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Œbapitre vii. — La chapelle Œuriale ou de Saint-Maurice. IOI
l'architecte François. M. le chanoine Joubert déplore cet acte de vandalisme en ces termes, dans une note manuscrite, € 2/ y avait des caveaux romans, que M. le curé & Zouchet, fit démolir ! 3... € soubz laquelle est de présent le grand autel de l'église parochiale. »
Il y a ici évidemment une erreur : ni le maître-autel, ni les stalles, autrement dit le chœur, ne pourraient se trouver sous la voûte de la cave ou crypte, mais au-dessus et il fallait monter quelques marches pour y accéder.
€. Æt oultre une grande gallerie, avec les caves, celliers et murailles avec l'épesseur « des murailles d'icelle gallerye, sise el contigue la d. ép lise, abouttant d'un bout aux cloîtres «et d'autre bout la maison de la chapelle de Lo Lllo, dépendant de la d. église. Les € murailles de chacun des dits bouts et longère d'icelle gallerye devers la court de la { mayson canontale, vendues on fief diceulx du chapitre indemnes et sans devoir, à la { charge des dits paroïssiens de convertir el employer les dites choses vendues à l'honneur € de Dieu, à l'élargissement et augmentation de la dite église parochial (avec) expresse € convention entre les parties que les paroïssiens pourront faire au bout et piononu de la à. « gallérye (nef latérale) sur les dits cloîtres ung grand vittral ainsy que ledifice le pourra { porter et en la longère, du côté la court de la d. maison canontale quatre aultres vitraux, (ainsi que l'édifice le requerra, lesquels seront grillés. — Et tomberont les eaux de la € d'église parochial et de l'édifice quy sera faict en la d. court. Et oultre a esté dit convenu € que les d. paroïssiens pourront faire faire 3 ou 4 pilliers (Contreforts) ex la muraille « de La dite longère devers la court sortant sur la d. court d'un pied, pour arrester les « voultes de la d. église... ÆEsl faite cette présente vendition pour le prix et somme € de 600 L. |
L'exécution de ce projet, adopté de point en point, entraîna vers le Sud la construction d'arceaux et de piliers le long des arcs formerets de la voûte principale, la démolition des murs situés entre les piliers et des anciennes fenêtres géminées de la nef du XIIe siècle, le remaniement de la charpente, dont tout le côté Sud, fut refait à partir du faîtage avec un angle beaucoup moins aigu. Les contreforts extérieurs ont été stupidement arasés, en l'an 12, quand la fabrique fit construire l'étroite maison occupée par un horlogier, puis par le suisse. Leur suppression a disloqué les voûtes de la nef latérale, qui menacent ruine et sont étayées depuis longtemps : il serait urgent de les refaire, si l’on tient à la conservation de l'édifice. — Deux clefs de voûte de cette nef latérale portent chacune un monogramme de maçon. L'un se décompose en un V renversé, G et un T croiseté: l’autre un C, D et T croiseté. Ils semblent de 1552, époque de la piscine (*).
Laurent Davi, paroissien de Saint-Maurice, demanda de bâtir dans la dite paroisse une petite chapelle « d'autant qu'il y a une petile place en la cour de la psalleite proche le petit escalier des cloîtres. On lui accorde le 20 novembre 1596 moyennant 5 t. de rente sur sa maison (‘). J'avoue ne pas bien me rendre compte de cette addition, à moins de supposer qu'il s'agisse d'un prolongement de la nef latérale. Celle-ci fut en tout cas encore rallongée en 1622 vers l'Ouest, après que Jean Nicolas, chapelain de Loylo, eut
1. Répertoire Archéologique de l' Anjou, 1868, p. 220. 2. Bibliothèque d'Angers, Ms. n° 656, t. II.
102 Sonograpbie De la cathédrale D'Angers.
donné à titre de rente foncière de 40 1. par an aux paroissiens de Saint-Maurice ## petit corps de logis situé entre l'entrée de leur église et la porte de la psallette.….. |") Les dessins de Gaignières et de Ballain permettent de se figurer ce qu'était à
l'extérieur, l’église paroissiale. En 1718, le grand autel est mis à la romaine et consacré par l'évêque le 17 février 1719 (°).
Dessin du pilier de la paroisse, auquel étaient suspendus la cloche, le bénitier et la chaire à prêcher.
La cloche (très modeste pour ne pas incommoder messieurs du chapitre) qui jusqu'en 1718 était suspendue à l'intérieur de l’église au pilier, qui portait également /z chaïre et le bénitier (:), est (*) placée au pignon de l'église dans une petite fenêtre comme aux paroisses de Saint-Pierre et de Saint-Maurille (5). Le chœur fut garni de boiserie en 1742 (°).
Le chapitre autorisa, le 20 décembre 1748, les paroissiens à faire avancer d'un pied environ du côté de la psallette le petit vestibule du devant de leur église (7). Ces agrandissements successifs rétrécissaient de plus en plus la rue des Vents, qui partait du parvis pour rejoindre le long de la Psallette la rue Saznt-Evroutt.
Enfin, en 1784, on refit un autel en marbre et les marches en pierre de rairie empruntées aux tombeaux du cimetière qui venait d’être supprimé (°).
Le chapelain du Crucifix ou curé de St-Maurice, était tenu de dire la grand’messe à