‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 7 sur 212 · Ibidem — Guillaume de Chemillé, p · texte numérisé non relu

Ibidem — Guillaume de Chemillé, p

13 Ibidem — Guillaume de Beaumont, p. 3.

14. /istoire d'Anjou, par Barthélémy Roger, p. 122. 15. Séatuts Syrodaux, p. 4.

16. Liire de Guillaume le Maire, aux Archives de Maine-et-Loire, Série G. N° 7 dont j'ai reproduit des enluminures à la page 264 du tome 111 de la A/onographie (le Mobiler).

Œbapitre i. — L’Œvéque. 7

Ces autorisations reçues, les chanoines s'assemblent le 9 mars et fixent l'élection au 18 avril.

Au jour dit, les électeurs se réunissent € sxê/us capsam, in qua corpus beali Maurilii confessoris in 1psa ecclesia requiescit y ayant chacun une chandelle allumée à la main et le droit jusqu'à son extinction de présenter leurs objections. — A l'unanimité, ils désignent pour évêque Guillaume, dit le Maire, maire chapelain et pénitencier de Nicolas Geslant.

Au trésorier, lui demandant son consentement, le nouvel élu répond humblement : € l’olens nolo, Nolens volo. »

Aussitôt il est porté au grand autel: toutes les cloches sont en branle, le Te Deum éclate, puis devant une foule immense Guillaume est conduit au jubé €ad pulpitum, in quo Epistola et Evangelium in dichus solempnibus solent Legiy, présenté au peuple par le trésorier et le doyen « 1pso decano populunt alloquente ».

Le lendemain, le chapitre sollicite des chanoines de Tours la confirmation de l'élection et la permission de faire sacrer le nouvel évêque.

Le 24 avril arrivent les lettres de confirmation du chapitre de Tours, qui convoque les évêques suffragants au sacre de l'élu dans l'église abbatiale de Saint-Aubin.

Sur ces entrefaites, Renaud de Montbazon est nommé archevêque de Tours. Nouvelles formalités : le 20 mai, il confirme la décision de son chapitre et le 29 du même mois, il charge l'Évêque de Rennes de sacrer Guillaume le Maire le dimanche après l'Ascension et délèvue plusieurs de ses chanoines, afin de recevoir à sa place Ie serment accoutumé du nouvel évêque € subjectionis, reverencie el obedientie et aliàs debilunr juramentunm. y Guillaume le Maire se rend à Vincennes prêter serment de fidélité au Roi € frout ait episcopt andegavenses, predecessores sur, regibus Francie, predecessoribus suis > : puis il reste trois jours à Paris pour y acheter ce qui lui est nécessaire. € Æeimus mitram puleram et guanidam parvi precii, pannos sericos duos vel tres, ornamenta cpiscopalia el alios pannos Pro nobis, pro octo vallelis seu armiveris, item selles, frena cl alia pro cquis el summartis necessaria et quedam alia » (‘).

Aïrive enfin la cérémonie du sacre.

La veille, 2 juin, Guillaume le Maire se rend de grand matin de son château de Ville- Leveque à l'abbaye de Saint-Serve. Après vépres et complices, il se retire dans la chambre de l'abbé, se fait raser et prend un bain. Le soir, au son du couvre-feu, il récite tout le psautier dans l'église devant l'autel de la Sainte-Vicrge, y chante Matines ct va prendre un peu de repos vers le milieu de la nuit.

Le 3 juin, jour du sacre, ilse rend à cheval de l'abbaye de Saint-Serge à celle de Saint- Aubin. Près de la grande porte, voici Brient de Montjean, scigneur de Briançon, tenu de frayer passage à l'évêque au travers de la foule non seulement à Saint-Aubin, mais aux portes de la cathédrale et du palais épiscopal €diclo milite de Bricacon cut SUIS complicibus et adjutoribus (multis militibus cl armiveris) nos precedente. via faciente ct turbam arcente cum baculis el aliis necessariis.….» En retour, il a droit au cheval de l'évêque €...idem dominus de Bricucon ipsum palcfredum, cui insidchbamus, capi fecit, quia suus €rab,

1. Paris était dès cette époque, la grande ville de ressource, où l’on pouvait se procurer, sans avoir besoin de les commander à l’avance, les objets les plus divers.

