Milne-Edwards. Duguay reconnaît de nouveau formellement l'oiseau comme étant le même que celui qu'il a mis en peau autrefois.

SOMATERIA MOLLISSIMA BOREALIS, BrehlD.

P. G. : Moyac passante. Fr. : Eider.

Arrive en septembre et part fin avril, commencement de mai. A. G.

Couve sur les lies Mingan.

SoMATERiA DRESSERi, Sharpe.

P. G. : Moyac.

Comme le précédent. T. G.

Ces eiders couvent en très grand nombre sur4es lies Miugan, où a lieu malheureusement une grande destruction d'œufs, les embarcations du voisinage venant en faire des chargements complets.

PALMIPÈDES, PASSEREAUX, ETC. (Fig. 43)

SOMATERIA SPECTABIL18, Linn.

P. G. : Oaamicoali.

Comme les précédents. A. C.

OlDEMIA AMERICANA, Sw. et Rich.

p. G. : Petit noir. Fr. : La macreuse d'Amérique. Arrive Ûu mai, coiiiniencement de juin et reste environ un mois. A. R.

OlDEMIA DEGLANDl, Bonap.

p. G. : Basque ou fausse moniac. Fr. : La macreuse veloutée.

Cette macreuse arrive et nous quitte comme la précédente. A. C.

OlDEMIA PERSPICILLATA, LinO.

P. G. : Sac ù plomb ou BrifTeux de mer. Fr. : La macreuse à large bec.

Même remarque que pour les deux macreuses précédentes. A. C.

CUEN HYPERBOREA NIVALIS, Forsl.

Can. fr. : L'oie blanche. Oie de neige.

Été. A. R.

On en rencontre de temps en temps en un point quelconque de la côte, mais ce sont toujours des jeunes, car leur plumage est gris, tandis que celui des adultes est entièrement blanc.

Anser albifroms gambeli, Hartl.

Le iO septembre 1902, je me trouvais à la Baie Ellis quand une troupe de bernaches (Braista CANAOBNsiâ) a passé à une faible distance au-dessus de ma tête. Parmi elles se trouvait une oie blanche avec un peu de noir dans les ailes. J'ai pensé que c'était un spécimen de l'oie à front blanc, sans vouloir rien affirmer à ce sujet.

Branta canadensis, Linn.

P. G. : improprement appelée Outarde. Fr. : La Bernache du Canada.

Fin mars. — Première quinzaine de novembre. T. C.

Cet oiseau couve à l'intérieur de l'Ile dans les hautes herbes* qui bordent les rivières. Dans le courant d'août, quand

1. « Le prince de Wied vit un nid de cette espèce sur un peuplier , au haut duquel se trouvait l'aire d'un pycarguc à tète blanche. — Rien n*y manque I Si un chasseur contait une histoire semblable, j'entends d'ici le hurlement des gens d'esprit. Mais c'est un prince appuyé d'un naturaliste de grand talent et l'on gobe

les petits sont assez développés, les parents s'acheminent avec eax au bord de la mer en se laissant descendre au fil de Teau. Une troupe de plusieurs centaines d'individus vit dans la Baie Eliis, malgré les défrichements, les brûlages, la construction d'un appontement et les différents autres travaux que l'on y fait journellement. Gela tient à ce que ces animaux n'y sont plus jamais chassés et se sentent en pleine sécurité dans cette baie où ils paissent à volonté les zostères que l'on appelle ici herbe à outarde.

Branta bernigla, Linn.

P. G. : Barnèche.

Cette Bernache nous arrive à la fin de mai et part à la première grande marée de juin. On la voit alors traverser directement au Nord. D*après les chasseurs de la côte Nord du golfe, elle passe très haut, sans s'arrêter. A. G.

De la Rivière aux Becscies à la Baie Ellis.

Olor columbîanus *, Ord.

Un pêcheur aurait vu un Gygne dans un lac en bordure de la mer, mais le fait, qui ne s'est du reste pas renouvelé, manque de certitude.

Herodiones. — Botaurus lentiglnosus, Montag.

Eté. A. G. Gouve sur l'île.

ÂRDEA HRR0D1AS, LinU.

Été. R.

Un tué, à la Baie Ellis, un autre vu à la Crique de la Chaloupe,

PoRZANA CAROLiNA, Linn.

Été. R.

Un spécimen, tué par M. Malouin qui me Ta donné, sur les plaines de la Pointe Ouest.

avec bonheur. L'outarde (bernache) nichée dans un arbre, passe encore. J'ai vu des goélands et des canards branchus en faire autant, mais une outarde (bernache) plaçant son nid tout près du nid de l'aigle à tête blanche, cela me fait rêver. Je commence à supposer qu'il est possible à un prince de farder la vérité. Cependant, je n'ai pas tout vu, il s'en faut, et je prie M. de Wied, s'il existe encore, d'agréer mes excuses et mes remerciements. » >^De Puyjalon, /o^. cit.)

i. » Itis non uncommon in the Oulf and River Saint-Laurence », John MaoouN, /. c, part I, p. 124.

