‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Le mobilierChapitre 4 sur 437 · Bibliothèque municipale, ms. 618, t. III, p · texte numérisé non relu

Bibliothèque municipale, ms. 618, t. III, p

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un cor d'ivoire et probablement de nombreux tissus d'or et de soie. Le passage suivant de son éloge funèbre fait foi de sa générosité... Antiguam hujus ecclesiæ fabricam tem- Porum veluslate et quadam caliginosa fuligine denigratam eleganti ædificio et illustris operis novitate renovavit et tam preclaro opere exstructam preciosis ornamentis et palliis palliavit…. Pretlera quam plurima munuscula nobis dederit, lonoum est prosequi, quot capsulas et capas sericas… el in fine in signum fœderis omnia pontificalis ordinis ornamenta, tanquam excilus ejus extrema eximia el proprium pro exagtillo relinquens, nostro gazophilacio dele-

gavil…. (*).

Son successeur, Nicolas Geslant, par son testament daté de 1289, laisse plusieurs ornements à l’église (*). [Il avait fait décider qu'à l'avenir chaque chanoine donnerait une chape de soie valant XII livres, dans les trois ans qui suivraient la prise de possession de sa prébende. Si le chanoine la quittait, il n’en était pas moins tenu à fournir sa chape. Quand il mourait avant de l'avoir payée, le Chapitre la réclamait à ses héritiers (:).

Cette mesure produisit les meilleurs résultats; jusqu'à la Révolution, les chanoines payèrent leur chape régulièrement et même, quand ils obtenaient une dignité, ils en devaient une seconde. Parfois le Chapitre acceptait un drap d'or ou de soie à la place de la chape; d'autres fois encore il dispensait tel ou tel de ses membres de cette redevance, quand il avait contribué à quelque dépense extraordinaire. Il va sans dire que le prix de la chape ne fut pas toujours le même : en 1441 elle était taxée à douze réaux; plus tard elle fut portée à 200 livres (+).

Les évêques, de leur côté, devaient, à leur entrée, un parement d’autel, et une chapelle complète dans le courant de leur épiscopat. Plusieurs fois le Chapitre dut rappeler cette obligation à leurs héritiers (;). Cependant en général ils étaient fort généreux, comme on le verra dans la suite.

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