8 onograpbie de la cathédrale D'Angers.

racione obsequii el servicti. » Après avoir franchi la porte de l’abbaye, non sans diffculté, epropler turbam et hominum mullitudinen copiosam y, Guillaume le Maire entre dans l'église, se prosterne devant le maître-autel pour y faire oraison : il va dans la chapelle de l'abbé, puis dans une chambre s'y reposer un instant. ‘

Arrivent les délécués de l'archevêque de Tours, pour rédiger la formule du serment de fidélité à prêter et à signer <swper sanctum allare manu propria ». Cette formalité ne se remplit pas sans difficulté € post mrultas allercationes et disputationes ».

Autre incident dans le même appartement. Maurice, seigneur de Craün et de Briolé, un des quatre vassaux de l'église d'Angers (qui devaient le porter dans une chaise d'honneur du maître-autel de Saint-Aubin à celui de la cathédrale après son sacre), était en Angleterre pour le service du roi de France. Son fils aîné, Amauri, alors âgé de 11 ans, envoie Mathieu de Quatrebarbes, un de ses soldats, annoncer à Guillaume le Maire, son intention de remplacer son père. L'Évêque refuse : suivant lui, la fonction était personnelle ; Amauri n'étant pas encore seigneur de Briolé, ne pouvait être vassal de l'église d'Angers, d’ailleurs n'était-il pas trop petit et trop faible ?... Amauri s'obstine.. On ne parvient pas à s'entendre.

Guillaume le Maire se revêt dans la chapelle de l'abbé de ses ornements épiscopaux de bougran, sauf de la mitre, de l'anneau, des gants et de la crosse, assisté des évêques de Dol et de Quimper.

Il se rend ensuite à l'église et reçoit devant l'autel la consécration de la main de Guillaume de la Rochetanguy, évêque de Rennes, assisté des évêques de Dol, de Vannes, de Saint-Malo, de Quimper et de Léon, les autres suffragants s'étant excusés.

J'interromps ici le récit de Guillaume le Maire pour donner l'ordre de la consécration, d'après le pontifical de Saint-Serge du Musée Dobrée, de Nantes (p. 64") (‘) plus récent, il est vrai, de 120 années environ.

Hic incipit consecratio episcopi.

Primo revestito electo, deducunt eum episcopi Cenomanis a dextris (‘), ad Metropolitanum. Îterum personaliter deducitur ad altare. Tune, incipit Cantor officium misse. Consequenter dicitur letania, Et antequam dicatur: U nos exvaudire digneris, surgens Metropolitanus dicit : U£ electum istum benedicere digneris, etc. Letania finita, incipitur solempniter Ayrie. Postea vero, Metropolitanus dicit collectam pertinentem ad diem.

Finito Evangelio, legitur decretum et excusationes episcoporum. Hoc completo, assurgentes episcopi, dicant ea que secuntur domino metropolitano hoc modo : Xev. Pater, postulat sancta mater ecclesia ut hunc presente presbiterum ad onus episcopatus sublevetur… Hoc dicto, respondeat Metropolitanus : Sczfis i/lune dionum esse ? Respondent episcopi : Scinus et credimus illum dignum esse. Respondeant omnes : Deco grafias.

Hic faciat electus confirmationem, archiepiscopo dicens : Æço NW. N. ecclesie nunc consecrandus episcupus, huic sancte Turonensi ecclesie et tibi pater N. tuisque successoribns

1. Ce pontifical ( N'y72 du catalogue de la Vente de M. Toussaint Grille, d'Angers ) fut acquis en 1851 par M. Dobrée pour 305 francs. Ii porte au f°7 les armes d'Hélie d'Angoulême, abbé de Saint-Serge, de 1387 à 1389. puis de 1412 à 1418. On y compte plus de cent petites miniatures, représentant la plupart des cérémonies, auxquelles le texte est consacré:

2. L'évéque du Mans était premier suffragant de l’archevêque de Tours : il avait préséance sur les autres évêques.

. Chapitre i. — L'Œvéêque. 9

canonice substituendis, obedicnciam, subiectionem, reverenciam promicto cl super hoc sanclum allare propria manu firmo.

Tunc hec professio recipiatur et in sacrario recondatur, ut in testimonium reservetur.

Postea, incipiat eum examinare Metropolitanus his verbis : lnéiqua sanctorum patrum énstitulis docel ct precipit ut (Suivent de longues interrogations).

