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d'Angers — Dessin de M. Bucner
| Lorsqu’en 1870, on mit à nu leur parement intérieur, on reconnut qu'ils étaient con- E
Œbapitre i. — Œonstruction de la cathédrale. 9
struits en #70yer appareil, sans colonnes ou pilastres (qui auraient pu être arasés plus tard), sans aucune trace de fenêtres, accusant des basses nefs, comme à Saint-Aubin d'Angers (') ou à la Couture du Mans (*). On apercevait encore çà et là les joints tracés en rouge et les croix en couleur dont ils avaient été décorés par-dessus l'enduit. Mal inspiré fut assurément l'architecte, chargé en 1872 de la restauration de la nef, de faire tracer sur le nouvel enduit un grand appareil, en rapport avec celui des piliers et des arcs du : XII° siècle.
Les trois nefs, assez semblables à celles du Ronceray, devaient être éclairées par des fenêtres, placées très haut, et couvertes d'une simple charpente. Les neuf ou dix travées s'avançaient du côté de l'Occident presque aussi loin que la façade actuelle (:).
On donna pendant longtemps pour limites à la cathédrale d'Hubert de Vendôme la surface occupée par la grande nef (‘). Tout au plus reconnut-on en 1699 eten17s7dans : le mur arrondi, découvert alors sur l'emplacement de l'autel, les restes d'une abside, élevée aussi par cet évêque (*).
Personne n'avait jamais parlé des transepts. J'avais cependant soupçonné leur existence en 1870, puisque j'avais cru reconnaître dans une cour de l'évêché les restes d'une | absidiole de l’église (‘). Les fouilles de 1902 ont démontré mon erreur. Elle se trouve bien au delà de celle marquée en X sur le plan. C'étaient les vestiges de la chapelle de | l'Évéché, déclarée neuve en 1152, dans une charte, publiée par M. Denais et qui m'était inconnue en 1870 (?). |
Les mots € ab ipsis fundamentis > de l'acte de consécration de 1030, doivent-ils être pris à la lettre ? Non. Hubert de Vendôme conserva les piles de la croisée du VIII" siècle, renforcées, comme je l'ai expliqué, par des colonnes, destinées à recevoir une voûte en coupole. Vers 1020, la même addition avait été faite par Foulques Nerra à l'église Saint- Martin d'Angers. Seulement, la croisée de cette dernière étant plus large que celle de Saint-Maurice, il fallut composer chaque assise des colonnes ajoutées dans l'angle de
er pierres, tandis que le fût et la base tournée des colonnes de la cathédrale de
52 de diamètre sont pris dans un seul bloc.
Sr se doute n’est possible sur la transformation au XI° siècle de la croisée dans ces
deux édifices,
La restauration de Saint-Martin, vers 1020, sa voûte en coupole et son clocher, donnent
une idée de l'aspect probable de la croisée de Saint-Maurice dix ans plus tard.
1. Voir aux Archives de Maine et Loire un dessin représentant trois travées du bas-côté de l’église Saint-Aubin. Les claveaux des fenêtres en plein cintre, sont séparés par de grandes briques et les murs sont en petit appareil. Les colonnes, dont les restes se voient encore sur le mail de la Préfecture, furent incrustées dans ces murs, quand l'église du I1Xce siècle à bas-côtés, fut transformée après l'incendie de 1072 en un édifice à trois refs de même hauteur. Les nefs seules subirent ce changement.
2. Ces fenêtres ont été murées ; on les découvre encore très bien à l'extérieur, dans un jardin voisin.
3. En 1962, j'ai reconnu l'existence de ces murs jusqu’au bas de la nef.
4. Notice de la ville d Angers, par Thorode, avec notes de l’abbé Longin, p. 60.
5. Jbidem, note 2. — Bibliothèque de l'Évêché, Cérémonial de Lehoreau, t. III. — Almanach d'Anjou de 1779, p. 93.
6. Congrès de la Société française d Archéologie, à Angers, XX XVIII session, p. 253.
7. Monographie de N.-D. de Beaufort, p. 464. Acte de 1152... € Hoc autem factum est in #os{ra capella nova, quæ est super murum civitatis.. > Normand de Doué donna aux moines de Toussaint les églises de Beaufort.
L’abside principale G, l’absidiole H, les murs 1, K, L et une autre absidiole (remplacée plus tard en X avec les transepts) sont aussi l'œuvre d'Hubert de Vendôme. Voir le plan de l’ensemble des fouilles,
Les deux colonnes engagées à l’entrée de l’absidiole H sont à remarquer. Les moulures de leur base ont été fournées, comme celles des piles A et B. Hubert de Vendôme avait élevé un autel en l'honneur de sainte Foy dans l’absidiole X, renouvelée après 1072. Là
fut enterré en 1206 Echmilid Malachias, évêque de Down-Patrik, dont les restes furent
découverts en 1635 (:).