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CHAPELLES

À. La chapelle Curiale, paroissiale du Crucifix ou de Saint-Maurice avait évidemment une fabrique, distincte de ceile de la cathédrale : je n'ai trouvé que fort peu de chose sur son ancien mobilier.

Meubles. — Le chapitre fait enlever tous les bancs, mis dans la chapelle du Crucifix pour empêcher les querelles, qu'ils occasionnaient le 7 août 1507 (+).

Tout le mobilier fut vendu aux enchères le 19 mai 1791. L'énumération en est donnée dans un portefeuille conservé aux Archives de Maine et Loire : jy remarque entre autres choses vingt morceaux de tapisserie, transportés avec les ornements au château (lieu du dépôt).

Les bancs qu'on y voit maintenant étaient autrefois dans la Cathédrale : ils y furent apportés en 1848.

Tableaux. — Bruneau de Tartifume écrit en 1623 (5): « Après suit du côté gauche cette autre (épitaphe), guz est au bas d'un grand tableau ancien, qui pend au dit costé gauche de la muraille, auquel sont depeincts ceux qui sont cy après nommés, ensemble tous leurs descendants. Jehanne de la Malgueraye, épouse de Jean Fleuriot et leurs enfants, la dicte Jeanne décédée le 12 octobre 1529. 3 — « Devant un gros pilier, vis-à-vis l'autel de la Trinité est représenté au vif défunt honorable homme Robert Bruneau, mon ayeul... y

Jésus au jardin des Oliviers forme le retable de l'autel N.-Dame de Pitié. M. Denais donne ce tableau comme étant du XVII siècle et de l'école française (*). À gauche, sur la muraille voisine, on remarque un autre tableau Jésus descendu de la Croix de même date et de même origine, suivant M. Denais (’). Il occuperait l'emplacement où il y a vingt ans se trouvait le Vzatique, toile de 7onesse (*).

À droite de l'autel de la Vierge, est suspendue une grande toile représentant /és4s

guérissant les aveugles et les paralytiques, signée Sophie Marais, 1835.

1. Notice de la ville d'Angers, par Thorode, avec notes de l'abbé Longin, p. 103,

2. Bibliothèque de l'Évêché, Cérémonial de Lehoreau, t. I, p. 575. Les docteurs de Théologie obtiennent la permission de faire une fenêtre avec des vitres, du côté de la maison du Secrétaire proche la #ouvelle chaise.

. Tablettes historiques et ecclésiastiques, par Jacques Dubois, 1761. Manuscrit appartenant à M. Godard, p. 11.

. Bibliothèque d'Angers, Ms. N° 656, t. I. (Banc.)

. Ibidem, Ms. N° 871, pp. 111 et 120.

. Monographie de la cathédrale d'Angers, p. 147.

. bidem, p.148.

M. Grille, dans ses Piographies particulières, à la Bibliothèque d'Angers, a recueilli 1° une carte de ce peintre, sur laquelle on lit: A7. T'Aonesse, élève couronné de l'École Romaïne, peintre d'histoire et de portrait, professeur de peinture, dessin, figures, paysage el perspective, place du Pilori, o, à Angers et 2° une Nolice sur deux tableaux de M. Thonesse, exposés au Musée d'Angers pendant la foire de la Fêle-Dieu 1824; en voici un extrait.

1° Portrait de Henri IV, de grandeur naturelle, d’après le masque, moulé sur sa figure en 1793.

2° Le retour de la Foire. Tableau composé de cinq figures en pied, de grandeur demi-nature.

Nota. On peut voir dans cette ville deux tableaux du même artiste. L'un est un Æcce Lomo, figure de six pieds ; 1 décore l’un des côtés de la Chapelle du Calvaire, dans l’église Saint-Maurice. L'autre otine le retable du maîtreautel de la Chapelle de la Vierge, adjointe à la Cathédrale et représente un agontsant prèt à recevoir les dernters sacrements.

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eubles et Ustensiles. 317

Enfin, on peut remarquer au-dessus des fonts baptismaux un tableau acheté pour la fabrique 400 1. par M. Denais, chanoine ; c'est le Baptême de Notre-Seigneur ().

B. Chapelle du Christ, anciennement de Sainte-Anne.

Le long des murs, le chapitre avait fait placer des coffres ou pupitres pour renfermer une partie des livres de l'église. [Inventaire de 1505: « Libre existentes in Capella beate Anne in quodam pulpitro ab utroque latere (*).»

Le 19 mai 1791, au moment de la vente des meubles de la paroisse, M. Bretault, procureur de la fabrique, fit transporter dans la chapelle Sainte-Anne un caronard de fer à quatre pieds, où étaient seize sacs de titres et papiers, sur lequel le district apposa les scellés (*). Les deux objets mobiliers les plus remarquables qu'on y voit aujourd'hui, sont le devant d’autel en chêne sculpté et le retable peint sur bois du XVE siècle, dont on a lu la description dans le chapitre du Vouveau trésor (pp. 247 et 248). Ce sont, chacun en leur genre, de vraies œuvres d'art.

Le tableau de saint Maurice, donné par l'État, est de François Heim, membre de l'Institut (1787-1864). Celur de la Vierge a été peint par M" Benoist. Ils furent placés dans la chapelle entre 1821 et 1823. L'année suivante, 7 #onesse, qui avait précédemment fait la fresque du fond, « un ciel très orageux }, fournit à la fabrique pour 200 livres le tableau de l'Æcce homo.

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