‹ Monographie de la cathédrale d'Angers. Les immeublesChapitre 52 sur 359 · Jbtdem, t. 1V, p · texte numérisé non relu

Jbtdem, t. 1V, p

3- Répertoire archéologique de l'Anjou, 1865, p. 210. Lettre de M. l'abbé Baugé.

4. La même disposition fut adoptée à la façade de Saint-Jean de Lyon, de la cathédrale de Meaux et de quelques autres églises.

5. On a découvert, en 1905, pendant les travaux de restauration, sur le côté nord de la tour Saint-Aubin une belle fenêtre de cette sorte, qui vient d’être reproduite sur la face est, pour remplacer les deux ouvertures défigurées depuis longtemps.

6. Un dessin des Archives Nationales de Paris, donne la disposition des fenêtres de la grande salle avant 1693 ; il a été reproduit dans la Revue d'Anjou, 1895, p. 160.

ques de Mathefelon (1323-1355) : ils ont confondu la fondation d'une chapelle dans la partie sud de la Galerie avec la construction elle-même.

Jacques Rangeard semble hésiter et n’adopte pas cette opinion sans restriction (*).

De nos jours, M. Godard (*) et d’autres archéologues ont répété à saéiété la même erreur ; je fus le premier à contredire les uns et les autres en 1872 (:). Le gros œuvre, c'est-à-dire les trois murs de la galerie, remontaient aux dernières années du XII: siècle ; les voûtes furent exécutées un peu plus tard et aussi quelques restaurations (les remplissages au-dessus des deux portes et la transformation d’un losange en une rosace à quatre lobes dans l’arcade la plus voisine de la rue de l'Évéché). Je leur donnerais la date des premières années du XJITe siècle. Il est hors de doute, qu’en construisant la partie inférieure de la façade, le maître de l’œuvre n'avait pas prévu les bases des colonnes, rien ne lui était plus facile que de les ménager sur les moulures du soubassement et plus haut le fût et les chapiteaux des colonnes comme aussi d’enclaver les arcs formerets entre les assises à droite et à gauche du portail.

A-t-il même après l'achèvement de la façade et des tours (à supposer qu'à ce moment il résolut de voûter la galerie) préparé du côté de la place, les bases, les fûts et les chapiteaux, destinés à recevoir la voûte, sauf à incruster plus tard les mêmes membres d'architecture sur le mur du monument, ou bien a-t-il omis cette précaution et lui fallut-il là comme en face ajouter par dedans à la construction primitive de la façade de la galerie, les colonnes nécessaires pour recevoir la retombée des voûtes ? Nous ne le saurons jamais.

Au moment où la construction de la voûte a été décidée, il supprima l'astragale, faisant retour sur le nu du mur dans une longueur d'environ 0,25, correspondant au riche tailloir du chapiteau, sur lequel repose la colonnette qui porte l’archivolte du portail, puis il incrusta /anf bien que mal au travers des moulures du soubassement les bases de ses colonnes. Pour les fûts, il se contenta de les appliquer au mur par grandes pièces, posées en délit, enfin il agit de même que pour les bases, pour les chapiteaux en les remontant un peu plus haut que la naissance de l'arc brisé du portail. Une chose m'intrigue : que signifient les larges excavations, à droite et à gauche des chapiteaux du portail, bouchées par de grosses pierres dont les joints ne correspondent pas aux assises voisines ? Y avait-il là deux linteaux en pierre perpendiculaires à la façade et rejoignant des piles isolées, qu'on aurait fait disparaître, quand on entreprit de voûter toute la galerie ou bien y avait-on incrusté de fortes pièces de charpente, destinées à porter la couverture ? Encore une question sans solution.

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