‹ Monographie de la cathédrale de Sainte-Cécile d'AlbiChapitre 46 sur 63 · DE CE MONUMENT · texte numérisé non relu

DE CE MONUMENT

Les armoiries de la plupart des évéques d' Albi qai ont eu la gloire de participer à la construction ou à la décoration de l'église Sainte-Cécile sont sculptées ou peintes sur les diverses parties de cet édifice ; de sorte, qu'on peut faire, par elles, l'historique du monument et déterminer l'époque des transformations qu'il a subies dans la suite des temps. Il était juste que la mémoire de ces prélats fût aussi inséparable de l'édifice qu'ils ont eu l'honneur d'élever et d'embellir. En présentant l'explication et la description héraldique de ces armoiries, les phases et les époques successives de l'histoire de

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la cathédrale se dérouleront à nos yeux, comme dans un tableau, par des preuves inattaquables et par le rapprochement de ces éléments muets, mais certains, de l'époque oU vécurent les évéques.

Nous donnerons, en même temps, la description des armes connues des évéques et archevêques d'Âlbi qui ne figurent pas dans la cathédrale, mais qui, pour la plupart effacées dans le temps de nos désastres, se trouvent encore représentées, soit dans le palais archiépiscopal, soit dans quelques autres monuments.

Il serait à désirer que toutes ces armoiries fussent représentées dans une des dépendances de l'église , et qu'il en fût fait pour ainsi dire un tableau parlant, en indiquant les noms des prélats auxquels elles s'appliquent et l'époque à laquelle ils occupèrent le siège.

Cette pensée avait reçu autrefois son application pour l'ancien diocèse de Lavaur. — L'on voit encore, dans la sacristie de l'ancienne cathédrale de Saint- Alain, les traces malheureusement incomplètes des armes des évéques qui se sont succédé dans ce diocèse. Elle est en partie réalisée dans l'ancienne cathédrale de Saint-Benoît de Castres , qui présente, en avant du sanctuaire , d'un côté la série des abbés qui ont dirigé l'ancienne abbaye de Saint-Benoît , de l'autre la suite des évéques qui gouvernèrent le diocèse de Castres i.

Les évéques d'Albi, avant l'avènement de Bernard de Castanet , en 1275 , depuis saint Clair , qui , d'après la légende

I |}d iratail complet concernant les armoiries des évâqoes et des archevêqaes d*Albi serait aujourd'hui facile. Nous avions rënui les armes d'un grand nombre, d'ëvêqnes, mais ce tableau présentait des lacunes et était d'aillenrs imparfait sons le point de vue héraldique. Grftce aux recherches intelligentes et heureuses de H le baroii Bdmohd de Rtviëres, rcnsemble des armoiries des évoques d'Albl ne

de Téglise d'Albi . fut le premier évoque de ce pays , au sein duquel il aurait porté la lumière de l'Evangile vers le milieu du troisième siècle, avalent pour armes une simple croix d'or pommelée ; à savoir : de gueules, à une croix d'or, ornée de pendants et de pierres précieuses. Les chanoines ou le chapitre de Sainte-Cécile avaient aussi les mêmes armes, parce que , suivant la croyance commune, le premier évéque d'AIbi avait dédié son église à la Sainte-Croix. Cette croix , qui était à pendants, par la raison qu'on y suspendait des diamants et des pierres précieuses . forme encore les armes du chapitre de Sainte-Cécile. Elles figurent, répétées dans diverses parties de la cathédrale de Sainte-Cécile, à la voûte, dans quelques faces latérales sur les piliers de l'église, à la voûte de la troisième chapelle au pourtour du chœur, où se trouve la petite porte , et sur quelques autres points de l'édifice.

BERNARD DE CASTANET (1275 à 1308), qui prit possession du siège d'AIbi en 1275 et eut l'honneur de jeter la première pierre de l'église de Sainte-Cécile le 15 août 1282, avait d'abord en pour armes, comme les autres évéques ses prédécesseurs, la croix à pendants dont il vient d'être parlé ; mais, après la sécularisation de son chapitre . il prit en son particulier les armes de sa maison, qui étaient de gueules à une tour d'argent surmontée d'une double croix. Les armes de Bernard de Castanet se trouvent au haut de la tour ronde du clocher de Saint-Salvi et à une des clés de la voûte d'une des caves du palais archiépiscopal.

Il permit aux consuls d'AIbi de prendre son écusson, et

Uisce rlea à désirer, soit pour le dessin, soit poiir la si^solAcatioD héraldique. Ce travail couscieiicicux et complet a valu le titre de membre correspoodant do la Société arcUéologique du midi de la France à sou auteur, chez lequel la réserve et la modestie rehaussent le savoir et les conuaissances les plus étendues.

