‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 252 sur 359 · LA CHARPENTE · texte numérisé non relu

LA CHARPENTE

TEEN À transformation de la nef () nécessita deux campagnes, si je puis m'exprimer ainsi. La première, sous l’épiscopat d'Ulger (1125-1148), comprit la construction des groupes de colonnes (avec leurs chapiteaux) appliqués aux murs du XI siècle, les grands arcs qui les relient, la majeure partie des tours de la façade, enfin les € Di//iers » ou gros contreforts extérieurs.

La seconde fut entreprise sous Normand de Doué (1149-1153); cet évêque fit démolir la partie supérieure des murs à partir du niveau de la galerie et les remplaça par une construction en grand appareil de {uffeau, qu'il relia de son mieux aux assises de pierre dure des colonnes, déjà montées en entier par son prédécesseur. Cette reprise saute aux yeux, quand de la galerie on examine les joints des assises voisines des colonnes. L'architecte a bâti les groupes de colonnes sans se préoccuper de donner aux pierres la même hauteur tout au moins à partir du niveau de la galerie, ce qui eût été facile à prévoir. Après la démolition du mur du XI° siècle, laissé provtsoirement entre les colonnes, on put bien dans chaque travée raccorder l'appareil du nouveau parement de mur avec les assises de l'un des piliers ou groupes de colonnes mais pas avec l’autre, puisque la hauteur des assises n'est pas la même. Je tenais à signaler en passant ce défaut de régularité à l'attention des lecteurs.

Des murs latéraux de la cathédrale, consacrée par Hubert de Vendôme en 1025 et non en 1030, comme je l'ai dit plus haut par erreur (°), toute la partie supérieure (moins la surface correspondant à la largeur des piliers et des contreforts et qui n’est plus visible) a été remplacée par un mur neuf à partir du niveau de Ja galerie sous Normand de Doué. Il n’en pouvait être autrement: d'abord l'ancien mur dépassait la galerie intérieure de 4 à 5" seulement (3) ; il était donc beaucoup trop bas pour épauler les arcs formerets projetés; ensuite le nombre et l'emplacement dés fenêtres dont il était percé, ne correspondait en aucune façon à l'ampleur ni à la hauteur des trois nouvelles travées, qui allaient remplacer les 8 ou 9 de la précédente cathédrale.

Cette digression me permet de conclure que l'ancienne charpente de la nef ébauchée après l'incendie de 1072 ne disparut que’‘vers 1 149 ou 1150.

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