LA PSALLETTE
Dès le temps d'Ulger, probablement même auparavant, il y avait près de l’Évêché une maison, affectée à l'Ecole de Chant, sur l'emplacement de laquelle fut élevée en 1463 par le chanoine Hugues Fresneau, la chapelle de Sainte-Anne.
D'accord avec le chapitre, Guillaume Turpin, évêque d'Angers, fonda la Psallette en 1369 et lui attribua la chapelle de la Garoulière, en Saint-Denis d'Anjou (‘).
Les revenus de la Garoulière diminuèrent si rapidement, qu'en 1390 personne ne voulut consentir à diriger la Psallette. Pour remédier à cette situation, l'évêque Hardouin de Bueil décida d'’annexer la 1re chapelle vacante à la Psallette. Il n'y avait alors que quatre enfants, deux choisis par l’évêque et deux par le chapitre.
Toutefois, le logis reconstruit par Hardouin de Bueil sur l'emplacement des anciennes écoles de chant (‘), était resserré par la cathédrale et par la rue de l'Évêché : il n'avait ni cour, ni Jardin.
Le chapitre décida bientôt de transporter la Psallette dans la maison canoniale «de S. Luc » adossée au cloître et à l'église paroissiale. C'est là que demeuraient le maître et les enfants, dès"1421 (). Ils y restèrent jusqu’à la Révolution (*): aujourd’hui, cette maison n'existe plus. On y avait fait d'importantes restaurations en 1784 et 1785 (°).
La municipalité l’acquit le 4 mars 1791, au prix de 3625!(n° 647 de la vente des biens nationaux) en même temps que celle, occupée par l'abbé Rozé, musicien (n° 648) et quelques autres, pour les démolir. Le mobilier des deux maisons fut vendu 1510! r2ls 64 le 29 mars et jours suivants 1701 (°).
En 1808 et 1809, un nouveau bâtiment, destiné aux maîtres et aux enfants de la Psallette, est construit dans l'angle formé par la sacristie et le chœur. En 1872, le curé vient y loger. Depuis longtemps, les enfants de la Psallette ont leur classe et leur salle de musique à l'école des frères de la paroisse.