‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 273 sur 437 · LA JURANDE · texte numérisé non relu

LA JURANDE

XII" siècle.

Hugues de Semblancé, chantre, contemporain d'Ulger, donna à l'église #x £exte des Evangiles, un des côtés duquel est d'or filigranné, parsemé de perles, d'agathes, de cornalines et d'émeraudes du poids de six marcs, et l'autre, d'argent doré, représentant un cruci-

1. Dictionnaire du Mobilier français de M. Viollet-le-Duc, t. II, p. 103. 2. P. 391.

L’Ancien Trésor. 219

fix entre quatre figures, et sur le bout au-dessus du crucifix est un couronnement d'or. Ce texte s'appelle vulgairement la JURANDE, Parce qu'il contient la forme du serment de conserver les privilèges de l'église, qu'on fait préler au rot quand il y est reçu, et aux évêques le jour de leur première entrée. Il besait en tout 22 marcs 3 onces.

Voici d’après l'inventaire de 1421 le nombre des pierres. {em due tabule vocale LEs TEXTES, g#arum una est de auro et alia de argento. In 1lla de argento, sunt IXX*-XIT La- Dides quibus defhiciunt À lapides. In illa de auro sunt in universo VC-IX lapides, de quibu defficiunt quatuor lapides. |

L'inventaire de 1539 l'appelle /e Zvre du Ror.

On le portait aux processions des deux Sacres, derrière la croix des fétages et au XVIIIe siècle on le posait sur l'autel comme ornement, devant le petit tabernacle, au lieu de carte d’autel, quand le Saint-Sacrement était exposé ().

« Au moment du départ de la procession du Sacre, le grand sous-diacre prend la Jurande «sur l'autel et l'Ostière prend le beau texte des Évangiles (°). »

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