Voirt. 11,p. 33 plan du chœur après
s. Voirt. II, p. 48. Plan et élévation de la grille. 6. Voir t. III, p. 300, dessin grossier de la torche.
Dévastations. | 227
D'ARGENT, L'UNE DU XII° SIÈCLE, L'AUTRE DU XIII° CONSERVÉES JUSQUE-LA — DES DEUX STATUES D'ARGENT DE SAINT MAURICE ET DE LA SAINTE VIERGE, PATRONS DE LA CATHÉ- DRALE — ET DE LA MOITIÉ DES PLAQUES D ARGENT DORÉ, DONT LA CHASSE DE SAINT MAU- RILLE ÉTAIT REVÊTUE (1).
Non moins désastreuse au point de vue artistique, fut l'installation des boiseries du chœur en 1783. Le RELIQUAIRE (dont le pignon était orné d’un bas-relief représentant le Jugement dernier, dont les portes en bois sculpté devaient répondre à la magnificence du reste) EST INUTILEMENT SACCAGÉ ET RASÉ AU NIVEAU DU MUR (:) ; les TABLES DE BRONZE DE PLUSIEURS TOMBEAUX ET LES PLAQUES DE FONDATION SONT VENDUES AU POIDS (:), comme l'avait été en 1748, LA SUPERBE STATUE DE GUILLAUME DE BEAUMONT (+).
Que d’autres méfaits, TELS QUE LA VENTE A UN JUIF, POUR ÊTRE BRULÉES, DES CHAPES DE VELOURS, TAILLÉES DANS LES MANTEAUX DES CHEVALIERS DE L'ORDRE DU CROISSANT’ ORNÉES DE LEURS ARMES EN BRODERIE D'OR, ET L'ABANDON, DANS LEQUEL ILS LAISSÈRENT LEUR BIBLIOTHÈQUE ET SES PRÉCIEUX MANUSCRITS (:), je pourrais relever à la charge des chanoines, mais la liste en est déjà trop longue.
Détournons les yeux de ces actes de VANDALISME, commis sans doute par ignorance mais souvent par cupidité, pour se procurer des ressources dans le but d'entreprendre des embellissements à la triste mode du temps. Consolons-nous par la considération suivante : Tous les objets, ayant une valeur intrinsèque quelconque, détruits par les chanoines, {aveuglés par leur engouement pour le grec et le romain, le marbre et les dorures,) eussent péri à la Révolution et ne seraient jamais arrivés jusqu'à nos jours. On va voir si je fais un jugement téméraire en énonçant cette proposition.