‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 399 sur 437 · IV. — DE 1802 À · texte numérisé non relu

IV. — DE 1802 À

L'invention des cierges d'économie où souches à la fin du XVIIIe siècle, de la éougie de l'Etoile et l'admission pour la décoration de l'autel, de flambeaux et de candélabres pour le salut, changèrent totalement les conditions et l'aspect du luminaire. Je me souviens avoir vu (vers 1850) deux grands candélabres en cuivre, garnis de plaquettes de cristal, entre les colonnes sur les côtés de l'autel ; jusqu'en 1872, vingt à trente flambeaux argentés alignés sur deux rangs faisaient le seul ornement de l'autel pour les saluts. Ils furent alors remplacés par des candélabres en style moyen âge et en bronze doré, dont les lumières diversement étagées font un meilleur effet assurément.

Le gaz fut introduit à la cathédrale sous Mgr Angebault. Au risque de mettre le feu au baldaquin du maître-autel, on dessina les contours de la corniche avec des becs de gaz ; plus tard il fut amené, par des conduits placés au-dessus des voûtes et des tuyaux de descente à des lustres en style Louis XV, achetés par les soins de M. l'abbé Joubert, vers 1848. Il y en avait trois grands, un moindre au bas de la nef et un autre semblable dans le chœur ; on peut encore voir les plus importants dans la salle synodale. Ces lustres, à peu près d'accord avec le style de l'autel, masquaient le Saint-Sacrement quand il était exposé et gênaient la vue du prédicateur. Leurs quarante ou cinquante bobèches, faites pour des bougies, restaient toujours vzdes et les six becs de gaz, qu'on y avait adaptés tant bien que mal, sortaient au hasard de cet amas confus de bobèches et de plaquettes de cristal. La fabrique les remplaça en 1878 par des bras de lumières, fournis l’année suivante par M M. Chertier et Poussiélgue, au prix de 4300 francs. Cet éclairage n’a rien de somptueux, il est suffisant.

Page 1