‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 102 sur 359 · Chapitre ti. — Les Liochers · texte numérisé non relu

Chapitre ti. — Les Liochers

el deux compagnons remontèrent pour chauffauder et démolir (?) peut-être quelques assises mal posées.

Dix jours après € z/s besoignent par hault à asseoir et à maczonner (*) ».

Le 21 mars, le chapitre commande la pierre -de Gouys « dont on fera la galerie et les £gargoutlles 3». — Le travail avance rapidement, car le 1°" juin on commence € /a pointe du clocher (*) ».

Quatre pièces du tuffeau de cinq pieds et demy de long sont achetées pour « Jaire les gens d'armes à mettre sur les lucarnes (:) ».

Le 11 août, la croix du clocher est visitée par trois maîtres-fondeurs. « La grosse pomme pèse neuf vingt-cinq livres et le Croixeron deux cens une livre (‘). > — Jean de Beaufort emploie le fer de la vieille croix et fournit une barre de huit vingt-quatre livres le 31 août (5). — Enfin Aolland Lagout, peintre, dore toute la croix le 6 septembre (*).

L'imagier Macé Briand reçoit le 12 septembre cent-dix sols pour le parfait payement des quatre gens d'armes payés XXXVII livres, X sous (7), enluminés par Xo//and Lagout, qui dora leur lance et peignit de vives couleurs, 4 le derrière des lucarnes, où sont assis les dits gens d'armes (*°) ».

Jean de Beaufort fournit le 27 septembre « une verge neuve de fer en quatre pièces » pesant [III XLVII (2). — La croix de l'empatement avec les arcs boutants, goupilles et autres ferrures montent à IIc IIII*x* II! de fer (°°).

Afin d'en éloigner l'humidité, la dernière pierre de la pointe du clocher est imprégnée d'huile de noix et scellée au plomb; on a soin de relier les dernières assises de pierre dure les unes aux autres avec des crampons de fer.

La croix brille à la pointe du clocher le 30 octobre 1519 « Æs£ à noter qu'audit jour a été assise la croix (") ». Suivant l'usage, elle renfermait des reliques, pour écarter la foudre. — Au-dessus de la croix, tournait au vent une girouette « 4x penaczon, payé cinquante sous à O/ivier Rigault 3. L'œuvre est reçue par trois maîtres-maçons et un charpentier le 3 novembre (°°).

La besogne la plus périlleuse était terminée, le chapitre fait donner XX sols pour le vin aux maçons et aux manœuvres € pour ce que ledit clocher a été achevé et accompli, pour aller faire le banquet 3. Ensuite le 3 novembre, on enlève l’échafaudage, — Après l'hiver, on se met à asseoir et maçonner les fillettes (grands pinacles placés aux angles de la flèche). Le 20 avril, douze grandes pierres de quatre pieds et demy de long sont amenées du port Ligny, jusques chez maître Macé, pour « faire les ymaiges (des apôtres)

. l'abrique, t. IT, p. 137"°.

. Jbtdem, p. 174.

. Jüidem, p. 185.

. Jbidem, p. 193.

Tbidem, p. 199"°.

. 1ürdem, p. 202"°.

. Îbidem, p. 204"°.

. 1üidem, p. 242.

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