Fab., II, p
212 Sponographie De la cathédrale d'Angers.
Lum in quo sunt duo angeli crucem sustinentes cum circulo aureo 1n quo consuevif reponi hostia sacra 1n die festi consecrationts corporis Domini.
Il se composait de trois pièces, savoir (') : «1° Ze prédestal, sur lequel sont deux ange. « lotz de genoux. le tout d'argent doré et d'une pesanteur considérable (33 marcs, 6 onces), € 2° la croix d'or, qui s'encloue sur le dit prédestal, d'un côté filigranée et de l'autre gravée € des instruments de la passion, 3° le solerl, ausst d'or, qui est porté sur la dite croix. Ces € deux pièces pèsent 5 marcs, 1 gros ; elles sont conservées à part dans une boîte de cuir. € Une goupille d'arcent snspendue à un cordon de soie, attachée à l'arbre de la croix, servait « à y fixer le soleil, quand on voulait exposer le saint Secrement. »
La croix d'or, dont il est ici question, avait été donnée à la cathédrale par Guillaume de Beaumont évêque d'Angers au XITTe siècle. Voir page 202.
Les deux anges du piédestal rappellent ceux de l'inventaire de Louis, duc d'Anjou, dressé vers 1360. N° 275 (*) : « Deux anpvèles en estant d'argent dorez, a esles cizelées, estant Ç sur un pré qui est semé d'émaux, en manière de losenge, et dedens yceux esmaux a demis € apostres et poise chacun X 11 marcs VT onces, qui font X XV marcs TITI onces.
Il paraît qu'en 1480 l'évêque cherchait au chapitre des difficultés au sujet de cet objet précieux, car les chanoines prirent le 13 janvier 1480 la délibération suivante (3): & ox &« fera faire le double du testament de Louis T1, lequel a lévué à l'église d'Angers un très € beau vase pour mettre le corps de N. S. et ce, afin de ravoir le dit vase, qui élait entre € les mains de l'évêque d'Angers nouvellement élu. y
Ce bel ostensoir n'a disparu qu'en 1793 ; il avait au moins quatre pieds d'élévation. Éveillon, dans sa Défense du Chapitre d Angers, p. 123, s’écrie avec admiration : … « Cette belle grande custode, reconnaissable de st loin qu'on la voit par sa grandeur et la forme singulière dont elle est composée, une croix d'or supportée de deux grands angelotz d'argent doré dans laquelle il y a enclavée une pièce notable de la vraie croix de Notre-Seigneur, et sur la pointe un beau soleil d'or, contenant la sainte hostie, forme qui ressent une grande antiquité...»
Plusieurs anciens ostensoirs à Angers, étaient disposés de la même façon. Tel était aussi celui de la cathédrale de Beauvais d’après l'inventaire de 1464 (*). « Z{em ung beau grant joyau d'argent doré là ou 1l y a une belle Croix bien ouvrée, dessus le chief du Christ a ung cristal, la où on met le corps Notre Seigneur pour porter le jour de Pâques.