GÉOLOGIE ÉCONOMIQUE
Pierre à bâtir. — Cette pierre se montre sous la forme d'un magnifique calcaire crinoïdal à partir d'un kilomètre à l'Est de la Pointe du Sud-Ouest et dans une grande partie de la division F, où elle est très commune. Sa qualité exceptionnelle l'a fait rechercher par le Gouvernement canadien pour la construction des phares du Sud-Ouest et de la Pointe de l'Est, ainsi que du phare du Bic, situé sur la rive droite du fleuve Saint-Laurent un peu amont de Rimouski.
Outre ce calcaire, on trouve, en général, assez facilement de la bonne pierre à bâtir, sur place, témoin les fondations hors terre de certaines maisons de la Baie Sainte-Glaire et de la Baie Ellis.
Marbre. — On a vu au chapitre delà Géologie qu'il y a du
beau marbre en abondance à la Rivière Chicotte et à la Rivière Galiote, poer ne citer que ces deux endroits.
Chaux hydraulique et ciment. — Certains lits de la division G nous ont donné une excellente ehaux hydraulique et du ciment.
Ocre. — A la Baie Ellis, se voit de l'ocre jaune qui, par la calcination, nous donne l'ocre rouge.
Tourbe. — « Les plus grands dépôts de tourbe en Canada se trouvent dans Anticosti*. »
Marne. — Dans nos marais et dans nos étangs et lacs peu profonds, il y a souvent des dépôts de marne d'eau douce qui atteignent parfois plus d'un mètre d'épaisseur sur une assez grande étendue. Cette marne est blanche, elle renferme peu de coquilles et donne par la cuisson une chaux très pure.
BOTANIQUE ÉCONOMIQUE Exploitation forestière.
Billots. — Trois scieries ont fonctionné depuis plusieurs années en des points de la partie occidentale de l'île assez rapprochés les uns des autres, Camp Caron et Grand Mac- Carthy, Baie Sainte-Claire, Baie Ellis, sans que la forêt en semble moins touffue. Et pourtant, que de constructions faites, parmi lesquelles unappontement de plus d'un kilomètre de longueur. Néanmoins, sur la carte de la fin de ce volume, les terrains exploités ne sembleraient pas plus gros qu'un pois, et tout le reste de l'île est forêt!
, Pulpe. — On sait la grande extension prise par l'industrie de pulpe dans le Canada en ces dernières années. De ce côté encore, Anticosti est privilégié, car nombreux sont les points de l'île oîi peut s'établir une fabrique de pulpe, pour laquelle, grâce aux cours d'eau, on trouverait et la facilité de flotter le bois et la force motrice sous forme d'une chute d'eau, soit naturelle, soit produite par un barrage.
1 In Géologie du Canada, Montréal, 1864, p. 831.
Agriculture. — Les immenses ressources de l'île au point de vue agricole ont été traitées sommairement au chapitre précédent, où on les a fait consister surtout en foin et en élevage de bétail.
Fruits et baies indigènes. — Ces fruits et baies que l'on rencontre partout en abondance sont pour les insulaires une précieuse ressource. Leur conservation est des plus faciles, puisqu'on ramasse la plupart d^entre eux à l'automne et qu'il suffit de les laisser geler pour les garder tout l'hiver en parfait état.
Plantes médicinales . — Gomme les fruits précédents, on trouvera ces plantes aux chapitres de la Botanique, où elles ne sont, toutefois, pas indiquées par un signe spécial, leurs propriétés étant énumérées en de nombreux ouvrages de botanique et de matière médicale.