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ait Joint es RUEL pouvait être le pavage des plus anciennes cathédrales d'Angers ? VE : Sans doute, un assemblage de briques émaillées aux contours É variés, formant par leur juxtaposition une sorte de mosaïque à - dessins réguliers. Nous n'avons pas d’autres renseignements que les échantillons, trouvés au cours des fouilles de 1902 et dont j'ai donné : à la page 19 quelques croquis.
Par ailleurs, la belle rosace émaillée du sanctuaire, semblable à celle de l'abbaye d’Asnières, nous montre quel était le pavage du chœur entre 1274 et 1200.
La nef me paraît avoir été de tout temps dalée en pierres de taille.
Le pavage, sans cesse remanié à cause des sépultures, fut dans la suite des siècles, parsemé de pierres tombales et de tables de cuivre gravé, qui disparurent peu à peu, usées par le frottement des pieds ou stupidement vendues au poids.
Nous voyons le chapitre faire marché le 21 août 1413 avec Michel Munerolle et Jean Dubots, maçons, pour repaver la nef, après la construction d’un canal, destiné à conduire les eaux pluviales de la cour des Cloîtres dans la rue de l'Évéché (:).
En 1453, Gutllaume Robin, maître des œuvres d'Angers, refait à neuf le pavage de la croisée du côté de l’Évêché pour 134 livres et celui de l'autre croisée pour 95 livres (°).
Après la construction du caveau des chanoïnes, qui coûta 2205 1., y compris le déblaiement des terres, la nef et les deux aïles reçurent un nouveau dallage en pierres, la plupart simplement retaillées.
Ce travail, exécuté par Desnoyers, maçon, coûta 2543 1. 9 s. (*). C’est alors, j'imagine, qu'on releva le niveau d'environ 0,20, au grand détriment des bases des colonnes, enterrées d'autant.
L'établissement de la boiserie du chœur et des nouvelles stalles en 1783 nécessita la réfection du pavage du chœur, actuellement en carreaux octogones blancs, séparés par de petits carreaux noirs. C'est l'œuvre du maçon Desnoyers, qui reçut plus de 1000 livres et l’acheva peu avant le 20 août 1784, date de l'expertise par l'architecte Lochket. Le peintre Prerlof y étendit trois couches d'huile bouillante et de litarge, moyennant 120 livres, suivant quittance du 31 décembre 1784 (‘).
Il va sans dire que le pavage de la nef eut beaucoup à souffrir pendant la Révolution,
1. Compte de Fabrique de 1413-1414, fol. 21, et de 1416 à 1417 (Notice d'Angers, p. 71). 2. Fabrique, t. III, fol. 15 et 16.