Galunula galeata, Licht.

P. G. : Poule de lac.

Été. A. R.

Bords des étangs et des lacs.

FULICA AMERICANA, Gmel.

Été. R.

Bords des eaux.

liimioolœ. — Crymopbilus fuligarius, Linn.

Été. R.

Phalaropus lobatus, Linn.

Se voit très irrégulièrement et reste tout au plus une semaine. A. C.

Certains ét«s on n'en voit pas un seul.

Un spécimen, tué le 9 juin 1902.

Phalaropus tricolob, Vieill.

Juin. T. R,

Gallinago delicata, Ord.

Cette bécassine se voit surtout du commencement d'août à fin octobre. C.

Trimga canutus, Linn.

P. G. : Alouette (de mer}, ainsi que tous les Tri.nga. Fr. : Maubèche.

Septembre. R.

Tringamaculata, Vieill.

De fin août h fin septembre. C.

Quelques rares individus restent plus longtemps et j'en ai observé le 12 novembre 1902.

Tringa fuscicolus, Vieill.

Automne. A. C.

Tringa minutilla, Vieill.

Du l.H août au 15 septembre, T. C.

C'est la plus petite de nos maubèches.

Le 19 août 1902, en moins de deux heures, à la fin de la marée montante, les deux plus jeunes enfants de M. Malouin en ont tué 600 au fusil.

Ereunetes PUSiLLUs, Linn.

P. G. : Alouette (de merj.

On voit souvent en juin qaelques-unes de ces maubèches, mais elles sont beaucoup plus communes en automne. A. G.

Calidris arbnaria, Linn.

P. G. : Alouette (de mer).

Fin août à fin septembre.

Quelques sanderlings couvent sur Tlle dans les savanes qui sont voisines de la mer.

TOTANIS MELAROLEUCUS*, Goiel.

P. G. : Chevalier ou Pattes jaunes.

Fin avril à fin septembre. C.

Couve sur l'Ile.

Si le grand chevalier est commun, en revanche je n'ai pas rencontré le petit Totanus flaviceps qui est signalé à TEst et au Sud du golfe.

TOTANUS SOLITARIUS, Wils.

Se voit au bord des marais au printemps. A. R.

AcTTTis MACULARiA, Linn.

p. G. : Saute-queue.

Mai-octobre. A. C.

Couve sur l'île, le long des rivières.

NUMENIUS UUDSONICUS, Lath.

p. G. : Corbigeau de plaine.

Arrive par groupes de 20 à 30 fin août et reste de deux à trois semaines. A. R.

Ce courlis ne vient pas tous les ans.

NuMEmus BOREALis, Forst.

Commencement de septembre. R.

CUARADRIUS SQUATAROLA, Linn.

Fin août. Commencement d'octobre. A. C

Cqaradrius dominicus, MulL

Fr. • Pluvier doré.

Fin août-fin septembre. A. C.

1. «i Found in abundance on Anticosli. » Brewstbr. in Calai, of Can, Birds^ by J. Macoun.

iËGIAUTlS MELODA, OrD.

Fin août-fin septembre. A. R.

Arenarîa interpres, Linn.

Fin août-fin septembre. A. C.

Gallinœ. — Lagopus rupestris, Gmel.

P. G. : Perdrix blanche.

Sédentaire. A. G.

C'est la seule perdrix que nous ayons, mais on la trouve à toute époque de Tannée. Elle est si peu farouche que sa chasse n'offre aucun attrait pour le chasseur, qu'elle regarde sans s'envoler. Quand plusieurs sont perchées sur le même arbre, on peut les tuer l'une après l'autre jusqu'à la dernière en commençant par la plus basse.

A la fin de juin ou au commencement de mai, on voit souvent des parents avec dix ou douze petits.

Cette perdrix revêt son plumage blanc d'hiver au mois de novembre.

Goluinbœ. — lik^TOPiSTEs migratorius, Linn.

Can. fr. ; Tourte.

Packard nous dit que Verrill en a vu un individu solitaire à la Pointe aux Bruyères, en 1860 *.

On en a observé exceptionnellement ensuite, et pas un seul depuis les dix dernières années.

Zenaidura macrura, Linn.

Octobre-novembre. A. R,

Plusieurs de ces tourterelles passent ici chaque année eu novembre et se posent toujours au môme endroit de la Baie Sainte-Claire f derrière la Maison des employés.

Raptores. — Circus hudsonius, Linn. Été. A.R.

Accipiter velox, Wils.

Été. A. C.

Accipiter atricapillus, Wils.

P. G. : Mangeux de poules — comme du reste presque tous les rapaces.

Toute Tannée. A. U.

Page 1