‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 326 sur 437 · XV: siècle · texte numérisé non relu

XV: siècle

Ce beau reliquaire repose l'œil de l’archéologue des médiocrités précédentes. Il est en bois sculpté, couvert de lames d'argent, encadré d'une bordure de vermeil semée de cabochons. Sans être finement travaillé, il séduit par son aspect robuste. La main fait le geste de la bénédiction, comme dans tous les bras-reliquaires un peu anciens. D'où vient-il ? Il n'appartenait pas à l’ancien trésor de la cathédrale : je suppose qu'il y est venu avec les autres reliquaires de S. Aubin et de S. Martin en 1791 et qu'on l'aura épargné à cause de sa faible valeur intrinsèque.

10° BRAS-RELIQUAIRE, EN CUIVRE REPOUSSÉ, XVII: siècle.

Quelle différence avec le précédent! Cette main avec le pouce écarté, n'a plus aucune signification symbolique. L'artiste a cru faire merveille en rendant avec soin tous les plis et linéaments de la peau. Ceux de nos lecteurs qui, en 1895, ont vu à l'exposition rétrospective d'Angers les deux grands bustes en cuivre repoussé et argenté de S. Léon et de S. Hadouin, de l’église d'Évron (Mayenne), et qui furent exécutés à Angers en 1644,

252 aonograpbie de la cathédrale D'Angets.

ne douteront pas un instant que ce bras et son pendant (un peu moins grand) ne soient l'œuvre du même artiste : mêmes décors, mêmes procédés d'exécution.

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