‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 300 sur 359 · Ibidem. T. 111, p · texte numérisé non relu

Ibidem. T. 111, p

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€ refuse. Proust, accompagné cette fois de deux autres membres du Comité, revient, va «€ trouver l’'Évêque (constitutionnel) et Joubert, maître d'hôtel du Cheval Blanc, qui tous « les deux en qualité de Marguilliers, décident qu'il faut livrer les clefs, le Comité Révo- « lutionnaire étant le maître.

{ Proust et ses compagnons entrent dans l’église ; ils enlèvent tout ce qu'ils peuvent { trouver. Ils passent des cordes au cou de différentes statues et les renversent ainsi par { terre. Le fils Leysner, artiste sculpteur, se présenta devant Proust et lui observa que « plusieurs tableaux méritaient d’être conservés, comme précieux pour l’art de la peinture; (il offrit d'en payer 3000 livres ou environ. Proust se refusa à cette proposition et même € prenant son sabre, il mit les tableaux en pièces et en lambeaux. Le lendemain, Proust « et d'autres membres du Comité revinrent avec des hommes de peine et enlevèrent { tous les ornements sur des civières à bras. Le citoyen Joubert dépose que les colonnes, € statues en marbre et autres matières, tables d’autel et généralement tout fut brisé { dans cette même nuit. Le citoyen Ronjoy, ex-sacriste, énumère tous les objets, qui « furent enlevés et brisés et ajoute qu’on entendait le désordre et les coups jusque dans € la rue Saint-Aubin. (Greffe de la Cour d'Appel, Comité Révolutionnaire) (*).

Les tombeaux des évêques Jean de Rély, Jean Olivier et Claude de Rueil sont renversés et violés : il en est de même de celui du roi René mutilé à coups de sabre (°).

Quant au maître-autel, il résista aux efforts des énergumènes et ne fut guère endommagé ayant été masqué par les estrades, dressées pour les fêtes populaires (:). On se contenta d'enlever la croix dont il est couronné et de la remplacer par un bonnet phrygien.

On arrache la plomberie du Æ/arannier, abattu aussitôt après : on coupe les bras des croix des clochers ; on déterre les chanoines pour voler le plomb de leur cercueil, etc. (‘), bref, sauf le grand orgue, dont on usait pour les cérémonies patriotiques, sauf les boiseries du chœur et le maître-autel, séparés par les estrades en amphithéâtre du reste de l'église, tout est saccagé.

Enfin le 10 décembre 1703 /a cathédrale est dégagée de ce qu'elle contenait encore de propre au culte catholique pour être rendue digne de servir de temple à la Raïson |). Sacrilège ironie, digne de ces tristes temps. |

Les Municipalités ayant été autorisées par un décret du 31 décembre 1790 à acquérir les biens nationaux à leur convenance, celle d'Angers en usa largement. Plus de la moitié de l’église paroissiale de Saint-Maurice est abattue. La salle du Chapitre, le Réfectoire, la maison du sacriste et celles de plusieurs chanoines, la Psallette etla moitié des

A . e e 6 cloîtres sont renversés pour faire une nouvelle rue et la place Saint-Maurice (°). DE AU ee UE DA AS MINE See UGS = a di

1. L'Église d'Angers pendant la Révolution, Conférences par l'abbé Bourgain, p. 250.

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