‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 286 sur 359 · UD) D · texte numérisé non relu

UD) D

Œbapitre rviti. — La JPeinture. 209

dordes et enrichies de plusieurs couleurs. Le clocher était d'une admirable structure tout couvert de lames de plomb argentées et dorées avec mille figures et artifices, st bien que, le soleil jettant dessus ses rayons, semblait que ce fut un arc en ciel bigarré de plusieurs couleurs... Ÿ

Les grandes statues qui s'élèvent sur le dernier étage quadrangulaire des clochers de la cathédrale de Tours étaient richement estoffées d'or et de couleurs (')».

Ces citations suffisent et montrent la faveur dont jouissait au moyen âge la peinture décorative à l'extérieur des grands édifices religieux français.

Il en fut de même en plusieurs parties de notre cathédrale.

Au centre de l'église, comme à Orléans et à Notre-Dame de Paris, s'élevait une aiguille élancée, dont les arêtes hérissées de feuillages et les décorations architecturales étaient dorées : endommagée par les Huguenots en 1562, elle fut abattue en 1793 pour fournir du #/omb aux patriotes afin de combattre les brigands (°),.

On voyait à mi-hauteur des flèches de pierre de la façade, sur chacune de leurs faces, € des statues de gens d'armes, semblant faire le guet > adossées à des lucarnes €estoffées d'or et de peinture }, tandis que les douze statues des apôtres au clocher du côté du nord et des guerriers du côté du sud, attachées aux parois des f//ettes où clochetons, évalement peintes et dorées, jetaient une note gaie sur les sculptures voisines.

Au sommet de chacune des //ettes, comme à l'extrémité de € l'arguillon principal » des clochers, brillaient des croix de bronze doré (:).

Voici, en descendant de ces hauteurs et au pied du petit clocher d’ardoise, le cadran de l'horloge avec son calendrier, l'ange qui cornait et qui soufilait enluminés (‘) et après l'incendie de 1533 les cadrans peints et dorés (°). Quant à la couverture de la coupole terminée en 1540, elle était en plomb, dorée et azurée pour faire mieux ressortir la balustrade à jour posée à la base du dôme (*).

Si nous descendons encore, nous trouvons la frise et les têtes de feuillage sculptées au-dessus des images de saint Maurice et de ses compagnons, rehaussées de peinture

Enfin, après avoir réparé les dégâts occasionnés aux sculptures de la grande porte par l'orage du 25 mai 1617, le chapitre fit peindre et dorer le portail vers la fin de l’année 1629 ,ilne l'avait pas été auparavant (’). On en aperçoit encore aujourd’hui les traces.

Tel est le bilan des peintures, exécutées au cours des siècles à l'intérieur et à l'extérieur de la cathédrale.

1. La Renaissance en France, par Léon Palustre, t. IT], p. 190.

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