‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 43 sur 359 · MONTÉE SAINT-MAURICE · texte numérisé non relu

MONTÉE SAINT-MAURICE

On accédait au parvis, du côté de la rivière par un escalier de pierre « scala lapidea }, dont les marches mal entretenues finirent par disparaitre les unes après les autres, arrachées par la violence des eaux qui dans les orages se précipitaient comme un torrent vers le bas de la colline. « Facheux à monter comme la Montée saint Maurice qui a 147 degrés,» disait un proverbe. L'escalier monumental, projeté par Joachim Proust, dans un rapport du 18 juin 1791 pour dégager la cathédrale, y faire un très vaste parvis et diviser la pente du terrain, déblayé d'une quantite de masures, jusqu'à la fontaine Pied- Boulet au moyen de 200 marches assez praticables pour que les chevaux puissent y passer commodément, n'a jamais été exécuté.

L'architecte Duvêtre dressa en 1851 un plan grandiose, comprenant un large escalier, orné de terrasses et de statues, mais le conseil municipal ne donna aucune suite à ses plans.

Provisoirement, la montée Saint-Maurice a été arrangée le moins mal possible : les démolitions d'immeubles exécutées vers le bas, il y a quelques années, donnent l'espoir de voir la municipalité poursuivre la réalisation d'un projet, analogue à celui de Joachim Proust, qui embellirait beaucoup la ville et donnerait à la cathédrale un accès véritablement digne d'un aussi beau monument,

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