‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 133 sur 359 · Fabrique, t. 1, fol · texte numérisé non relu

Fabrique, t. 1, fol

2. Cette assertion demande un correctif. Comme je l'ai dit déjà, si avant l'incendie de 1831, l’ancienne coupole de Jean de Lespine déshonorait la façade, c'est qu’elle était dépouillée de ses ornements, je veux dire des balustrades, qui lui donnaient jadis toute son élégance.

Bibl. d'Angers, Ms. n° 806, t. I. Au-dessus des deux dômes, il existait des galeries très lestes, maïs elles menaçaïent ruine; elles furent démolies en 1794.

02 gponograpbie de la cathédrale D'Angers.

relevés juqu'à cette hauteur, afin de poser le toit provisoire pour empêcher cette partie de se perdre pendant les pluies d'hiver.

2. Partie du dôme et des piles, en tombant, ont passé par le trou réservé dans la voûte pour le passage des cloches, ont enfoncé le carrelage de l'église dans une grande étendue, crevé quelques parties de la voûte de l'enfeu (') : cette réparation ne pouvait attendre.

3. Le dôme et les piles, en tombant, ont ébranlé et même enlevé le bas des deux tourelles intérieures de la flèche du midy.

Les deux premières nuits qui ont suivi l'incendie, partie de ces tourelles sont tombées, ont enfoncé les ardoises et les chevrons et menaçaient d’écraser les habitués.

4. Le dôme et les piles en tombant ont enfoncé le pavage dans plusieurs endroits de o25 et rendu la circulation impraticable.

5. Les bois fournis pour les échafaudages destinés à démolir la pile surplombée, ont resté pour faciliter la pose du comble ; ils sont maintenant sur les voûtes et serviront à faire des planchers. L'exploitation ne se fait aujourd’hui qu'avec ces mêmes bois.

6. Les journées ont été faites par des charpentiers. Ce travail très dangereux n'est pas plus terminé que celui des maçons. |

7. Cette cloison (vers le bas de la nef sans doute) était indispensable pour séparer les travailleurs des fidèles : les décombres jetés dans cette partie et les crevasses & l'Enfeu (°), en démontrent la nécessité ; elle servira lors des reconstructions.

8. Le remplissage de menuiserie est celui du bâtis de la cloison.

9. Il était nécessaire de fermer les ouvertures pour éviter les coups de vent, qui auraient enfoncé les panneaux des vitres.

Tous ces travaux, faits d'urgence, coûtèrent 9,162 francs.

Le ministre de Montalivet dans une lettre du 2 septembre 1831, blâme € l'administra- « tion locale de n'avoir pas provoqué l'établissement des paratonnerres. Il est vrai que « des projets ont été présentés à cet effet au mois de mai 1830, mais ils ont été renvoyés «€ le 13 juin suivant pour être refaits et depuis ils ne sont pas revenus au ministère... }»

Depuis cette époque, plusieurs paratonnerres ont été posés sur les toitures de la cathédrale, mais les trois clochers, bien qu'ils soient beaucoup plus élevés, n'en ont jamais été munis. Espérons que cet oubli sera bientôt réparé et qu’on n'aura pas à déplorer dans l'avenir de désastres, causés par la foudre comme en 1831. Un dessin commémoratif de ce triste événement fut gravé peu de temps après; j'en donne la reproduction. On y voit la maison de l’horloger (du suisse ensuite), les trois portes du cloître et la maison du sacriste (vestiaire des chanoïnes) à la place de l’ancienne salle Capitulaire, la forme primitive des contreforts et du pignon du transept sud.

Dès le mois d'octobre 1831, un beffroi neuf avait été construit pour 3557 francs dans la partie inférieure de la tour. La grosse cloche y sonna pour la première fois la veille de la Saint-Maurice (le 21 septembre) 1832 (°).

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1. L'enfeu auquel il est fait allusion, ne peut être celui des chanoines éloigné de 30 mètres environ, maïs un autre placé vers le bas de la nef, sous l'orgue et dans lequel auront été mis tous les ossements exhumés en 1763, quand on creusa le caveau du haut de la nef.

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