À la fin les évêques répondent en. €Tunc clectus faciat professionem suam, sicut supra continetur. Deinde cantetur missa tota de die cum Credo et Offerenda et cantetur Litania, qua finita, surgat Metropolitanus et dicat istas duas oraciones : :1desto supplicalionibus.…. Oremus, dilectissimi, ut nobis huic vire. Propiciare Domine….

Et hic dicat dominus Metropolitanus excelsa voce, episcopi vero, submissa voce : Dominus vobiscum, ele. usque Æferne Deus quod sequitur. — Sequitur prefacio. — Per omnia sæcula etc. — Eterne Deus, Bonorum omniun Deus... Suit une préface notée. Après : 4oc in ejus moribus actibusque clarescal : Hic ponat archiepiscopus E vangelium apertum super caput ejus et inter scapulas, dicens : Comple in sacerdotio {uo... rore sanctifica. Hic, mutet vocem, quasi oracionem, ponens oleum in capite mixtum cum crismate sancto, dicendo: Unguatur..…. cum spirilu sancto. Eo modo coepiscopi manibus suis perungant caput ejus et postea imponatur ei cucuffa et mitra. Metropolitanus autem finiat prefacionem suam dicens in voce precedentis prefacionis : //oc Domine copiose…. (suite de la préface) Possit esse devotam. Per Dominum.… Tunc archiepiscopus ponat oleum in manibus cum crismate et dicat interim hanc oracionem: Urguantur.… per cumdem..…. Eodem modo alii episcopi faciant et dicant. Tunc archiepiscopus solus confirmet policem dextere manus cum crismate dicens : Deus ct patcr.… ad salutem Per dominun — Hic ponantur cirotege in manus ejus — Hic det ei baculum dicens : Accipe baculum.… recorderis. Benedictio annuli: Creator... in nomine patris. ete. Hic mittat annulum in divito electi qui dicitur digitus medius dicendo : :Lccipe anulune..…. est honor et gloria tn secula seculorum. Amen.

Cetera fiant per ordinem. Cum sccreta de die, dicatur hec secreta : //ec hoslia, quesumus, domine... sanctificet per dominum ete. — Cum communione de die, dicatur ista communio Hec nos communtio.…. consortes. * |

Et hic det archiepiscopus ipsi novo episcopo librum evangeliorum dicendo : Aceife Evangelium… graciam, Qui vivit etc.

Pax tibi. Hic, episcopus consecratus dat benediccionem. Postea det ei archiepiecopus pacis osculum et ceteri episcopi.

Pour les prières, dont nous ne donnons que les premiers et les derniers mots, on peut voir le Pontifical Romain,

Revenons au livre de Guillaume le Maire,

La messe est terminée, il a donné sa bénédiction au peuple,

Aussitôt après, on fait approcher de l'autel la chaise, couverte de deux draps de soie, sur laquelle les quatre barons vont le porter jusqu'au maître-autel de la cathédrale (paratam habuimus cathedram, duobus palliis sericis coopertan ad deportandum nos...» En avant et à gauche voici Guy de Chemillé, à droite Thibault, seigneur de Mathefelon (près duquel le jeune Amauri de Craün, monté sur les épaules d'un soldat remplace son

10 gonograpbie de la cathédrale d'Angers.

père) ; ex arrière et à droite se place Hugues de Baracé, seigneur de Blou, à gauche Jean de Beaumont, seisneur de Grattecuisse (").

Avant de consentir à s'asseoir sur cette chaise d'apparat, Guillaume le Maire fait rédiger par l'évêque de Rennes une protestation contre les agissements du jeune Amaury de Craün.

Ceci fait, il paraît enfin aux yeux de la foule, revêtu de ses ornements, le livre des Évangiles appuyé sur sa poitrine, coiffé de la mitre et pardessous d’une sorte de bonnet <propter unctionen cucufalus quadam magna cucufa sublus mitram » : 1 donne sa bénédiction à droite et à gauche sans discontinuer.

Le cortève s'arrête à la porte Angevine : elle est fermée. Par le guichet, l'archidiacre d'Outre- Loire, Godefroid, réclame à l'évêque au nom du Chapitre le serment d'usage. La porte s'ouvre, Guillaume le Maire est porté jusqu'à la galerie. — Là, le même archidiacre lui demande si son entrée est pacifique € Æstue ingressus tuus pacificus ? — Pacificus, » répond-il aussitôt.

