Fabrique, t. 111, p. 460. Devis du clocher 26 mai
3. On se rend compte à merveille du travail, exécuté d’après ce devis, soit en visitant l’intérieur, soit en FSBAEQONE le remplissage des grandes baies à l’extérieur.
… Œbapitre vi. — Les Ciochers. 77
«€ fault mettre à deux brasses au-dessus de pareille sorte sans boys, et puis après, il fault « emplir les fentes qui sont de présent tant à la tour que à l'épuille portout où il en sera € besoinpg, et celà fait bien et deument après ce devis, sommes d'avis que la dite tour sera en € bonne seureté. >
Ce travail fut exécuté, tel qu'il avait été prévu. Le maçon ménagea deux rangs de petites ouvertures dans les anciennes ouïes du beffroi, pour laisser passer le son des cloches. Avant cette restauration, les grandes baies de cette tour étaient semblables à celles de l'autre.
La flèche du Sud fut tellement calcinée par l'incendie, qu'on dut la reconstruire en entier, mais on lui donna quatre mètres d'élévation de moins qu'à celle du Nord. En 1828, M. François, architecte, constate qu'elle avait 194 pieds (‘) tandis qu'avant l'accident les deux flèches de même hauteur, avaient toutes deux € à prendre au pavé de la dite église « onze vingt preds de hauteur et de largeur vingt deux pieds à prendre au carré de dehors « en dehors, c'est assavoir les aguilles d’icelles, à raison de quatre vingt pieds (*) ».
Le doyen François de Châteaubriand fit poser à la naissance des deux flèches une belle balustrade, ornée d’Abeilles, emblème de Louis XII et de ses armes, qu'on s’est bien gardé de reproduire, au moment de la restauration.
On lisait dans son épitaphe
Ce: suæ sane munificentiæ primam
donationem peculiarem contulit in constructionem ambulacri splendidissimi dextræ arci prædictæ ædis circumponendi, hoc idem ut de sinistra fieret, ipse primo lapide admoto, fundamenta fecit, cujus rei prumptum paratumque ut habeas testimonium, respice nobilitatis ipsius insignia tuis objecta oculis.. }»
Voilà un souvenir, qu'il était bon de conserver. Le journal de Louvet cite, à propos des flèches de la cathédrale, plusieurs traits de hardiesse, qu’il me semble utile de rapporter ici (:). « Le jeudi 2 avril 1598, ung suisse des gardes du roy a monté sur le hault de la croix € de la pyramide devers le pallais épiscopal, l'épée au costé, ung levier de bois ou tricot « avec un gros marteau de fer, le quel a dressé la croix que les grands vents, oraiges et « tempestes avaient détournée, et ce faict a descendu à la veue de grand nombre de peuple, € sans avoir aulcuns cordaiges, engins ny chafaudaiges. » Les huit arêtes de ce clocher étaient garnies de pierres saillantes, découpées en festons, sur lesquelles il se cramponna pour arriver ainsi jusqu'à la croix. « Le mardy, 31 juillet 1607, un couvreur monta au hault de la pyramide du costé du « pallais épiscopal sans auculns echafaux ni autres engins, comme aussy il avait le jour - « précédent monté au hault de la pyramide du costé des Jacobins, pour y mettre des { panonceaux.…. (*) »
J. Devis de l'architecte François du 23 octobre 1828.
2. Fabrique, t. III, p. 442. État des réparations à faire, le 28 décembre 1533. 3. Revue d'Anjou, 1854, t. II, p. 310.