Bibliothèque d'Angers, Ms. 658, p
2. Bibliothèque d'Angers, Ms. 624, t. I, p. 99. Le 15 juin 1504, François de Rohan fut sacré dans l’église du Verger, où est son portrait, d'où l’on a tiré celui de l'Évêché.
3 Bibliothèque de Tours, Ms. N. 1168, p. 57.
16 onographie de la cathédrale d'Angers.
119 Suivent ceux qui doivent porter le prélat de Saint-Aubin à l'église d'Angers :
1. M. de la Trémouille, à cause de sa terre de Briolay est homme de foy-lige et pour ce, tenu de porter l'évêque en sa chaire : le bras droit lui appartient.
2. M. de Beaupréau, à cause de sa terre de Chemillé, aussi homme lige, a le bras gauche.
3. M. de Vendôme, pour sa terre de Blou, homme de foy-lise, a le bras droit de derrière.
4. Le baron de Gratte-Cuisse, homme de foy-lige, à le bras auchc de derrière.
12. M. l'Evêque pourra coucher le jour d'avant son entrée à Eventard et aller le lendemain à saint Serge ou même y coucher. C'est là que les sens de ville doivent aller le saluer et l'accompagner jusqu'à la porte d'Angers, où doit être le s' de Briançon à pied, accompagné de gens d'armes bien embâtonnés et à l'entrée doit prendre le cheval ou la mule, sur la quelle l'évêque sera monté, par la bride pour le mener jusqu'à l'abbaye de saint Aubin. Quand l'évêque sera arrivé devant l'abbaye de saint Aubin, il doit trouver la grande porte fermée ; là doit être le s° de Briançon qui garde la porte par le dedans.
13. Mondit seigneur Evéque arrivé et descendu devant la porte. le s' de Briançon a droit de prendre le cheval ou la mule pour le service de ce jour.
14. Le Sr de Briançon doit faire aussitôt après ouvrir la grande porte par ses gens d'armes : le prélat va droit à l'église jusqu'au grand autel : il s'y posterne, fait une dévote oraison, se rend à la chapelle de l'abbé, puis dans une chambre pour se reposer, jusqu'à ce que les porteurs de sa chaise soient prêts.
15. M. l'Evêque étant dans sa chaise, prêt à partir, le s’ de Briançon marche en avant avec ses mens d'armes, fait faire place pour que l'évêque soit plus à son aise, le pole sur lui.
16. Lorsque M. l'Evêque est arrivé à l'église et après la cérémonie, à sa maison, le dit s' de Briançon est tenu de lui servir de portier et de faire varder la porte pour empêcher la foule.
17. À l'heure du diner, le baron de Gratte-Cuisse doit se présenter avec deux bassins d'arwent du poids de quatre marcs, quoiqu'ils ne fussent que de trois marcs autrefois. Après avoir donné à laver, il a le droit de retenir les dits bassins pour son office.
18. Après que l'Évêque sera lavé, il doit faire la bénédiction de la table et s'asseoir dans sa chaise de grand banc.
19. Le dit évêque assis, le s' de Chemillé, vêtu en robe humble, portant sur son col une serviette blanche, est tenu, aidé de ses serviteurs, de la mettre devant Monsieur l'Evêque avec deux pains. Comme il est charyé de l'office de pazuetier, il doit en fournir sur toutes les tables tant au dîner qu'au souper au palais et ailleurs ; tout le linge des dites tables lui appartient. Ce qui reste de pain est à l'évêque qui doit le faire distribuer aux pauvres par ses demestiques.
20. Le seigneur de Briolay est tenu au service d'échanson et doit porter à boire au seiuneur évêque dans sa coupe dorée. Il n'est point déclaré de quel poids elle doit être, mais il semble à messieurs les vicaires qu'elle doit étre du poids de quatre marcs, compris le couvercle. Le jour passé et le service fait, elle appartient au dit seiyneur.
Œbapitre i — L'Œvéque. 17
Ce qui suit est extrait des registres de l'hôtel-de-ville d'Angers :
Le 25 août (1505), on lit à l'assemblée des lettres de M. de Rohan, qui prie Îles officiers municipaux d'assister à son entrée pontificale, qui se fera le 3 septembre. Délibération prise, on fera un présent au prélat en considération des services importants rendus à la ville par le maréchal de Gié, son pére. Les Maire et échevins et les plus notables iront au devant de l'Évêque jusqu'à Saint-Serye, ne lui feront point de harangue, mais la révérence avec offre de tous honneurs, plaisirs et services de corps et de biens.
Le 5 septembre, en habillements honnestes se trouvèrent à la tête des marchands à cheval et allèrent jusqu'à Saint-Maurice, les juges licutenants d'Angers, du Vau élu et le Maire qui portèrent le poëlc.
Si on compare l'Avertissement ci-dessus au récit de Guillaume le Maire, on voit comment la tradition a été minutieusement suivie.
Un mot maintenant sur la réception du pallium de François de Rohan.
Ayant été élevé sur le sièwe de Lyon en 1305, il voulut tenir le pallium des mains de Philippe de Luxemboury, évêque du Mans. La cérémonie s'accomplit à la cathédrale de Saint-Julien, à l'autel de Notre-Dame du Chevet, le 23 juin 1505 (‘}:il ne fit son entrée solennelle à Lyon qu'en 1506 (:).
Sean @litier, moine bénédictin, donna l'abbaye de Saint-Médard de Soissons à François de Rohan en récompense de l'évêché d'Angers, où il fut reçu solennellement le 10 novembre 1532.
À cette cérémonie, M. de la Trémoille, baron de Briolay, contrairement aux prétentions de la baronne de Chemillé, porta le bras droit en arriére de la chaise d'intronisation et servit d'échanson à Vévèque au diner. Une grave discussion s'était élevée entre François d'Availloles, procureur du prince de la Trémoille et Briant de li Cour, procureur de la Baronne de Chemillé : tous deux se poussaient rudement pour s'emparer du bras droit en arrière. L'évêèque trancha la difficulté en faveur du premier, suivant l'ancien usage.
En cette circonstance, l'évêque veillait au maintien des traditions: mais pour le diner, il imposa aux chanoines une innovation, qu'ils supportèrent à contre-cœur.
Jean Olivier en annonçant au chapitre, le 4 novembre 1532, son intention de faire son entrée le dimanche suivant, ajoutait qu'il se mettrait à table du côté droit et que les chanoines seraient à ses côtés. L'autre côté de la table serait occupé par les Abbés et la Noblesse. M'S répondirent qu'ils €ont coutume d'être seuls à la table de l'Évêque : il € serait bien à propos que les Abbés et la Noblesse fussent à une autre table... On fera € pourtant comme le désirera Monsicur l'Évéque. » Le lendemain il est décidé que chanoines et chapelains assisteront au dîner ex rochct ct en domino où chappe noire (?).
1. Histoire de l'église du Mans, de dom Piolin, T. V. p. 256.
2. Bibliothèque de Nantes. M. 1878 Cérémontes à l'entrée solenelle que ft à Lvon Fan 1506 Messe François de Rohan. Ce récit est fort intéressant, malheureusement quelques passages sont endommagés par l'humidité : je le signale néanmoins à l'attention des curieux.