XV: siècle
Après la mort de l'évêque Hardouin de Bueil (1439), un grand nombre de ses ornements et de ses objets précieux furent remis à l'église. Je trouve dans leur énumération, écrite à la suite de l'inventaire de 1421, deux instruments de paix: Z/em due tabule ad osculandum ‘in missis magoribus ad dandam pacem. L'une était ornée d'un crucifix, l’autre du couronnement de la sainte Vierge: Duc tabule ad modum pacis argenteæ deaurate, magnt operis, in medio figurate, una figura Cructrfixti, alia coronationts. Elles étaient émaillées et pesaient 4 marcs, 3 onces.
Lorsqu'en 1471, le roi René donna pour l'ornement de la châsse de saint Maurille un grand nombre de pierreries, le chapitre en fit enchâsser une à part pour en faire un instrument de paix. Qucwdam alia pax circumdala argento deaurato et in medio lapis Agathe pretiosus, cum parvo cructfixo el cruce argenters.
On retrouve cette paix dans l'inventaire de 1643: Z{em deux autres paix, qui servent tous Les jours, dans d'une desquelles 11 y a une agalle enchassée et un crucifix d'argent, et à l'autre il y a une Notre-Dame de Pitié, autour desquelles paix nianquent beaucoup de feuillages, qui ont élé arrachés et ôlés de force, pesant 3 marcs, 3 onces.
Ces quatre baisers de paix étaient exposés sur l'autel entre les reliques, les chandeliers et les textes précieux pour l’orner les jours de fête.
Enfin une boîte à hosties, dont le couvercle émaillé servait de pair : Busta de argento ad reponendum panent ad consecrandum, 1n cooperculo cujus ad intra sunt ymagines Crucifixi, beate Marie et sancti Joannis Evangeliste esmatllées gallicè, quo quidem cooperculum deservit ad dandum pacis osculum in muissà, data per defunctum de Barra lhesaurarium.
Une délibération du chapitre (12 juin 1472) porte ceci (*): à cause de la contagion on ne se baisera plus les uns les autres à la grand'messe épiscopale, mais le célébrant baisera deux petites paix d'argent, que les enfants porteront au chœur.
Lehoreau définit le Garser de paix de la façon suivante (*): Après que l'évêque à communié sous les deux espèces, les quatre aumôniers disent le confileor, les chanoïnes, qui doi. vent communier étant de genoux sur la plus haute marche. Un des aumôntiers verse du vin dans le calice, qu'on met exprès sur la crédence au conimencenient de la messe ; le vin est dans
un chopineau d'argent, fourni par l Evéque s'il officie, par le sacriste, s'il n'officie pas.