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ANCIENNE CHAPELLE

Dessin de Bruneau de Tartifume. — Bibliothèque d'Angers, Ms. N° 871, p. 106.

36 gonograpbie de la cathédrale Dv’Angers.

après avoir ouy la grand’ messe à Saint-Maurice, toucha les malades des écrouelles dans le placitre ().

Voici comment dans son langage naïf, Bruneau de Tartifume décrit en 1623 la chapelle (:) :

Ainsi qu'une blonde avelle, qui laisse une fleur pour s'asseoir sur l'autre, je suis sorti de la dite ecclise St-Maurice, affin de rechercher aultres subjects pour charmer le tems et decevoir les enfens de l'Orsiveté, maïs aussitôt je me suis arresté devant une petite chapelle, qui est uis-a-vis de la dicte église, joincte à la ceinture du flacitre dicelle. Ayant recogneu deux escussons d'armes qui sont tant au dedans que soubz les pieds d'un S. Maurice, de relief en ung des coings d'icelle, j'ai estimé (comme depuis on m'a dit estre véritable) que la dicte chapelle avait été fait bastir par un des Fourniers. Et non seullement la chappelle, mais lont de placitre, qui estoit auparavant le cimetière de la paroisse St-Maurice. Anciennement on y préchott la Passion et y faisait-on plusieurs autres prédications... Celuy donc qui l'a fait bastir et qui est de genoux en la façon que je l'ay figuré cy-dessous, s'appeloit Gurllaume Fournier, prestre, trésorier en la grande église d'Angers... La dicte chappelle est au-dedans toute peinte d'azur, chargée de fleurs de lys d'or. La croix de dessus est de cuyvre doré à cing pommettes, il y en a eu aultrefois une pareille au dedans. Les côtés d’icelle chappelle ont élé peints à l'huille. En iceluy, qui est vers la montée, on void encore le Crucifement avec plusieurs mystères de la Passion. Soubz la dicte chappelle y a une voulte comme on peull voir par une grande pierre qui est au devant d'icelle, ayant deux grandes boucles de fer... > |

Un procès-verbal des réparations à faire en date du 13 janvier 1626, mentionne la chapelle du parvis ou cimetière, qui est au devant de l'église... (©).

Chaire, chapelle et bancs de pierre furent démolis en vertu d'une ordonnance de l'évêque et du lieutenant de police, des 27 et 28 août 1682 (+). Le 7 septembre suivant, le chapitre fit transporter les restes de Guillaume Fournier dans l'église ; voir. dans le volume IT la page 212.

Le 14 décembre 1682, le chapitre décida de mettre la petile croix dorée, qui élait au haut du tombeau de M. Fournier au hault du portail du placitre et de transporter la croix de pierre au milieu des cloitres (5). Après ces démolitions, le parvis fut pavé de cailloux : les pierres de grison, données par Guillaume Fournier, servirent à restaurer le pavage de la place et de l'église, opération pour laquelle le chanoine Guérin donna 600 livres (f), mais qui coûta encore 1000 livres au chapitre ().

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