‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 191 sur 359 · Inventaire du mobilier de la Psallette · texte numérisé non relu

Inventaire du mobilier de la Psallette

Dans la cour : une buire pour recevoir l’eau des goutières, deux bans, une corde et une chaîne de puits. — Salle : tapisserie de Bellegamme (sic). — Chambre des enfants : dix couchettes de fer... le tout estimé 12c8/!, vendu 1510! 12°, 6%.

134 SBonographbie De la cathédrale D'Angers.

€ Tuillerie (*), on voit UN CALVAIRE, pratiqué en forme de niche, où il y a au € milieu une grande croix isolée, en laquelle Jésus-Christ est représenté crucifié et mou- € rant et aux côtés, la Vierge et saint Jean l'Évangéliste dans des attitudes de douleur. € On vient visiter cette croix avec beaucoup de dévotion, à cause des miracles qu'on dit € qu'elle y fait.

« Ce Calvaire a été construit en 1751 aux dépens de M. de Vaugirauld et du public à € l'occasion d'une mission, qu’on joignit au grand jubilé de la même année, accordé par € Benoît XIV, qui depuis longtemps avait écrit aux évêques ce qu'il désirait de leur € zèle, pour préparer les peuples, qui leur sont soumis, à gagner le Jubilé... »

Une petite échauguette, en encorbellement, permettait à l'évêque de venir de son palais faire ses dévotions à ce Calvaire sans être vu ; elle existe encore.

Le monument d’une architecture assez élégante, fut mutilé à la Révolution. On profita de la Mission de 1816 pour le rétablir. L'ignoble grille cintrée, surmontée d'une croix de fer (à quoi bon ?) du dessin de l'architecte François, coûta plus de ro0o livres. On rétablit les marches ruinées, les bases, l'autel à demi démoli, enfin la croix et les statues en terre cuite : le tout coûta 1930 livres (°).

Sur une plaque de marbre noir, incrustée au milieu de l'arcade qui encadre le Calvaire, on peut lire, entre deux L couronnées, ces mots :

14 die Martii

C'est la date de la plantation de la Croix, à la suite d’une mission donnée par les abbés de Rauzan et de Forbin-Janson.

David, sculpteur, recut 40 livres pour trois fleurs de lis doubles à mettre aux extrémités de la croix (fleurs de lis enlevées en 1830 comme celles du dais de la cathédrale).

Des réparations intelligentes ont été faites en 1894 au monument et à l'échauguette, elles en assurent la conservation pour longtemps.

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