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voulut qu'il fût surmonté d'un lion d'or marchant sur les créneaux» avec un soleil et une lune d'aiig^ent en champ de gueules. Dans les armoiries de la ville d'Âlbi. adoptées par TArmorial des états du Languedoc, le 6 mars 1764, on ajouta cette devise : Stat baculus vigilatque leo turresquB tuetur.

BERTRAND DES BORDES (1308 à 1310). - V'or à trois charbons de sable» Ces armes ne figurent pas dans la cathédrale ni dans aucun monument.

GËRALD II (1310 à 1314). — Les armes de ce préUt ne sont pas connues.

BÉRAULD DE FARGIS (1314 à 1334). — L'écusson de ce prélat est : éeartelé au t-4 d'argent à la croix pattée et alézée de gueuleSf au 2-3 d'or au pot de sable ; il est figuré sur la clé de la troisième arcade de la voûte du côté de l'abside. Il se trouve aussi reproduit sur le vitrail de la tribune du milieu du chevet.

Ce prélat avait puissamment activé la construction de la cathédrale de Sainte-Cécile, dans laquelle il avait retenu les six chapelles du chevet, aux voûtes desquelles on a trouvé figuré son écusson lors de la restauration de ces mêmes chapelles, comme nous lavons déjà fait connaître.

PIERRE I DE LA VOIE ou DE VIA (1334 à 1337). — Parti au 1 coupé d'argent au lion d'azur et d'or à deux fasces de gueules, au 2 d'azur à la croix d'argent, à la bande brochante chargée de trois coquilles d'or,

BERNARD III DE CAMTATO ou DE CAYNAC (1337). — Les armes de cet évéque ne sont pas connues.

Bernard de Camiat fut le premier évéque d'Albi enseveli dans la cathédrale de Sainte-Cécile. Une pierre sépulcrale marquait, dans le milieu du chœur, la place oîi reposaient ses cendres. Nous avons recueilli l'inscription gravée sur sa

tcfmbe, que nous avons déjà rapportée i. et qui porte la date de 1337.

GUILHAUMB DE CURTI (1337 à 1338). — P«r»t au 1 d'azur 4 troif coquilles d'or , au 2 d'argent à la bordure de gueules,

POITEVIN ou POTIER DE MONTESQUIOU (1338 li 1351). — D'or à detix tourteauss de gueules en pal.

ARNALD GUILHEMou GUILHELMI DE LA BARTHE (1351 à 1355). — Ecanelé auiet^ d'or à quatre pals de gueules qui est de la Barthe, au 2 et 3 d'axur à trois fumées d'or qui est de Fumel,

HUGUES IV D'ALBERT ou AUBERT (1365 à 1379). — De gueules au lion d'argent , à la bande brochante d'axur, au chef de gueules soutenu d'azur et chargé de trois coquiUes d'argent rangées en fasce.

Ce prélat fut inhumé à la montée des degrés du grand autel dans la cathédrale.

DOMINIQUE DE FLORENCE (1379 à 1397). - il une tour crénelée surmontée d'un lambel de trois pendants brochant sur la tour. Il est figuré sur le portail latéral qui donne entrée à rescalier de Sainte-Cécile, que ce prélat fit construire en 1380, et auquel on a donné le nom de portail de Dominique de Florence.

Dominique de Florence ayant été transféré à l'évêché de Saint-Pons-de-Thomières, en 1388, les évéques dont les noms suivent occupèrent le siège d'Albi, jusqu'en 1397, oii ce prélat redevint évoque d'Albi d'où il fut transféré à Toulouse peu de temps après.

JEAN II DE SAZA (1382). — Les armes de ce prélat ne sont pas connues.

1 Monographie, cbap. XIU.

GUILHAUMB VII DE LA VOULTE (1383). —Les armes de cet évéque ne sont pas connues.

Cet ërôque fit faire la dernière arcade de la voûte de Sainte- Cécile, et éleva les fondements du clocher jusqu'à la hauteur de la toiture.

PIERRE II (1386 à 1397). — De sabk à un chien d'argent à mi'Corps tenant dans sa g%teule un enfant dont on ne voit que les jambes, le chien ayant la tête surmontée d'une croix d'argent.

DOMINIQUE DE FLORENCE (1397), déjà dénommé cidessus.

PIERRE III neveu (1410 à 1435). — (Les mêmes armes que Pierre II).