A peine l'évêque a-t-il franchi le seuil de sa cathédrale, qu'il rencontre les chanoines et les chapelains revêtus de chapes de soie €/psum ecclesian ingredientibus, occurrit nobis Processio, capis sericis ornala ».

Le clergé chante le répons € Pealus Mauricius » pendant lequel l'évêque, toujours porté sur les épaules des barons, arrive au pied de l'autel ; il descend de sa chaise, se prosterne, fait une prière et se lève pour chanter le verset: Zas{orum anime in manu Dei sunt et l'oraison des martyrs € Deus, qui nos concedis.…. »

Déjà le trésorier de l'église avait pris possession des deux draps de soie, comme il en avait le droit € Duo pallia, quibus erat dicta cathedra cooperta, et ea retinuit, quia sibë erant debila.»

De son côté, l'évêque avait déposé sur l'autel une pièce de riche tissu, pour l'église,

Alors commence la messe du jour : elle se poursuit juqu'à l'offertoire. Les fidèles s'empressent à porter leur offrande : la foule est telle que pour s'en garantir, l'évêque s'abrite derrière une sorte de balustrade € Zx/ravimus unam cuvam, ne pressura hominum in oblacionc currentium gravaremur 3. Bon nombre de vases d'argent ét de vermeil lui sont offerts : la liste ne nous en est malheureusement pas parvenue. € Æ4 func nobis oblata fucrunt multa casa argentea cl deaurata, que in aliis scriptis nostris continentur ».

Après l'Agnus Dei, Guillaume le Maire donne la bénédiction solennelle de la fête de l'Ascension €gue compelcbat diciy.

La messe terminée, il entre au palais épiscopal par la porte du transept nord, revêtu de ses ornements et non sans difficulté € profiter cfrenatan mrultitudinem et niniam pressurant hominun y. H se rend aussitôt dans sa chambre, y dépose ses ornements, prend un rochet nouveau, ct une sorte de mosette ou vétement court, enfin un manteau et se rend paré de sa mitre et de la coiffe de sa consécration au diner préparé € sic parati ad prandium in palacio ivimus. »

Jean de Beaumont, sciuneur de Gratte-Cuisse (un de ses vassaux), est à son poste : il lui présente pour se laver les mains deux bassins d'argent, pesant quatre mares et se les

1. Les vassaux de l'Évéché tenaient essentiellement à tuujours occuper la même place.

Œbapitre i. — L’Œvêque. II

approprie aussi bien que les serviettes. Rigoureusement, les susdits bassins n'auraient dû peser que trois marcs: le fait est noté dans le récit (afin de ne pas créer de précédent) « icet bacini predecessoris nostri non fuissent nist triunr marcharum.»

L'évêque bénit les tables et s’assied au milieu du grand banc du palais, ayant à droite et à gauche les évêques de Rennes, de Saint-Malo, de Vannes, de Quimper, de Léon et les vicaires de l'élu de Tours.

À peine les convives assis, Guy, seigneur de Chemillé, paraît revêtu d'une tunique, une nappe autour du cou: il l'étend sur la table, place deux pains devant l'évêque et quelques autres pour les assistants. À lui, comme vassal pour la terre de Chemillé, incombe l'office de fannefier pendant le dîner et le souper € Der otum palacium et alia loca in quibus homines comedebant, videlicet in ecclesia, in claustro, in refectorio ». Ainsi non seulement on banquetait dans les salles du palais, mais encore dans l'église, le cloître et le réfectoire du Chapitre, par catégories soigneusement déterminées suivant les anciennes coutumes. Toutes les nappes appartenaient à la fin de la journée au seigneur de Chemillé : ce ne fut pas sans peine qu'il put les faire préparer pour la seconde et la troisième tablée € assisia ». Vers la soirée, un différend s’éleva : Guy prétendait s'emparer des restes de pain, sauf à en donner une partie aux pauvres. Les gens de l'Évêque tinrent bon et lui résistèrent.

