LA MADELEINE
Cette magnifique tapisserie semble la copie de quelque tableau de grand maître. Notre-Seigneur est à table avec ses disciples: Marie-Madeleine se jette à ses pieds, les arrose d'un parfum de grand prix, les inonde de ses larmes et les essuie de ses cheveux. La bordure représente une moulure richement sculptée, ornée de têtes d'anges. Du milieu de la partie supérieure pendent deux guirlandes de fleurs entre lesquelles un ruban soutient un cartouche portant la date 1610.
On remarque à la partie inférieure un écusson, sur lequel sont des chiffres de Notre-
Seigneur, de la sainte Vierge et probablement le monogramme de la fabrique, où elle
a été tissée.
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GL k MAD M Autour de ce médaillon, on lit sur une légère banderole : In te, Domine, sperans, non infirmabor. Deus meus es tu, in manibus luis sortes mec. Sur la bordure inférieure en grandes lettres romaines : TERGIT : CRINE : LAVAT : LACRIMIS : FERT :+ OSCVLA + PLANTIS : MAGDALES -+ IMMO : SVVM -+ DILVIT : IMBRE : SCELVS :
Longueur: 2,30; hauteur: 3,50.
Toute la série qui précède est réservée à l’intérieur de la cathédrale, comme la plus précieuse: les tentures suivantes sont suspendues à l'extérieur à l'occasion des processions.
2e TAPISSERIE DE SAINT SATURNIN.
Elle appartenait, avant la Révolution, à la collégiale de Saint-Maimbœuf, dont on y voit les armes: d'azur à trois crosses d'or posées en pal et tournées à senestre (Jean Balain, Annales et antiquités d'Anjou, 1716, manuscrit de la Bibliothèque de la ville). Les deux autres écussons sont probablement ceux des donateurs. Ils se blasonnent, l'un: de sable, au lon montant d'or, accompagné en chef d'une étoile de même; l'autre: de sable à la fasce d'argent, denchée par le haut, et accompagné de trois roses d'or, deux et une.
Le style de cette tapisserie est médiocre, le dessin assez pauvre, et les nuances fades (').
Nous lisons dans les délibérations capitulaires de Saint-Mainbeuf (°): :
€ Le 25 maz 1649 a été mis en chappitre la copie d’un marché fait avec Àene /ouaneau, € marchand tapissier, demeurant en la paroisse de Saint-Pierre de cette ville et Æ7anpors
1. Meilleures, j'imagine, devaient être les peintures de la vie de saint Saturnin, exécutées dans l’église de Saint-Mainbœuf, d’après le marché suivant. (Archives Départementales, G. 703, p. 62.)
18 juin 1566. — Die presenti conventus cum... pictore in hac urbe commorante ad summam viginti aureorum solatorum pro facienda et debite depingenda historia sancti Saturni in hac ecclesia sancti Magnobodi Andegavensi et quia ipse pictor Turonum pro videnda pictura dictæ historiæ fuit, quo faciendo securius illam depingat, domini prefati adhuc unum aureum ultra summam sexaginta solidorum, ordinaverunt.