‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 27 sur 437 · B. E., Cérémonial de Lehoreau, t. V, p · texte numérisé non relu

B. E., Cérémonial de Lehoreau, t. V, p

3. Les tapisseries fond bleu à grandes fleurs de lis étaient fort communes; on en voit continuellement dans les miniatures des manuscrits. À l'évêché d'Angers il y en avait une sur fond rouge. (Archiv. de Maine-et-Loire. Init. G, 13. Festin de l'entrée de Gabriel Bouvery, en 1540, pour la chambre de Mgr /s fleurs de lis sur rouge ctses lits de can.)

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Œbapitre i. — Les Vestimenta.

7 17 HE 4 uel t 2 [A quelques pièces, antérieures à 12 So:

LEA PF La chasuble de saint René, dont on n'a malheureusement aucune description, fut longtemps conservée à la cathédrale avec son calice. Elle était sans doute fort usée en 1297, car elle ficure au rang des chasubles communes : Z/{em octo alias quotidianas, computata 1ll& SAXCTI RENATI.

À l'église collégiale de Saint-Julien appartinrent jusqu'à la Révolution les vêtements de saint Lezin, évêque d'Anvers et son fondateur. C'étaient we aube, une chape (chasuble), une élole el un manipule d étoffe de soie rouge sans galon : tous ces obyets restèrent dans le trésor jusqu'à la translation qui en fut ordonnée par Mor l'évêque dans son église (*). L'étole était remarquable: € On voit sur l'un des bouts la figure d° Lve séduite par le serpent avec ces mots: PER EVAM PERDITIO, et, sur l'autre bout, l’'Annoncialion avec ces mots : PER MaAkRIAM RECUPERATIO (°).

Enfin la collégiale de Saint-Martin possédait la chasuble, l'étole et le manipule de saint Loup, évêque d'Angers (*).

Ces précieuses reliques périrent en 1793: il n'en reste plus que le souvenir.

D'un autre côté l'ouverture des tombeaux de quelques évêques d'Angers aurait pu nous donner de curieux spécimens d'anciens ornements ; naar lement, on a presque toujours néylivé de prendre note de ce qui fut trouvé. Voici cependant ce qu'on sait des tombeaux d'Ulger, de Raoul de Beaumont et de Nicolas Geslant.

Un chanoine fit briser, en 1757, le couvercle de pierre du mausolée d'Ulger, mort en 1149: « On le trouva couvert de ses ornements POREEGUX: Ses souliers élatent quarrés par des extrémités et sans talon, le dessus lait découpé à la facon de la chaussure des anciens. Son suaire Sélait conservé encore entier cl presque dans sa première blancheur. Comme je n'ai vu aucun des restes de sa soulane, j'ignore s l'en avait une. Son rochet était d'une toile assez fine, SA CHASUBLE D'UNE ÉTOFFE DE SOIE A FLEURS ROUGES SUR FOND VIOLET. Sa crosse de bots élait dans toute sa os H?, La POpHLUCE, informée de celle découverte et pousse par une curiosité funeste accourut en foule à ce tombeau. On l'ouvrit par l'endroit qu on avail inutilement 7 fermé dès de matin. Chacun S'EMPTESSA d'enlever quel que Pau des vêtements, qui couvraicnt les ossements de ce grand évêque : rien neñût échappé à ce pillage, si on ne se fit empressé de cacher ce précieux ornement à ses regards (+). » Le couvercle ayant été brisé du côté des pieds, il est fort possible que la mitre, dont ne parle point le chanoine, auteur involontaire de cette profanation, existe encore dans le tombeau.

. Arch. De RNA 42 2, B. M,,ms. 621, p. 3 3. Arch. Dép, c. 42. Nous verrons plus loin dans la lettre de Pocquet de Livonnière au P. Montfaucon, qu'il lui annonçait le dessin de la chasuble de saint Loup: il a été perdu sans doute, s’il a jamais été fait. 4. B. M. ms. 628, p. 142.

24 Sonograpbie De la cathédrale D'Angers.

Le 29 octobre 1846 furent découverts quelques débris de la chasuble de Raoul de Beaumont, enterré dans la nef en 1197, vis-à-vis d'Ulger. La fosse avait été bouleversée en 1793. Il y restait cependant les fragments d’une lampe de verre, une crosse en bronze et des lambeaux d'étoffe, conservés au musée de l'Évéché. Le temps a si profondément

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altéré les couleurs, qu'il est impossible de s'en faire une idée exacte. Voici un dessin

de */, grandeur naturelle d'une partie de cette chasuble, couverte de médaillons ronds, remplis de lions, chimères ou fleurs de lis ().

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1. J'en ai donné un dessin réduit dans l’'Album, qui accompagne ma notice sur les tombeaux des évêques d'Angers.

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