BERNARD DE CA8SILLAC ou CAZILHAC(1435 à 1462). — D'or à deux lions passant à la bordure d'azur chargé de huit besants d'or , Vécu supporté par des anges. Cet écusson est figuré sur un des vitraux de l'église, au vitrail de la tribune qui est à gauche de la grande porte d'entrée. Ce prélat est inhumé dans le chœur de la cathédrale , devant le grand autel.

ROBERT DAUPHIN (1462). — L'écusson de ce prélat est écarteU au 1 «t 4 d'or au dauphin d'axur, au% et^ de gueules à cinq bandes de vair, sur le tout d'argent à cinq barres d'or chargées de croix potencées et contre^otencées de m.ême,

JEAN JOFFROI (1463 à 1473). — Ses armes sont fascées d'or et de sable de six pièces, la première fasce de sable chargée de deux croisettes d'or.

Le corps de ce prélat repose à côté de son frère Hélie, dans la chapelle de Sainte-Croix, qu'il fit orner des riches et curieuses peintures qui font l'admiration de tous les amis des arts. On voit ses armes figurées dans cette chapelle. Elles sont

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aussi figurées dans la verrière de la chapelle latérale droite du chevet. Il est à désirer qu'elles y soient reproduites.

LOUIS D'AMBOISE I (1473 à 1502). - Les armes d'Âmboise sont palées d'or et de gueules, de m piéees surmontées d'un chapeau de cardinal avec cordons. Elles sont reproduiteii dans plusieurs parties du chœur.

C'est, en effet, à cet évéque que Ton doit le chœur de Sainte-Cécile et le portique en pierre qui est au-devant de la porte principale qui ne put être terminée pendant la vie de ce prélat , et la construction du clocher qui ne s'élevait encore qu'à la hauteur de la toiture. Il fit la consécration de ■ sa cathédrale le 23 avril 1480. Le corps de ce prélat fut déposé derrière l'autel de la chapelle de Sainte-Marie-Majeure*

LOUIS DAMB0I8E II (1502 à 1510). — Cet évoque avait les mêmes armes que le précédent dont il était le neveu.

C'est à ce prélat qu'est due toute la partie des peintures de la voûte de Sainte-Cécile qui sont au-dessus du chœur. Aussi ses armes se troUvent-elles figurées sur les faces laté- . raies des murs des tribunes et sur les piliers correspondant à la partie de la voûte dont il s'agit jusqu'à la septième ogive.

Le cœur de cet évoque, mort à Ancône, fut porté à Albi et renfermé dans le tombeau de son oncle.

CHARLES DE ROBERTET (1510 à 1515). - L'écusson de ce prélat est d'azur à la bande d'or chargée d'une aile de cor^ beau de sable et accompagnée de trois étoiles, de six rais d'ar^ gent, un en chef et deux en pointe.

Il est représenté à la voûte à partir de la septième ogive, avec la date 151 1 , jusqu'à la dernière du côté du couchant, comme aussi il est reproduit dans les faces latérales des chapelles et des piliers correspondant à cette partie de la voûte. C'est, en effet, en 1511 et à ce point que furent reprises et

exécutées, par l'ordre de ce prélat, les peintures de la voûte que Louis d'Amboise avait commencées.

L'observateur, comme nous avons eu l'occasion de le remarquer, est frappé de la différence dans la touche et dans la manière du peintre à partir de ce point qui sépare les deux reprises.

JACQUES DE ROBBRTET, frère du précédent, Charles de Robertet (1515 à 1519). — Même écusson que son flrère.

La riche décoration sculptée de la grande porte d'entrée de l'église à l'intérieur a dû être faite de Tannée 1510 à Tannée 1520, ou par Charles de Robertet, le même qui a fait peindre la partie de la voûte dont il vient d'être question, ou par Jac- • ques de Robertet son frère et son successeur. On trouve, en effet, sur la face latérale droite et dans la partie élevée, à côté d'un médaillon sculpté représentant le Christ, les armes sculptées de ces prélats.

ADRIEN DE GOUFFIER dit DE BOISSI (1519 à 1524).

AIMAR DE GOUFFIER. son frère (1524 à 1528).

I/écusson de ces deux prélats est d'or à trois jumeUes de sable, Vécu surmonté du chapeau de cardinal.

Le cardinal ANTOINE DUPRAT (1528 à 1536). - D'or à la fasce de sable accompagnée de trois trèfles de sinople, deux en chef et un en pointe.

Le cardinal JEAN DE LORRAINE (1536 à 1550).

