Ibidem, t. 1], p
« près de l'autel sainte Anne, le 3° dans la nef vis à vis de la chèze, les habitués de cette « église ayant la coutume de se réconcilier dans la sacristie, fazf opposition à ce nouvel
€ établissement (:).
L'ancien trône épiscopal, construit sous Mor Fouquet de la Varenne, fut démonté, le 17 janvier 1690, et transporté au bas de l'escalier de l'évêché pour servir de confessionnal à Monsieur l'Évêque (°}. |
M. Rousseau fit faire un beau confessionnal à M. Houdebine, chanoine, le 5 mars 1764 (*).
Le 19 mai 1701, deux confessionnaux de l'ancienne paroisse furent réclamés pour le service de la cathédrale, devenue paroissiale (depuis l'organisation du clergé constitutionnel) par M. Bretault, procureur en charge. |
Ces meubles et tout le reste disparut en 1793. Après la réouverture des églises, la fabrique fit placer, en 1802, {rois confessionnaux, dont l’un fut payé à un menuisier nommé Margerie et les autres provenaient de l'église des Ursulines (paroisse pendant quelques années), Un quatrième est commandé au prix de 8o livres (+).
Plus tard, deux rangs de confessionnaux symétriques meublèrent les murs des transepts, autrefois occupés par des autels renversés à la Révolution. Ils existent encore du côté de la sacristie, tandis que du côté de l'évêché, ils ont fait place à trois autels, érigés en 1860.
Je ne parlerai ni des cartons des tapisseries, ni des rideaux des orgues, ni des volets en bois peint de la châsse de saint Maurille ou de la niche de la statue de Notre-Dame de Consolation, décrits précédemment. Je m'en tiendrai aux /ableaux proprement dits,
. suspendus aux murs ou enchâssés dans les /ombeaux. Pour ces derniers, je les rappellerai
seulement, la description en est donnée ailleurs. L'ordre chronologique sera suivi, autant que possible ; pour plusieurs tableaux, la date exacte n'est pas connue.
1439. ? Portrait de l'évêque /7ardouin de Buerl, au-dessus de son tombeau.
1447. Portrait de l'évêque /ean Michel, suspendu au mur, près de sa pierre tumurlaire. |
14... Tableau du or Mort, attribué à Gilbert Vandellant, au tombeau du roi René.
1458. Après la fondation de l'Ordre du Croissant par René d'Anjou, les armoiries des chevaliers reçus dans les promotions successives, peintes sur un carré de bois, en couleurs et dorure très vives » furent fixées au mur du transept sud. Il est fort probable qu'après chaque nouvelle réception de chevaliers, on ajoutait leurs blasons à ceux des années précédentes; toutefois celui de Jean du Bellay n'y fut placé qu'en 1622. Quelques autres, sans heaume ni lambrequin, furent copiés sur les broderies des chapes de l’église.
1. Bipliothèque d'Angers, Ms. N° 637, p. 292. C’est par erreur que Mgr Arnauld mentionne ici un autel Saznte- Anne ; il n’y avait derrière le maître-autel, que celui de Saint-René et celui de Votre-Dame de Consolation. La statue de la sainte Vierge de ce dernier était, il est vrai, enfermée dans un tabernacle, dont les volets de bois peint représentaient l’un saint Joachim, l’autre sainte Anne, c'est sans doute à cause de celà que Mgr Arnauld parle d’un autel Satnte-Anne.
2. Bibliothèque de l’'Évêché. Cérémonial de Lehoreau, t. III, p. 13 et p. 18.