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Les tapisseries. 85
4° Pour l'Assomption, le chœur seul jusqu'après l'octave de saint Maurice.
s° Pour la Saint-Maurille, il faut tapisser les chapelles et la nef (le chœur l’étant depuis l'Assomption) et détapisser après la Saint-Michel. Rien pour la Toussaint.
Où conservait-on les tapisseries ? & /n revestiario una magna archa bene ferrata, ubt est Tapiceria ecclesie et servit dicta archa ad revestiendum » (Inv. de 1467 à 1539). Au XVIIIe siècle, on les déposait dans un meuble, nommé le Grand Tapissier, sous les cloîtres ().
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Œbhapitre iÿ, — Vandalisme au XVIII° siècle.
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MES tapisseries avaient remplacé les anciennes tentures (faelles, culcitre picte, DA baudequint, sargie) (*) ; nous allons les voir mettre au rebut à leur tour. Après la construction du maître autel à Baldaquin, le chapitre cherche un —Ù prétexte pour se débarrasser des tapisseries, alors démodées (:).
Le 9 Nov. 1767 « Messieurs ayant remarqué que /es fapisseries causarient aux voix un érès grand préjudice ont arrêté que celles tant du chœur que de la nef ne seront plus tendues, mais qu'elles seront déposées dans l'armoire jusqu'à ce que le chapitre ait décidé l'usage qu'on en fera ». Toutelois, le 5 décembre 1768, après mûre délibération, Messieurs ont suspendu jusqu'à la confection du nouveau chœur l'exécution de cette conclusion (+). € Messieurs arrêtèrent, le 25 mars 1782, que les tapisseries ne seront pas tendues pour la fête de Pâques, et même qu'on ne les lendra plus du tout (5). »
Enfin, le 5 avril 1782, « Messieurs ont décidé de VENDRE toutes les tapisseries, à l'exception de celles guz sont nécessaires pour le reposoir du Jeudi- Saint (*) et d'en faire annoncer la vente par la voix des affiches tant de cette province qu'étrangères (7) ».
Cet acte odieux de vandalisme fut-il consommé ? Oz, d'après une note de M. Grille : € Les tapisseries, dont on parait ci-devant l'éolise dans les solennités et qu'on A VENDUES DEPUIS QUELQUES ANNÉES, avatent élé données, savoir, etc. (*) L' Apocalypse, cependant, fut épargnée et transportée à l’époque de la Révolution dans /a ci-devant abbaye de Saint- Serge. Bénaben y fait allusion dans sa réponse du 3 complémentaire, an XIII, à Merlet- Laboulaye, dont la lettre ne nous est pas parvenue : «... en 4° lieu, dans la description de l'orangerie, tu nous parles de quelques vieilles tapisseries, qui en tapissent les murs ou qui
1. Bibliothèque de l’Évêché, Cérémonial de Lehoreau, 1. 1, p. 116.
2. Bibliothèque d'Angers. Ms. N° 666. — Année 1470. — Recepit bursarius ex venditione guarumdam sargiarum anliquarum dictæ ecclesiæ antique factionis 1X 1. VIII s. XI d.
3. Mercier, dans son 7'ableau de Paris, 1783. Vol. VI, p. 91, écrit: On a banni des appartements ces tapisseries à grands personnages que les meubles coupaient désagréablement. Le damas à trois couleurs et à compartiments égaux, a pris la place de ces figures qui, massives, dures et incorrectes ne parlaient pas à l'imagination des femmes... Les tapisseries descendent des galetas pour le jour de la Fête-Dieu, ou bien on les envoie à la campagne pour garnir les mansardes.
4. Archives Départementales. Conclusions du Chapitre 1767-1768.
5- Archives Départementales. Conclusions du Chapitre 1780-1785, p. 228.
6. Archives Départementales. Conclusions du Chapitre 1760-1761. La fille Mabille raccommode quatre pièces de tapisseries, unies en deux, l’annonciation, la naissance et la vie de N.-Seigneur qui servaient au reposoir du Jeudi-Saint.
7. Archives Départementales. Conclusions du Chapitre 1780-1785, p. 230.