Description de la ville d'Angers, p
2. Fabrique. Au lieu de prendre avant de fixer les dimensions de la Croix de bois, la hauteur qui sépare le piédestal de l’ancienne croix de la voûte du monument, on négligea cette élémentaire précaution, si bien qu’on dut planter la croix trop longue, en avant du piédestal (resté vide et sans utilité comme un témoin de l’incurie de l'architecte) sur le 2° gradin de lautel.
3. Cette décision fut prise à la suite d'un Arrêt du Conseil, auquel il est fait allusion dans la délibération du 3 juin 1764. Archives de Maine-et-Loire, Série G, n° 268, p. 106.
Œbapitre riii. — MBatiments Accessoires. 135
Desnoyers et le 18 novembre suivant, le doyen, M. de Montecler en posa la première pierre, incrustée dans le mur oriental, qui termine le caveau du côté de l'autel; on y lit ce qui suit :
HANC + CRYPTAM + IN + SEPVLTVRAM + SUORVM .
EXCAVARI + FECIT + ET + CONSTRVI + CAPITVLVM
ECCLESIÆ + ANDEGAVENSIS + CVIVS .
NOMINE + PRIMVM + LAPIDEM + POSVIT :
DECANVS + EIVS :+ ILLVSTRIS + ET + VENERABILIS
VIR + D + IOSEPHVS + FRANCISCVS . DE + MONTECLER
ABBAS + VSERCHENSIS + AN + 1763
J'ai parlé précédemment (p. 5) des murailles découvertes au cours des fouilles, occasionnées par la construction du caveau; je n’y reviendrai pas. M. Grille, témoin oculaire des travaux, nous apprend que sur l'emplacement du caveau « ox ne érouva ni tombeau, nt ossemeuts après quatre pieds de profondeur, bien qu'il y ait là plus de quinze picds de terre rapportée (‘) >. On dut enlever les ossements des personnages, inhumés jadis au haut de la nef. La tombe de l'évêque Fouquet de la Varenne est alors transportée près de la porte du cloître (*). Quant aux restes du doyen François de Châteaubriand, de Nicolas, son neveu, de Guillaume de l'Espine (*) et de quelques autres, on ne sait au juste, où ils furent déposés, à moins que ce ne soit dans un caveau creusé sous l'orgue, et dont la voûte aurait souffert de la chute de la grosse cloche en 1832, d'après le rapport de l'architecte. Le pavage ayant été renouvelé en cet endroit, aucune marque spéciale n'en indique plus l'emplacement. La construction de l’enfeu des chanoines demanda une année environ, y comprise la réfection du pavage. € Au mois de juillet 1764, écrit Brossier (Ms. n° 656, Supplément [, p. 60) le Caveau fut achevé et l'appartement prêt à recevoir Messieurs. » |
Le 25 janvier 1765, M. Houdbine, chanoine fabriqueur, € rapporte au chapitre qu'il a € examiné en présence de M. Mauxion, terrassier, et arrêté le mémoire de Desnoyers, € entrepreneur, tant pour la construction du caveau, que pour le pavage de l'église; que € la construction du caveau, y compris le déblaiement des terres, monte à 2205 livres, et € le pavage à 2543 livres, 9 sous, que la procure paiera seule sur le prix des bois de € Joué la somme de 2205 livres. Quant à celle de 2543 livres, 9 sous, Messieurs ont € décidé d'en faire payer la 5° partie, soit 423 livres, 18 sous, par la procure et les 4 autres € parties 2119 livres, 16 sous, par la fabrique (:). »
Le caveau se compose de quatre travées, voûtées en pierres de tuf et à cintre surbaissé; il a 15 m. 60 de long, 6 m. 40 de large et 2 m. 90 de hauteur au sommet de la voûte. Des arcs doubleaux peu saillants divisent l’intrados de la voûte.
On y descend après avoir soulevé une lourde dalle, placée non dans l'axe de l’église
1. Bibliothèque d'Angers. Cartons Grille, n° 129. Angers, 4. Note manuscrite, 2. Vol. II, p. 175.