‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 355 sur 437 · Ibidem, n · texte numérisé non relu

Ibidem, n

3. Ibidem, n° 58. Typis impressus ab initio, ut abitror, artis.

Archives et Livres. 273 crits les uns no, les autres ex antiqua où ex antiquissima littera. Maitre Charlery décrit les livres de la bibliothèque avec un enthousiasme visible: pulcher et utilis, notabilis, solemnis et pulcherrimus, carissumus et exellentissinus, telles sont les épithètes flatteuses que sa plume décerne aux volumes les plus précieux. Personne ne sourira de son admiration, quand on songe à l'énorme difficulté de se procurer dans ces temps-là les livres consacrés à la lituroie, à la théologie, à l'histoire sainte, au droit Canon ou Civil, aux sciences naturelles et aux belles-lettres.

Ici, se place un événement considérable : /a découverte de l'imprimerie engage le chapitre à faire dorénavant imprimer le Afrssel et le Bréviaire. Germain de Vienne reçoit, le 26 juin 1479, cette mission de confiance (').

Revenons un instant à /acques Charlery. Non content d'avoir rédigé avec tant de soin l'inventaire de la Librairie, résumé ci-dessus, il compila les lecons de la Zévende de saint Maurille (°) et légua ses livres à la bibliothèque en 1496 (°).

L'Épitaphe de MWäcolas Périer nous apprend qu'après avoir écrit en 1498 le Cérémontal, enchaîné dans la sacristie (*), il copia € agno quidem labore, arte propulchra, Breviaria, Diurnalia, Missalia et Ordinarium ad usum singulorum. »

VoLzumEs DU XVE SIÈCLE, EXISTANT ENCORE.

° MissEL DE L'ÉVÊQUE JEAN MICHEL, MORT EN 1447. MUSÉE DE L'ÉvÊCHé.

Faut-il attribuer ce missel in-f°, sur vélin, au célèbre enlumineur Adenet Lescuyer, auteur du Gyree/, don de Jean Michel à la cathédrale? Peut-être... cependant rien n’en donne la certitude. Les lettres ornées et les bordures de quelques pages sont semées de fleurs peintes au milieu de ces maigres rinceaux tracés à l'encre et tout étincelants de points et de feuilles de lierre en or brillant, suivant l’usage de la fin du XIV: siècle. La finesse de l'ornementation fait vivement regretter l'absence de plusieurs lettres enluminées, enlevées stupidement à coups de canif et aussi le misérable état des deux « Zrstoires » à pleine page du Canon de la Messe, gravement endommagées par l'humidité. L'une nous montre la scène du Cyrucifiement, composée de nombreux personnages, l'autre le Père Eternel, coiffé de la tiare, assis sur uñ trône entre le calice de la nouvelle loi et les tables de l’ancienne ; il est accompagné des symboles des Évangélistes. Une seule des trente et une grandes lettres du manuscrit est ornée de personnages : on y voit saint Maurice, en cotte d'armes au /ason du chapitre entre deux de ses compagnons.

Les armoiries de l’évêque enrichissent le premier feuillet et les marges des deux grandes miniatures.

Le missel comprend 337 folios numérotés, plus 23 autres ajoutés au commencement du XVI° siècle pour écrire des oraisons, des antiennes, des séquences et quelques messes particulières. La reliure, assez modeste d'ailleurs, date de la même époque. Le blason (de

1. Bibl. d'Angers, n° 658, p. 158. Voir plus loin une note sur les diverses éditions des livres liturgiques du diocèse. . 2. Bib. d'Angers, Ms. 895, t. VI. Pefro Abraham, scriptori, qui scripsit in littera formata Legendam Translationis Corporis beati Maurilii, compilatum per Jacobum Charlery, XL s.

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