‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les évêques, le chapitre, institutions diverses, cérémonies, anciens usagesChapitre 76 sur 212 · Lehoreau, Cérém. de l'Église d'Angers · texte numérisé non relu

Lehoreau, Cérém. de l'Église d'Angers

2. Chan. Urseau, Cartul. n. de la cath. d'Angers, pp. 1, 25, 32. 3. Chan. Urseau, op. cit., pp. 127, 167, 171, 255.

100 @onogtapbie de la cathédrale v'Angets.

vicum S" Philippi, doninium ecclesiæ Grugeii, ecclesiam de Castellis preter partem illam qi habet ibi abbatia S* Albini, ecclesiam S" Quentini, eccles. de Laigniaco, vicum S" Æ gidii cum ecclesia, eccles. de Pomerellis. eccles. de Pestanio, eccles. de Chanceraria, eccles. de monte Goheri, eccles. de Solemniüs, eccles. de Jaillia, eccles. S* Petri de Precigniaco, dimidium eccles. de Ulleio, eccles. de Laigniaco. eccles. de Chiniaco, eccles. de Dirceio(').»

Des laïques, seigneurs de grande ou de petite noblesse, de simples fidèles, rivalisent entre eux de bienveillance et de générosité envers le Chapitre. Les uns apportent à la manse canoniale une ou plusieurs églises sur lesquelles ils avaient des droits comme patrons. Le V* Raoul, d’accord avec sa femme, donne au Chapitre la nouvelle église qu'il a fait construire dans son château de Montrevault. — Pierre, fils de Landri, de Vihiers, donne aux chanoines de Saint-Maurice, les églises de Maulimart. D’autres apportent des maisons, des terres, un moulin, une écluse, des prés, des vignes, avec le pressoir et le cellier (?). - |

En même temps que des terres ou des maisons, des droits sont donnés au Chapitre Louis le Pieux, 816 (°), confirme, à la demande de l’évêque Benoît, tous les privilèges accordés déjà à la manse de l’église d'Angers, l’immunité et le droit d’avoir sur la Loire et ses affluents trois barques exemptes de tout impôt. — Foulques Nerra affranchit les biens de Saint-Maurice des droits onéreux qui avaient été mis sur eux depuis la mort de son père Geoffroi Grisegonelle, 1000, 17, janvier (*). — Le 4 juin 1093, Foulques IV, le Réchin, interdit aux changeurs et aux vendeurs d’épices d’exercer leur commerce ailleurs que dans la cour du Chapitre de la cathédrale. — Des seigneurs et des gens du peuple accordent des dîmes à percevoir sur telle terre, sur telle paroisse, des levées de cire à prendre dans tel domaine, une rente à toucher ici ou là, à telle date précise, une pêche dans un étang, à telle fête de l’année. Je n’en finirais pas si je voulais entrer dans le récit de tous les dons, grands ou petits, qui sont faits à la manse capitulaire au cours des siècles. — Certains donateurs gratifièrent les chanoines d’une rente à titre de réci- Procité pour eux, à condition que l’on dise des prières, de leur vivant ou après leur mort.

Aux revenus des terres et des maisons, des paroisses, des dîmes, il faut encore ajouter, pour les membres du Chapitre, ceux des gros et des menus fruits que rapportait l’assistance régulière aux offices, ceux des gaignages, des anniversaires, des distributions, des componendes pour frais de réception, de nomination et de présentation, les amendes infligées par l’officialité du Chapitre, ses tribunaux de basse, de moyenne et de haute justice, etc.

Propriétaire, au même titre que les particuliers, le Chapitre en corps pouvait faire des achats, des ventes : il gérait ses affaires en box père de famille par l'intermédiaire d’un cellérier et de régisseurs. Il surveillait les transactions, les marchés, les comptes de sa caisse par ses délégués, nommés à l'élection en réunion solennelle et obligés de rendre un compte détaillé de leurs visites et inspections.

Toutes sources de revenus considérées, il est bien difficile d'évaluer. même à peu près, la fortune du Chapitre d'Angers. Elle varia avec les siècles. À la veille de la Révolution, elle était considérable. Quelques-uns la faisaient monter à 100.000 livres. Beau chiffre vraiment, mais les chanoines s’empressent de protester aussitôt. Dans l'Avertissement de l'Assemblée générale, un d’eux disait : « L’auteur de cette allégation ignore-t-il que les

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