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Les tapisseries. 95 «et de sa seule autorité les fit tendre dans les chapelles des Évêques et des Chevaliers. A € la place d'icelles, il fit tendre deux pièces de l'Apocalypse qu'on avait coutume de tendre € dans les dites chapelles. I] fit aussi couper en deux la tenture de tapis qui est au-dessus € de la porte de la sacristie, où sont représentés les mystères de la vie de Notre-Seigneur, € son Baptême, l'Annonciation et la Cène, la dite tenture donnée autrefois par Jean € Olivier, évêque d'Angers. On y voit ses armes aux quatre coins. On garde très exactement « cet ordre quand on tend les dites tapisseries, et l'église en paraît mieux décorée et ornée € que de coutume (:) »
Cette appréciation de Lehoreau, disant que l'église paraissait mieux parée depuis qu'on tendait l’Apocalypse dans le chœur comme dans la nef, est très juste, mais il faut remarquer qu'avant 1699, le jubé placé au haut de la nef, empéchait le spectateur de voir les tapisseries du chœur en même temps que celles du bas de l'église, si bien que personne ne pouvait être choqué de la différence, qui existait pour le style, le genre de dessin et les hauteurs entre les tapisseries de Charles VII et l’Apoca/ypse.
Le jubé détruit et l'autel mis à la Romaine, il est certain qu'il fallait applaudir au changement opéré par Mer Le Pelletier.
Quelques restaurations furent faites à la tapisserie, notamment en 1714 ; cette date figure dans la bordure supérieure du tableau n° 66.