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Le luminaire et les appareils v’éclairage. 301
vigtlle de Noël deux douzaines de chandelles, une douzaine de blanche et une douzaine de rouge et à la fêle de la chandeleur deux chandelles l'une blanche et l'autre rouge et ung cterge de demye livre de cire neufve, que mes dits seigneurs et officiers emporteront si bon leur semble. et sera la chandelle qui sert quotidiennement aux corbelliers et maïre-chappelains à psalmodier de grosseur et longueur comme celle de messieurs servans à dire leurs heures et selon les estelons veuz entre les parties et fourniront de chandelle au sécrétain comme de coutume et à l'organiste pour lui esclarer à jouer des orgues, quand besoing sera et audit secrelain de bougie pour allumer les cierges el généralement de tout le luminaire accoutumé... pour QUATRE CENT QUARANTE LIVRES TORNOIS par an aux termes de Noël et saint Jehan Baptiste.
Nouveau bail de trois ans avec Macé Arondeau, cirier, le 29 août 1597 (*) pour six. CENT LIVRES.
Pierre Gaignard, chanoine fabriqueur, signe le 17 août 1600 une convention avec /ean Cherfils, cirier, pour SEPT CENTS LIVRES par an (‘). Les fondations de nouvelles fêtes ou l'élévation des anciennes à un degré de solennité supérieur se succédaient avec les années ; aussi voyons-nous la dépense de la cire s'accroître continuellement.
On comptait, en 1416, six fêtes solennelles de grand luminaire; il y en avait onze en 1600 (:),sans parler de plusieurs fêtes à cinq chapes doubles ou semi-doubles (+), auxquelles le cirier devait dix grands cierges pour le maître-autel, trois pour le chœur et trois pour la brandelle.
Le bail de Daniel Béraudin pour cinq ans, en date du 17 mars 1604, est de SEPT CENT SOIXANTE LIVRES (5). Zaurent iret prend «le fournissement de la cirey le 9 août 1614, durant cinq années, au prix de SEPT CENT SOIXANTE-DIX LIVRES (‘). Dans l'intervalle, le chanoine Gaignard avait fondé vingt-six cierges d'une demi-livre, pour le tour du chœur, la veille et le jour de la Nativité.
Le chapitre ajoute encore deux fêtes solennelles, la saint Yves et la saint Louis et deux fêtes à cing chapes, la Circoncision et Notre-Dame de Piété (sic), aussi voyons-nous le prix du marché conclu le 7 juin 1622 avec Daniel Béraudin monter à HUIT CENT TRENTE LIVRES, avec concession des «veuz ef oblacions de cire présentés devant l'autel saint Kené, mais pas des autres (7).
[1 paraît que les prescriptions liturgiques, notamment celle d’avoir deux cierges de cire allumés pendant la célébration de la messe, n'étaient pas régulièrement observées : une délibération du 15 février 1658 en rappelle aux habitués de l'église la stricte obligation. Le fabriqueur fit mettre à cet effet deux chandeliers à chaque autel (°).