Archives de Maine et Loire. Série G n
Œbapitre bii. — La chapelle Œuriale ou de Saint-Maurice. 103
l’autel du Crucifix (1051), qui prit le nom de saint Pierre en 1418 (et peut-être auparavant) puis de St-Luc au XVIT* siècle. Cet autel fut démoli avec le jubé, auquel il était adossé en 1699. Voir tome IT, p. 21. La paroisse, dit Lehoreau, commença le 1' dimanche de Carême 28 février 1700 à célébrer la messe à l'autel de Saint-Serené ; le chapitre finit par accorder la célébration de la messe de l'Avent et du Carême dans leur église paroissiale pour le bien spirituel des fidèles. M. Rondeau, curé, la célébra pour la 1° fois le 3° dimanche de Carême, 4 mars 1714 (').
Autrefois (c'est-à-dire dès le XIIIe ou XIVe siècle) l’évêque, quand il voulait officier à la grand'messe du chœur, allait prendre ses ornements pontificaux « 2x cappella curata ». Un extrait du livre du chantre (non daté malheureusement), copié sur le fol. 21°, nous l'apprend : « Post classicum tertie (Nativitatis Domini) ea{ processio lola cum cappis sericis ad querendum dominum episcopum in capella curata D et fol. 376 & Nota quando episcopus debet se induere, quando vult celebrare majorem missam, sacris veslimentis, in capella parochialt et hoc ter in anno, videlicet in festivitatibus Resurrectionis, Nativitatis et beati Mauritir et tenetur prepositus andegavensis cum suis servientibus arcere lurbam coram eo in chirotecis albis cum suis virgis, a capella usque ad chorum et de choro per claustrum el per ecclesiam usque ad introitum chori. Et tunc prepositus non intret chorum, sed det episcobo chirotecas honestas secundum tempus et tunc recedat usque in prandio et potest esse in festagio cum choralibus in honesto loco cum suis servientibus. — In aliis vero festivitatibus debet se induere in revestario vel retro majus allare (*). Cet usage exista jusqu'en 1749, que l’évêque alla s’habiller à son autel de la Vierge du transept Nord. Il faut y porter, dit le Règlement de la Sacristie de 1763, un petit tapis de pied, qu'on étend sur le marchepied de l'autel du côté de l'Évangile et les six chapes du trône, qu’on pose sur la balustrade (:).
En 1783, le chapitre fit murer la porte de communication entre la cathédrale et l’église paroissiale ; on releva en même temps le pavage de trois à quatre pieds (+).
Lehoreau nous apprend que pendant la mission du Père Honoré de Cannes, capucin, en avril 1684, le catéchisme des grandes personnes eut lieu à la Paroisse. Il nous donne aussi le vocable de plusieurs des autels : du côté de l'épître de la sainte Vierge, près la sacristie, de saint Sébastien, où l'évêque s’habillait ; du côté de l'Évangile, dx trépassement de la Ste Vierge, près du Jubé (‘). Bruneau de Tartifume mentionne encore l'autel de /e Trinité et celui de S{-Claude et de St-Nicolas (°).