XIII: siècle
Un certain archevêque latin de Philippes, Rouennaiïs de naissance et cité dans les leçons du bréviaire d'Angers, fit don à la cathédrale avant 1212 d'un os du bras de S. Maurice (:).
On célèbre encore le 2 décembre /a jéle de la Réception de cette précieuse relique, enfermée autrefois dans une statue d'argent et d’or, de deux pieds de hauteur, représentant le
1. Bibl. d'Angers, n° 673, inv. de 1716, n° 10. 2. Voir les Dépourlles religieuses enlevées à Constantinople au XIII siècle par les latins, par le comte Riant, pp. 146 et 196. Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de France, t. XXKVI.
182 @onogtaphie De la cathédrale D'Angets.
saint capitaine revêtu d'une cotte de mailles, tenant un glaive d’une main et son bouclier de l’autre. L'inventaire de 1255 la désigne ainsi: Brachium beati Mauricit in figura milr- Lart auro el gemmis ornatum, celui de 1286 l'appelle: Z»ago beati Mauricir cum osse in pectore, et enfin celui de 1421 énumère les pierreries, dont elle etait couverte : Z{em reliquia corporis gloriost martiris beati Mauricii, in cujus pectore sunt IX lapides, super humeros et brachia sunt XX X V7 lapides et deficit unus in scuto. Sunt XX XJ11T lapides de quibus deficiuut IX, sn scuto sunt XX IT lapides et defhcit unus lapis, in inferiort zona sunt XX X lapides et defficrunt duo. In scabello sunt X IX lapides et defficiunt plures, cum magna parte cooperture argent: dicti scabellr,
Au XVIIe siècle, ce reliquaire était en mauvais état ; il ne restait presque rien de la cotte de mailles d'argent ; le bois paraissait en divers endroits. Il pesait 18 marcs 2 onces.
On portait la statue de S. Maurice chaque année à la procession qui se rendait, le lundi de Pâques, de la cathédrale à l'église de St-Aubin. Lehoreau dit à ce sujet (°):
€ Le maire chapelain du côté droit porte une figure d'un soldat habillé à l’ancienne { mode, se tenant debout et ayant en main une épée d'argent ou sabre nu. Ladite figure ( est couverte d’une cuirasse de petites chaînes d'argent et dans l'estomac de la statue € sont les reliques de S. Maurice qui ne paraissent point.
Dans ses Œuvres complètes, t. XIII, p. 43, Mgr Barbier de Montault dit :
« Le seul fait que le bras de S. Maurice venait de Constantinople permet de suspecter « l'identité de la relique. Avec le Comte Riant (Æxuvie Constantinopolitane, X, CXXI), il faut reconnaître ici une confusion de personnes : il s'agirait non du chef de la Légion € Thébaine, mais de saint Maurice d'Apamée, martyr. Les Bollandistes tiennent aussi € pour ce sentiment. L'authenticité s'appuie sur un bréviaire angevin de 1624, qu'on ne
€ retrouve pas... } .5° STATUE DE S. VVvEs.
Fin du XIV: siècle.
Le reliquaire de S. Yves était en vermeil, d'environ un pied de haut, du poids de 2 marcs, 4 onces, 3 gros et en forme de tour, au haut de laquelle il y avait une petite statue du saint : le pied portait les armes de Bretagne (°).
La relique était antérieure à 1364, puisque dans le testament d'Vves de Tourneux, daté du 5 mars 1364, il est parlé de la réception de la côfe de S. Vues (:). L'inventaire de 1421 dit: ÆXeliquia beati Yvonis de argento variato ; ce ne doit pas être le même que celui de l'inventaire de 1505: Quoddam reliquare beati Yvonis argenteum et deauratum et desuper figura ejusaem sancti cum armis Drilannie 1n pede.
Elle était exposée à S. Yves le jour de la fête.