Le cardinal LOUIS DE LORRAINE , frère du précédent (1550 à 1561).

Les armes de ces prélats étaient les armes de Lorraine. — Parti de deux traits coupé d'un, au 1*' fascé de gueules et d*ar» gent qui est de Hongrie, au 2 d'axur semé de fleurs de lis d'or au lambel de gueules qui est de Naples, au 3 d'argent à la croix poteneée d^or cantonnée de quatre croiseUes de même, qui est de

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Jérusalem, au 5 d'a$ur temé de fleurs de lis d'or à la bordure de gueules qui est d'Anjou, au 6 d'aïur au lion contourné d'or qui est de Gueldres, au 7 d'or au lion de sabk qui est de Flan^ dres, au 8 d'azur à deux bars adossés d'or, Vécu semé de croix recroisettées au pied fiché de même qui est de Bar, sur le tout d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent qui est de Lorraine.

Jean de Lorraine, évéque d'Albi et ensuite archevêque Narbonne, portait ces armes, qui sont sculptées et peintes sur un vieil écusson de pierre conservé au musée de Narbonne ^

Le baldaquin ou le magnifique portique sur lequel s'ouvre la principale porte de Téglise, commencé vers la fin du quinzième siècle par les soins de Louis d'Amboise I**, fût continué par les évéques ses successeurs que nous venons de nommer, dont on aperçoit les armes sur toutes les faces de ce -monument, à savoir : celles des Gouffier et du cardinal Dupn^t que nous venons de faire connaître.

Nous n'hésitons pas à penser que les autres ^rmes, qui sont aussi sculptées sur les faces du baldaquin, et qui consistent en un écusson écartelé au 1*' et au 4" de clés en sautoir avec une épée de pal brochant sur le tout, au 2« et 3" trois fleurs de lis posées 2 et 1, surmontées d'un clou ou d'un poignard, sur le tout un écusson fascé de sept pièces, ont voulu figurer les armes des cardinaux de Lorraine. — Les divisions de reçu sont les mêmes que celles de Lorraine. Jean de Lorraine était abbé de Cluny, et il est à remarquer qu'une des divisions de l'écu sculpté au baldaquin n'est autre que les armes de l'abbaye de Cluny, qui étaient : de gueules (et quelquefois d'axur) à deux clés d'argent en sautoir traversées d'une épée

i Elles ont été relevées par M. le baron Bdqiond de Bivièret qui • bien vop^ Qoi|6 les conmam^ner*

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de même en pal avec la garde d'or i. L'écusson sur le tout, qui se blasonne fascé d'argent et de gueules de huit pièces, porte {es armes de l'abbaye de Marmoutier , ^ fameuse abbaye au diocèse de Tours, dont Jean de Lorraine était abbé 2.

Il est à croire que pour simplifier l'écusson des Lorraine, Técusson fut ainsi fait sans doute du consentement de Tévéque, qui tint surtout à faire dominer dans ses armes celles des abbayes dont il était membre.

LAURENT STROZZl (1561 à 1567). - Son écu est d'or à la fasce de gueules chargé de trois croissants, les pointes à dex^ tre d'argent,

PHILIPPE DE RODOLPHE (1567 à 1574). - Les armes de ce prélat ne sont pas connues.

JULIEN DE MÉDICIS (1574 à 1588). - Les armes de ce prélat sont d'or à cinq tourteaux de gueules posés 2, 2, 1, surmontés d'un plus grand tourteau d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.

ALPHONSE D'ELBÈNE I (1588 à 1608). — Ce prélat fut inhumé dans le chœur de Sainte-Cécile.

ALPHONSE D'ELBÈNE II , neveu du précédent (1608 k 1635).

Les armes de ces deux prélats sont : d'azur à deux hdtons tiges par le pied de racines et fleurdelisés par le haut, posés en sautoir, le tout d'argent.

GASPARD DE DAILLON DU LUDE (1635 à 1676). —

1 Voir la Vraie et parfaite science des armoiries, par Palliot et Geiiot, k Tart. Clef. LVxplicalioQ de celte partie de récucson dous a été doonée par M. Ragnt. archiviste de la préfecture de Saône-et -Loire.

2 L*explication do cet ëcussou sur le toat a été comimuiiiqùée à U. le baroa Edmond de Rivières, par M. Graiidmaison , archiviste d*Iudre-et- Loire.

Ecartelé oui et i d'axur à la croie aléxée et engretée d'argent , au 2 et ^ d'or au lion coupé de gueules et de Hnople.

