‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 104 sur 437 · CINQUIÈME PIÈCE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PIÈCE

Elle est complète et se compose de quinze tableaux.

46° TABLEAU. (Fond violet) ().

Méditation de l'Apocalypse. Le dossier et le dais sont semés d’Y, initiale d'Yolande d'Aragon. |

Adoration de la bête par ceux qui n'ont pas leurs noms écrits au livre de vie que Dieu tient au ciel fermé pour eux.

CH. XIII. — v. 5. Et:il lui (à la bête) fut donné une bouche qui se glorifiait et prononçait des blasphèmes; et le pouvoir lui fut donné de faire la guerre quarante-deux mois.

1. Ce tableau était coupé en plusieurs morceaux et dans un état lamentable : il a été restauré et refait en partie par M"° Aveline-Maloyer, en 1887.

114 eponographie de la cathédrale D'Angers.

6. Elle ouvrit ia bouche pour blasphémer contre Dieu, pour blasphémer son nom et son tabernacle, et ceux qui habitent dans le ciel.

7. I] lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et la puissance lui fut donnée sur toute tribu, sur tout peuple, sur toute langue et sur toute nation.

8. Tousles habitants de la terre l’adorèrent, ceux dont les noms ne sont pas écrits dans le livre de vie de l'Agneau immolé dès la création du monde.

48° TABLEAU. (Fond Gleu.)

Seconde bête qui s'élève de terre; elle fait adorer le première bête et séduit les hommes en faisant tomber le feu du ciel.

Cu. XIII. — v. 14. Je vis une autre bête (le faux prophète dont il est parlé chap. XVI et XIX) s'élever de la terre, qui avait deux cornes semblables à celles de l'Agneau, et qui parlait comme le dragon.

12. Elle exerçait toute la puissance de la première bête en sa présence, et elle fit que la terre et ceux qui l'habitent adorèrent la première bête, dont la plaie mortelle avait été guérie.

13. Elle fit de grands prodiges, jusqu'à faire tomber le feu du ciel sur la terre, devant les hommes.

49° TABLEAU. (Fond rouge.)

La bête, assise sur l’autel de Dieu, reçoit les hommages de ses adorateurs. Elle fait décapiter les saints. Les blasphèmes sortent de sa bouche.

Cu. XIII. — v. 14. Et elle séduisit tous les habitants de la terre par les prodiges qu'elle eut le pouvoir de faire en présence de la bête, en ordonnant aux hommes de la terre de dresser une image à la bête

15. Il lui fut donné le pouvoir d'animer l’image de la bête et de la faire parler et de faire tuer tous ceux qui n'adoreraient pas l'image de la bête.

50° TABLEAU. (Fond bleu.)

La bête imprime son caractère sur le front de ceux qu'elle a séduits.

Cu. XIII. — v. 16. Elle fera que les petits et les grands, les riches et les pauvres, les hommes libres et les esclaves portent le caractète de la bête en leur main droite et sur leur front.

17. Et que personne ne puisse acheter ou vendre que celui qui aura le caractère de la bête ou le nombre de son nom.

5i° TABLEAU. ( Foud rouge.)

Saint Jean, appuyé sur sa fenêtre, regarde les sages qui, cherchant le nombre de la bête, réfléchissent et calculent sur leurs doigts.

Cu. XIII. — v. 18. C'est ici la sagesse: que celui qui a de l'intelligence compte le nombre de la bête, car c’est le nombre d'un homme, et son nombre est six cent soixante-six.

Saint Jean a une vision. L'Agneau, debout sur la montagne entre les quatre symboles des évangélistes et tenant l'étendard de la Résurrection, est loué par les vingt-quatre vieil-

Les tapisseries. 115

lards et les vierges marqués au front du signe de la croix, sous la forme du 7Zax grec, T, annoncé par les prophètes comme signe de ia Rédemption.

CH. XIV. — v. 1. Je regardai encore, et je vis l’Agneau debout sur la montagne de Sion, et avec lui cent quarante-quatre mille, qui avaient son nom et le nom de son père écrit sur le front.

2. Et j'entendis une voix du ciel comme le bruit de grandes eaux, et comme le bruit d'un grand tonnerre; et le bruit que } ‘entendis était comme le son de plusieurs ; joueurs de harpe, qui touchent leurs harpes.

3. [ls chantaient comme un cantique nouveau devant le trône et devant les quatre animaux et les vieillards: et nul ne pouvait chanter ce cantique que les cent quarante-quatre mille qui ont été rachetés de la terre.

4. Ceux-ci ne se sont pas souillés avec les femmes, Eee qu'ils sont vierges. Ce sont eux qui suivent l'Agneau partout où il va.

33° TABLEAU. (Fond bleu.)

Saint Jean s'arrête au seuil de sa porte. Un ange paraît au ciel et y déroule l'Évangile. L'Agneau s'avance vers son trône, posé sur l’arc-en-ciel, pour s’y asseoir et juger.

