‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 367 sur 437 · Fab.,t. 11, p · texte numérisé non relu

Fab.,t. 11, p

2. Mémoires de l'abbé Ollivier sur l’origine des peuples, Angers, 1779, p. 102. On voyait à la Baumette, il y a une soixantaine d'années une foule de manuscrits presque tous relatifs à l'office divin et dont il y a encore des restes. »"

Reliure exécutée pour Le Ghapitre d'Anaers, au commencement du XVE siècle (Verso). au Musée Diorésain.

A. Reliure exécutée pour le Chapitre d'Angers, au commencement du XVE siècle (Recto au Musée dioresain.

B. Fvagment de reliure d'un Missel d'Angers, de la fin du XV! siècle.

Archives et Livres. 281

tin €Contra secundam Juliant responsionem » avec des notes de sa façon, d'après un ma-

nuscrit de la bibliothèque du chapitre, s'il faut en croire Éveillon (‘). — Louis XIII écrivit le 20 sept. 1620 aux chanoines de communiquer au s' Ménard, naguère lieutenant de la Prévôté, plusieurs manuscrits et titres pour en faire des extraits (*). — Après avoir fait,

suivant la règle, inventaire des volumes, empruntés par l'archidiacre Guy Lasnier, qui s'était engagé par écrit à les rendre € foutefois et quand 1l plaira à ces Messieurs », le chapitre l’en décharge dans une conclusion du 21 mai 1644 (%). — En 1693, dom Lobinau et le P. Brient recoivent des états de Bretagne une allocation de 180 livres pour un voyage de quatre mois en Touraine et en Anjou, afin d'y voir les archives des abbayes, qui avaient des prieurés en Bretagne et celle des Cathédrales de Tours et d'Angers, pour leur histoire de Bretagne (*). |

On ne peut qu'applaudir à ces communications : malheureusement, les chanoines euxmêmes firent de nombreux emprunts à la bibliothèque, ils ne rendaient pas les volumes et les annexaient aux leurs : par amour de la paix et par indifférence, on laissa tout aller. Écoutons les doléances de Lehoreau, au commencement du XVIII* siècle (‘): «ZZ y avait une très belle bibliothèque, qui depuis cinquante ans a été dispersée. Jar dans la mienne plusieurs volumes, achetés aux ventes des chanoines, sur lesquels sont oravées les armes du chapitre et les images des saints patrons.» Deux notes indignées, écrites au XVIII: siècle sur la première page de l'inventaire de 1472, traduisent d'une autre façon les mêmes regrets : € Les manuscrits de notre bibliothèque saignent de semblables playes, faites par ceux que nous y avons introduits trop librement. y — « Boylesve, docteur de Sorbonne et aumônier de Saint-Aubin en emprunta une grande quantité de messieurs du chapitre, où il avait un frère et d'autres parents, À sa mort, les relivieux de saint Aubin les ont mis parmi les leurs (°).»

Le 3 novembre 1787, trois titres anciens furent communiqués à Dom Vielleville, bénédictin, auteur du Zzvre sur la Noblesse existante avant 1400 (').

Malgré les déprédations dont j'ai parlé tout à l'heure, bon nombre de manuscrits (4/5 avaient la vie dure !) existaient encore ; on en débarrasse les deux chambres de la bibliothèque pour les entasser sur les armoires de la salle du Chapitre. Brossier en fait inventaire en 1736 ().

1. Les saints prètres français du X VIT siècle, par Joseph Grandet, publiés par G. Letourneau, 3° série, p. 60.

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