Ses armes sont figurées sur rancieane porte d'entrée et sur quelques autres parties de rancien chAteau dit du Petit- Lude que ce prélat avait fait construire, aujourd'hui le Bon Sauveur.

Ce prélat fut enseveli dans le chœur de Sainte-Cécile au devant de la chaire épiscopale.

ARCHKVâQUBS.

HYACINTHE 8BRR0NI (1676 à 1687), premier archevêque d'Albi.— Ses armes sont : d'azur au lion d'or tciant un rocher de même avec une scie de même surmonté d'une étoile de cinq rais aussi d'or.

Elles sont figurées sur le devant de l'autel de la huitième chapelle placée au pourtour du chœur , consacré aux deux Saint-Jean. JjC rétable et l'autel qui décorent cette chapelle appartenaient autrefois à la chapelle de l'archevêché que ce prélat avait fait construire et orner. On voit aussi ses armes figurées dans le palais archiépiscopal. C'est à ce prélat que l'on doit le passage qui va de la grande salle vers la cathédrale , entièrement taillé dans le mur, la grande salle de la bibliothèque, le grand escalier de ce palais. La bibliothèque de la ville possède un grand nombre d'ouvrages précieux qui lui ont appartenu , où se trouvent son nom et ses armes.

Son cœur fut déposé dans la catiiédrale . dans un des murs de la chapelle de Saint- Amans, aujourd'hui de Saint-Barthélémy.

CHARLES LEGOUX DE LA BERCHÈRB (1687 à 1703).

— 5(Mi dcusson est d'argent à une tête dç mor^' ou nêgro, de

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fo^le. oméê d'un tortil de champ et accompagnée de troii molêt' tet d'éperon de gueulet, 2 en chef, et 1 en pointe.

Il est placé au-dessous de l'orgue, au-dessus de la chapelle de Saint-Clair, que ce prélat fit ouvrir en 1693 pour y placer les reliques de Saint-Clair, premier évéque d'Albi.

C'est à cette môme époque que ce prélat fit voûter la dernière chapelle de la nef de Sainte-Cécile placée à droite, qui ne l'avait pas été encore, et y fit placercettelégende tirée des Paralipomënes (chap. IV) : Sicque completum est omne opus quod fecit Salomon in domo Dominif 1700.

Son écusson avait aussi été mis sur les balustrades en pierre blanches et percées à jour , qu'il avait fait placer aux tribunes de la nef et qui a été effacé à l'époque de la Révolution.

On voit encore ses armes dans la chapelle de l'archevêché , qu'il acheva , qu'il orna de tableaux et qu'il compléta par la galerie qui la domine, la chambre et le cabinet de suite pratiqués dans le massif de la cour carrée et l'appartement qui donne sur la rivière du Tarn.

L'hôpital fut aussi son ouvrage ; on y voit son portrait et ses armes.

HENRI DE NËSMOND (1703 à 1719). — Ses armes sont d'azur à trois cors de chasse de sable Ués de gueules, l'ernbou^ chure à sénestre enguichée de gueules,

ARMAND-PIERRE DE LA CROIX DE CASTRIE8 (1719 à 1747). Son écusson est d'azur à la croix d'or avec licorne pour supports. .

L'orgue de Sainte-Cécile est dû à la munificence de ce prélat, et fut construit en 1736 suivant l'inscription placée au-dessous de cet instrument, qui porte cette date et celle placée dans le positif qui constate la pose du premier tuyau, le 26 septembre 1735.

APPENDICE. 3fô

Les armes de ce prélat sont placées à l'orgue, au-dessus du grand tuyau du milieu.

Cet évoque fut enseveli dans le chœur de sa cathédrale à côté de Mgr d'Ëlbëne.

DOMINIQUE DE LAROCHEFOUCAULD (1747 à 1759). - Burelé d'argent et d'axur de dix pièces à trois chevrons de gueules le premier écimé brochant sur le tout,

LÉOPOLD-CHARLES DE CH0I8EUL-8TA1NVILLE (1759 à 1 764). — Son écusson est d'asur à la croix d'or cantonné de vingt billettes de même posées en sautoir, cinq à chaque canton.

Ce prélat créa les promenades et les boulevards de sa ville épiscopale.

FRANÇOIS-JOACHIM DE PIERRE DE BERNI8 (1764 à 1789). — Ses armes sont d'azur à la bande d'or, accompagnée en chef d'un lion de même armé et lampassé de gueules avec cette devise : armé pour le roi, Vécu posé sur deux épées en sautoir la garde en haut. Elles se trouvent dans diverses salles du palais archiépiscopal.

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