Fabrique, t. III, p
8. Archives de Maine et Loire. Série G, n° 264. Art. 339. € Item les Cloîtres d’Icelle (église) contenant soixante-
cinq toises ou environ, ont nécessairement affaire d’être réparés de pierre de Gouiz et de taille ; pour ce, cinquante livres tournois. »
126 onograpbie de la cathédrale d'Angers.
sitôt après complies le 9 décembre 1719. Un tragique accident se passa dans les Clottres le 4 janvier 1779 (').
M. Rousseau de Pontigny, chanoine, renouvela à ses frais les deux portes en menuiserie, qui donnent des cloîtres dans la cathédrale le 13 novembre 1784 (*). L'une d'elles existe encore : l’autre, celle qui donne dans la nef a été refaite vers 1870. La chambre des serviteurs de la sacristie contre la porte du Cloître, coûta en novembre 1784 la somme de 255 I. 13 s. La destruction de la maison du sacriste, de la maison canoniale de Saint-Jacques, de la Salle du Chapitre, du Réfectoire, de la Cuisine et de la Psallette en 1792 entraina la démolition de la majeure partie des Cloitres,. pour créer la place Saint-Maurice.
Dès le 2 thermidor an 10 (1802), le conseil de fabrique décide d'élever un mur, pour clore ce qui restait des Cloîtres dans l'alignement, donné par la ville (:). Ce travail, adjugé, le 23 messidor an 12, coûta 708 livres. |
Ce mur fut remplacé en 1812 par un nouveau Cloître, d'un goût détestable, communiquant avec la place par trois portes, dont celle du milieu, accompagnée de pilastres et surmontée d'un fronton grec (‘), était fermée par une grille pseudo-gothique. Le tout a été démoli en 1899. Chacun se rappelle l'état de détérioration des pilastres, l'aspect misérable de l’ensemble : on a peine à comprendre que ce travail ait pu coûter 8364 francs et que le serrurier Varannes ait fait payer 2155 fr. sa grille ridicule. C'est ainsi que l'architecte François entendait les restaurations.
La fabrique avait cru bien faire de décider que les arcades du cloître neuf seraient en ogive... (‘) mais elle laissa l'architecte démolir au grand chagrin de M. l'abbé Baugé (°)
1. Affiches d'Angers, 8 janvier 1779. Lundi 4 janvier, sur les huit heures du matin, un porte-faix, voulant s'éviter la peine de descendre du bois du grenier du suisse de la dite église, s’avisa de le jetter du haut de l'escalier. Le premier morceau tomba sur la tête de la demoiselle Lego, qui traversait le préau, pour se rendre à la chapelle des Cloîtres, où l’on célébrait la messe. La pieuse demoiselle tomba au coup. Le porte-faix, qui s’en aperçut, descendit promptement et jeta des cris, qui saisirent de frayeur le célébrant et les personnes qui étaient dans la dite chapelle. M. l'abbé Brossier, étant à la dernière ablution, quitta l'autel en habits sacerdotaux et se hâta de lui donner l’absolution.. les secours de l’art furent inutiles.
2. Archives de Maine et Loire. Série G, n° 273. Conclusion du Chapitre, 1787. Les deux portes en menuiserie des Cloîtres, ont coûté 827 livres.
3. Archives de la Mairie. Pétition des Marguilliers, 3 floréal an douze (1804). Citoyen Maire, Nous sommes en devoir de faire construire le mur de clôture du Cloître de la cathédrale, dont l'ingénieur de la ville nous a tracé l'alignement le 11 thermidor an 10 (1802) : auparavant, il nous importe essentiellement de connaître le #ive//cment projeté de la grande place de Saint-Maurice, pour nous assurer à quelle profondeur il convient d'établir les fondements et le retrait dudit mur.
Nous sollicitons en outre de votre bienveillance, Citoyen-Maire, l'autorisation de faire fouiller les anciennes fondations des bâtiments de la Psallette, de l'École de Théologie et autres, qui, mal arazés, obstruent la dite place désirant utiliser les matériaux au profit de la fabrique et à la charge de faire combler les dites fouilles suivant la hauteur, que vous voudrez bien nous déterminer.
4. Ibidem. Angers, 13 mars 1812. Les marguilliers demandent au Maire de substituer à la cage informe du puits, qui existe en avant du Cloître en saillie d'environ 4 mètres sur la grande place de Saint-Maurice, une pompe pour le service de l’église et du public et en outre de pratiquer un forfail d'entrée au milieu du mur de face sur la dite place, au droit du dit puits. En conséquence, ils demandent à s’avancer de la profondeur d’un mètre parallèlement au mur en question sur une longueur de dix mètres, partagée par égale moitié de chaque côté du milieu de la façade du dit mur.
5. Dans un devis du 24 mars 1812, je lis : € l’ancien cloitre sera démoli ainsi que l'appentis, où se trouvent les lieux d'aisances et le vestiaire des chantres : les arcades du cloffre neuf seront en ogive. }
Appentis et vestiaire avaient déjà pris la place de la chapelle des Cloîtres, démolie probablement à la Révolution.
6. .… En écrivant ces lignes sur l’ancien narthex (Galerie) de la cathédrale, ajoute M. Baugé, curé dé Candé, je me
Œbapitre riii. — Batiments Accessoires. 127
tout le côté Ouest.Celui d'en face au contraire subsista pour conserver les appartements,dont il était surmonté (l’ancienne bibliothèque du Chapitre). Les jolies moulures du contrefort le plus voisin de la place, qui rappellent les piliers du tombeau de Jean de Rély (voir l'Album pl. 17) furent noyées dans une couche épaisse de mortier, enlevé depuis peu. L'archivolte de l'arcade fut rafraichie, c’est-à-dire #tilée aussi bien que les meneaux de la fenêtre située au-dessus.
Bref, des anciens Cloîtres du XV: siècle, il ne reste plus que trois arcades. Les deux les plus rapprochées de la chapelle Saint-Jean sont plus anciennes que l’autre.
En 1853, le préau et les arcades des Cloîtres furent abaissés au niveau du pavage de l’église, pour faciliter l'entrée et la sortie des fidèles les jours de fête (').
Dans sa Monographie de la cathédrale d'Angers (*), M. Denais dit que les cloîtres avaient été reconstruits en 1769. M. Port (5): Le cloître actuel porte la date de 1769. 1] y a certainement erreur : car le côté Ouest a été renouvelé en 1812 et le côté Sud ne pouvait exister, tel que nous l'avons vu en 1769. Il occupait non point l'emplacement de la Salle de Théologie ou du Réfectoire (*) mais le milieu du préau, dont la moitié avec le côté Sud des anciens Cloîtres avait été abattus en 1702.
La démolition faite en 1899, sous prétexte de dégager la cathédrale, a fait paraître encore plus misérables les restes de la chapelle Saint-Jean, de la chapelle des Cloîtres et les hideux bâtiments de service actuels. Espérons que l'État remédiera bientôt à cet état de choses, vraiment attristant (‘). La vue de l'incendie de 1831 donne l'aspect général à cette époque de toutes les constructions, démolies successivement.