Hugues de Beaucé, seigneur de Blou, présente ensuite au prélat le premier mets dans deux écuelles d'argent « primum ferculum in duabus scutellis argenteis, una subtus, altera supra, attulit ef coram nobis supra mensam posuit > ; même cérémonie pour la sauce < cum sapore in duabus scutellis minoribus >. 1] s'empare des quatre écuelles € racione dicti servicii >. Le seigneur de Blou réclamait en outre pots et chaudières € fotos et caldertas coquinarias »: on les lui refusa. Les autres plats sont servis à l'évêque jusqu'à la fin du dîner par Guillaume de Corcillon.

Arrive enfin le jeune Amauri de Craün présentant à l'évêque à la place de son père une coupe de vermeil remplie de vin. À peine Guillaume le Maire l'eut-il vidée, que l'enfant s’en saisit. on eut pitié de sa jeunesse, elle lui fut laissée mais non sans protestation, consignée par écrit séance tenante par l'évêque de Rennes. Chose curieuse, malgré les règlements les plus minutieux, les vassaux cherchaient toujours à augmenter leurs privilèges, mais l'évêque se défendait pied à pied contre leurs entreprises : la solennité des cérémonies ne l’'empéchait pas de veiller à ses intérêts et au maintien des traditions.

Le repas achevé, le prélat dit les grâces, donna sa bénédiction et se retira dans sa chambre pour se laver les mains.

De toute la journée l'évêque ne quitta pas sa mitre; il l'enleva seulement pour se coucher, tout en conservant la coiffe de la consécration « cucufa remanente ».

Les dépenses faites par les vicaires de l'archevêque élu de Tours, par les barons et leurs hommes d'armes, sauf pour le baron de Craün (qui n'était pas personnellement présent) furent payées par Guillaume le Maire.

La plupart des évêques de France avaient comme celui d'Angers, quatre barons, dont l'office était constitué pour les porter le jour de leur entrée solennelle. Cette cérémonie paraît remonter au pape Étienne II, qui lors de son exaltation en

12 Sonograpbie De la catbédraie D’Angers.

762. fut ainsi porté dans Rome par le peuple jusqu'au Temple de Constantin ().

Il en était de même des Francs, qui élevaient leur chef sur le pavois.

Dugues Obard, élu le 12 septembre 1317, sacré à Saint-Aubin le 2 octobre 1317 par Godefroid de la Haie, archevêque de Tours (°).

JFoutques de aatbefelon, élu en 1324, consacré à Saint-Aubin le 17 juin suivant (°).

fiaoul de aachecoul. — Suillaume Œuryin. Un registre des délibérations du chapitre commencé en 1355 nous donne les détalls suivants (*):

1358 — 14 Marti, Jactis quibusdam recommandationibus ore tenue. Reverendus in Christo Paler dominus Guillelmus, Dei el sedis apostolice gratia clectus, confirmatus ecclesie Andegarensis in alla camera palalié cpiscopalis personaliter constilutus, annuens favorabiliter dicto À. Æfelys, canonict nomine ecclesie et capituli juravit. manu ad pectus appositi, statuta et consuetudines andegavenses, servare presentions..…….

14 Marti. — Guillclnus Turpin, cpiscopus andegavensis, intrans solemniler more solito cl portatus in pontificalibus ad portam civitatis andecavensis juxte portale andevavense, presentibus..….

La veille de son sacre, il n'avait pu descendre à l'abbaye de Saint-Serge, comme ses prédécesseurs pour y passer la nuit; l'abbé l'avait abandonnée avec presque tous les religieux, par la crainte des Anglais et s'était réfugié dans la cave de Saint-Serçe. L'Évêque fut contraint de loger en ville € Proplcr angustias loc y et reçut quarante pièces d'or de l'abbé en compensation (5).

Ailes de Dormans, — Hardouin de Buril.

Guillaume d’Œstoutebiile, chanoine d'Angers, archidiacre d'Outre-Loire et prieur de Cunault, fut nommé successivement évêque de Saint-Jean de Maurienne, d'Angers, de Béziers, archevêque de Bourges, cardinal, enfin, archevêque de Rouen.

fean Michel, sacré le 3 mai 1439 à Saint-Aubin. Le procès-verbal mentionne un petit changement dans le cérémonial, décrit par Guillaume le Maire ; Jean Michel fut plus conciliant pour les porteurs de sa chaise d'apparat: il admit des remplaçants ().

1 Pibliothèque d'Angers, Ms. N. 895. t. IV, p. 250.

Page 1