CH: XIV.— v. 6. Je vis un autre ange qui volait par le milieu du ciel, portant l'Évangile éternel, pour l'annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, à toute tribu, à toute langue et à tout peuple.

7. I] disait à haute voix: Craignez le Seigneur, et donnez-lui joie parce que l'heure de son jugement est venue.

Au céel de la cinquième pièce, armoriée de la croix de Lorraine et d'Anjou, les anges jouent du rebec, de la viole, de la guitare, ou chantent sur des phylactères notés.

54° TABLEAU. (Fond bleu.)

Saint Jean voit en même temps l'ange qui annonce la chute de Babylone et la ruine de la grande cité.

Cu. XIV. — v. 8. Un autre ange suivit et dit: Babylone est tombée, qui a fait boire à toutes les nations du vin de la colère de sa prostitution.

55° TABLEAU. (Fond rouge.)

L'ange montre aux hommes, adorateurs de la bête, l'Agneau qui les punira et le calice qui contient le vin de sa colère.

CH. XIV. — v. 9. Et un troisième ange suivit ceux-ci criant à haute voix: Celui qui adorera la bête et son image, et qui portera son caractère sur son front ou dans sa main.

10. Celui-là boira du vin de la colère de Dieu, qui est préparé pur dans le calice de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et dans le soufre devant les saints anges et en présence de l'Agneau.

56° TABLEAU. (Fond bleu.)

Saint Jean écrit ce que l'ange lui inspire et il voit enlevées au ciel’ par les anges les âmes (‘) de ceux qui sont morts dans le Seigneur.

LD

1. Les âmes sont toujours représentées au moyen âge sous la forme d’un petit enfant nuet sans sexe. (V. aux vitraux de la cathédrale, XII° siècle, vie de saint Vincent, diacre.)

116 gponographie de la cathédrale d'Angers.

Cu. XIV.— v. 13. Alors j'entendis une voix du ciel qui me dit: Écris: Heureux sont ceux qui meurent dans le Seigneur; dès maintenant, dit l'Esprit, ils se reposeront de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent.

57° TABLEAU. (7ond rouge.)

Le Fils de l'homme, chaussé et sans nimbe, est assis dans une nuée. Il tient en main une faucille. Un ange sort du temple et lui dit que la moisson est mûre; alors il descend et coupe lui-même les épis.

Cu, XIV. — v. 14. Et je regardai et je vis une nuée blanche et quelqu'un assis sur la nuée, semblable au Fils de l'homme (JÉsus-CHrisT), ayant sur la tête une couronne d'or, et en sa main une faulx tranchante.

15. Alors un autre ange sortit du temple, criant à haute voix à celui qui était assis sur la nuée: Jetez votre faulx et moissonnez, car le temps de moissonner est venu, parce que la moisson de la terre est mûre.

16. Celui donc qui était assis sur la nuée. jeta sa faulx sur la terre et la terre fut moissonnée.

58 TABLEAU. (Fond rouge.)

Un ange quitte le temple du ciel, la faucille en main. L'ange de l'autel, qui a pouvoir sur le feu, lui crie de commencer la vendange.

Cu. XIV. — v. 17. Et un autre ange sortit du temple, qui est dans le ciel, ayant aussi une faulx tranchante.

18. Il en sortit de l'autel encore un autre qui avait pouvoir sur le feu ; et il cria à haute voix à celui qui avait la faulx tranchante : Jetez votre faulx tranchante et vendangez les les raisins de la vigne de la terre, parce qu'ils sont mûrs.

L'ange coupe les raisins et les présente au démon, instrument de la colère de Dieu, pour qu’il les jette dans la cuve. Et la cuve, placée en dehors de la ville, déborde : le fleuve de sang qu’elle forme monte jusqu'au poitrail des chevaux.

CH. XIV.— v. 19. Alors l'ange jeta sa faulx tranchante sur la terre et vendangea la vigne de la terre ; et il en fit jeter les raisins dans la grande cuve de la colère de Dieu.

Et la cuve fut foulée hors de la ville ; et le sang sorti de la cuve, monta jusqu'aux brides des chevaux par l’espace de mille six cents stades.

60° TABLEAU. (Fond bleu.)

Saint Jean voit au ciel sept anges tenant les sept plaies dans des fioles, et sept anges debout sur la mer, qui pincent de la harpe en chantant.

CH. XV. v. 1. Je vis dans le ciel un autre prodige grand et merveilleux : sept anges nn les sept dernières plaies par lesquelles la colère de Dieu est arrivée à sa fin.

. Et je vis comme une mer claire à la manière du verre, mêlée de feu, et ceux qui avaient vaincu la bête et son image, et le nombre de son nom, qui étaient debout sur cette mer claire comme du verre, tenant des harpes de Dieu.

3. Et ils chantaient le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau.

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