CROIX DIVERSES
Les inventaires signalent encore plusieurs croix pectorales ou autres, sans donner des détails bien précis. Elles disparaissent successivement soit dans des ventes au profit de l'État, soit pour entrer dans la composition de quelque nouvelle pièce d'orfèvrerie.
Inv. de 1255. lem quinque cruces argenteæ deaurale el in duobus suné aliqui lapides.
Inv. de 1286. Z{em alia crux super candelabrum.
Inv. de 1421. /{em una crux de arsento, cooperta auro ante et retro, in qua sunt LXV] lapides, de quibus defictunt VIT lapides. Item alia parva crux duplex ubi sunt V1I lapides, de quibus defjiciunt 111 et etiam defficit pes. Île alia crux duphlex fracta in qua sunt V11 lapides. În dicto coffreto sunt tres parve cruces, in una quarum X 11 lapides.
Inv. de 1539. A/ia parva crux argentea deaurala genimis deaurala. tem alia parva crux argentea que quidem sunt reposiiæ 1n uno velert corporali.
1. On désignait déjà dans les inventaires les calices, burettes, croix, etc., sous le nom d'argenterie, comme s’il avait été question de vaisselle plate, de tasses ou de gobelets. L'art religieux avait bien baissé ; les objets consacrés au culte n'avaient presque aucune valeur artistique. Plus d'émaux, plus de filigranes, plus de pierreries : quelques figures ciselées en bosse tout au plus. À part cela, la valeur intrinsèque du métal est prisée avant tout. Avec quelle emphase on parle d'argent zussif / Ce mot solennel est prodigué à faux dans tous les anciens inventaires du XVII° et du XVIII: siècle: on n'estimait les objets qu’au poids. La conséquence de ce culte pour la matière, fut la facilité avec laquelle les évêques et les chapitres rivalisèrent pour vendre au poids tout ce qui avait une valeur intrinsèque quelconque.