Volume II de la Monographie, p
156 gBonograpbie de Ia cathédrale d'Angers.
rait à merveille le bas de la nef et les voûtes. Elle fut diminuée d’un tiers environ, après l'installation de l'orgue (') et même presque de moitié de sa hauteur au XVIIIe siècle, quand on transforma en appentis la toiture de la galerie (”). Alors la partie inférieure de Ja verrière fut remplacée par un mur grossier, démoli il y a trente ans environ.
Pas plus qu'aux façades des cathédrales de Vannes (:), de Saint-Malo (+), de Chartres (:), de Saint-Pierre de Saumur et de maïint autre édifice, le maître de l'œuvre ne pouvait prévoir l'existence de ces buffets d'orgue considérables, dont il n'était pas question au XIIe siècle. Ces meubles de plus en plus encombrants ont assurément détruit l'effet prévu par l'architecte, puisqu'ils masquent en tout ou en partie la fenêtre de la façade et la galerie de circulation, portée sur des corbeaux sculptés au même niveau que celles des côtés de la nef.
La vitre de la fenêtre n° 13 était-elle aussi un don d'Hugues de Semblancé ? Je ne le crois pas; elle dut être posée un peu plus tard, après l'achèvement de la façade et des clochers (°).
Elle représentait la Zégende de saint Martin : il en reste quelques médaillons transportés dans le chœur. D'abord N° 26 et 42, actuellement N° 39 et 40.
Le 11 octobre 1852, le conseil de fabrique demande « qu’on fasse replacer au-dessus de € l'orgue, c'est-à-dire à la place qu’elles occupaient il y a vingt ans, les deux croisées du € chœur (n° 26 et 42) qui ne devraient en faire qu'une, puisque chacune d'entr'elles est « une partie de la Zégende de saint Martin. y Dès le 29 mai 1848, le conseil avait demandé la suppression des verres blancs à losange de cette fenêtre, qui enlèvent tout leur éclat aux vitraux du chœur et leur remplacement par la /égende de saint Martin.
Cette grande verrière de la façade, si exposée aux vents d'Ouest fut très souvent réparée : elle eut en outre beaucoup à souffrir des incendies de 1451, 1533 et de l'orage de 1617. Le 20 octobre de cette dernière année André Marcadé et André Bourgneuf, vitriers, ont rapporté que 4 le vitrail estant sur la porte principale de la dite église est fort € gasté et endommagé par l’'étonnement et fracture du dit tonnerre, qu'il est besoing le € rellever et remettre en plomb tout à neuf et à cet effet fournir environ la moitié du € verre peint et remettre le vitrail comme il soulait être....(7) »
On trouvera plus loin la description de ce qui reste dans le chœur de cette verrière magnifique, encadrée sans doute jadis par une riche bordure, dont il ne reste rien aujourd'hui.